Les apports de branches d'activité peuvent éviter l'intégration de plus-values
L'application du régime spécial de neutralité fiscale dans les opérations d'apport d'actifs est un facteur déterminant pour la gestion de l'impact fiscal lors des réorganisations sociétales. La Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé les scénarios dans lesquels ces opérations peuvent être exonérées de l'intégration des plus-values.
Ce qu'a résolu la DGT
La résolution analyse la viabilité du régime prévu par la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS) face à deux hypothèses distinctes :
- Apport d'une branche d'activité : La neutralité fiscale pourra être appliquée dès lors que le patrimoine apporté constitue une unité économique autonome capable d'exercer l'exploitation de manière indépendante.
- Apport d'éléments patrimoniaux : S'il ne s'agit pas d'une branche d'activité complète, le régime sera applicable si l'apporteur remplit deux conditions cumulatives : détenir au moins 5 % du capital de la société acquéreuse et avoir tenu une comptabilité conforme au Code de commerce depuis, au moins, l'exercice précédant l'opération.
Dans les deux scénarios, la société qui reçoit les actifs conserve les valeurs fiscales et les dates d'acquisition originales des biens, évitant ainsi que l'opération ne génère un impact immédiat sur l'impôt.
Ce que cela signifie pour vous
Pour le titulaire de l'activité, ce critère permet de procéder à la transmission d'actifs ou d'une unité commerciale sans que l'opération ne soit considérée comme une vente obligeant à taxer la différence entre la valeur de marché et la valeur comptable. Cela préserve la liquidité de l'entité en évitant d'avoir à faire face au paiement de plus-values au moment de l'apport.
Pour la société acquéreuse, la conséquence est la continuité de la base fiscale des biens reçus, ce qui permet une gestion de l'amortissement et des futures transmissions basée sur les valeurs historiques des actifs.
Ce qu'il convient de faire
Avant de procéder à une réorganisation, il est nécessaire de vérifier la nature des actifs qui vont être transmis. Si l'intention est d'apporter des éléments isolés, il faut s'assurer que le pourcentage de participation minimale et l'ancienneté dans le respect de la réglementation comptable sont respectés. La qualification correcte de l'opération, que ce soit comme branche d'activité ou comme apport d'éléments patrimoniaux, déterminera le respect des exigences de la LIS.
Questions fréquentes
- Qu'advient-il de la valeur des biens après l'apport ?
- La société acquéreuse conserve les valeurs fiscales et les dates d'acquisition originales des biens reçus.
- Est-il nécessaire de détenir un pourcentage minimum de l'entreprise pour apporter des éléments patrimoniaux ?
- Oui, l'apporteur doit détenir au moins 5 % de la société pour appliquer le régime de neutralité dans ce cas précis.