Les associations peuvent exercer des activités soumises à la TVA sans perdre leurs exonérations
Les entités à but non lucratif opérant sous des régimes d'exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sont fréquemment confrontées au dilemme de savoir si l'introduction de nouvelles activités économiques pourrait compromettre leur statut fiscal. Une récente consultation contraignante de la Direction Générale des Tributs (DGT) apporte des éclaircissements sur la coexistence d'activités exonérées et d'activités soumises.
Ce qu'a résolu la DGT
L'organe consultatif a déterminé que la réalisation d'opérations soumises à la TVA est pleinement compatible avec le maintien des exonérations prévues par la Loi 37/1992. Plus précisément, la DGT analyse deux cas de figure :
- Exonération pour les cotisations (Art. 20.Uno.12.º) : Cette exonération s'applique exclusivement aux services fournis aux membres par le biais du paiement de cotisations statutaires. Toutefois, si l'entité fournit des services à des tiers ou établit des prix indépendants de la cotisation, ces opérations seront soumises à la TVA.
- Exonération pour l'assistance sociale (Art. 20.Uno.8.º) : Pour maintenir cet avantage, l'activité doit être d'assistance sociale et l'entité doit posséder un caractère social défini.
La résolution confirme que l'existence d'opérations soumises n'entraîne pas la perte automatique des exonérations des autres activités de l'association.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous gérez une association ou une entité à but non lucratif, ce critère vous permet de diversifier vos sources de revenus sans craindre de perdre les avantages fiscaux de vos activités principales. Cependant, la coexistence des deux régimes impose une obligation technique : l'entité devra déterminer quelle partie de la TVA supportée elle peut déduire.
Pour ce faire, la réglementation exige l'application du régime des secteurs différenciés si possible. Dans le cas où l'activité soumise ne peut être séparée comptablement de l'activité exonérée, la règle du prorata devra être appliquée pour calculer le droit à déduction.
Ce qu'il convient de faire
Lors de la mise en œuvre de nouvelles activités économiques, il est nécessaire de réaliser une analyse de la structure des coûts et de la nature des services fournis. Il convient d'évaluer si la nouvelle activité s'adresse aux membres ou à des tiers, et si elle respecte les conditions d'assistance sociale afin d'éviter des erreurs dans l'application de la réglementation de la TVA. Chaque situation nécessite une évaluation technique pour déterminer le modèle de déduction le plus approprié selon la Loi 37/1992.
Questions fréquentes
- Si une association vend un service à un tiers, perd-elle l'exonération de ses cotisations ?
- Non, la réalisation d'opérations soumises est compatible avec le maintien des exonérations des autres activités.
- Comment doit être gérée la TVA sur les achats lorsqu'il existe des activités exonérées et soumises ?
- Il convient d'appliquer le régime des secteurs différenciés ou, à défaut, la règle du prorata.