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L'apport de terrains ruraux à de nouvelles sociétés peut bénéficier de la neutralité fiscale

La gestion d'actifs agricoles et la restructuration de patrimoines par la création de nouvelles entités sociétales est une pratique courante dans le secteur. Récemment, la Direction Générale des Tributs (DGT) a clarifié le traitement fiscal applicable lors de l'apport de terrains ruraux à une société nouvellement constituée.

Ce qu'a décidé la DGT

L'organe consultatif a déterminé que l'opération d'apport de terrains ruraux peut bénéficier du régime de neutralité fiscale prévu au Chapitre VII du Titre VII de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS). Le traitement dépendra de la nature des éléments apportés :

  • S'ils constituent une branche d'activité : Si les éléments apportés forment une unité économique autonome, l'opération sera régie par les dispositions de l'article 76.3 de la LIS.
  • S'ils ne constituent pas une branche d'activité : Dans le cas où il ne s'agirait pas d'une unité économique autonome, le régime d'apport d'éléments patrimoniaux de l'article 87.1 de la LIS sera applicable. Pour ce faire, la société acquéreuse doit être résidente en Espagne et la société apporteuse doit conserver une participation d'au moins 5 % du capital.

La résolution souligne que ce régime de neutralité ne sera pas applicable s'il est déterminé que l'objectif principal de l'opération est la fraude ou l'évasion fiscale.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les entreprises qui gèrent des exploitations agricoles ou des patrimoines ruraux, cette clarification permet de restructurer la propriété des terrains par la création de nouvelles sociétés sans avoir à intégrer les plus-values générées dans la base imposable de l'Impôt sur les Sociétés au moment de l'apport. Cela représente un avantage opérationnel pour l'organisation de l'activité économique sans impact fiscal immédiat.

Ce qu'il convient de faire

Compte tenu de la distinction technique entre l'apport d'une branche d'activité et celui d'éléments patrimoniaux, il est nécessaire d'analyser la composition et l'autonomie des terrains que l'on souhaite apporter. La qualification de l'opération déterminera le respect des exigences de la LIS. Il est recommandé d'évaluer chaque cas individuellement pour s'assurer que la structure de la nouvelle société et la participation maintenue par l'apporteuse respectent strictement la réglementation en vigueur.

Questions fréquentes

Quelles conditions la société apporteuse doit-elle remplir pour appliquer l'article 87.1 de la LIS ?
Elle doit conserver une participation d'au moins 5 % du capital de la société acquéreuse.
Ce régime peut-il être appliqué si la finalité est la fraude fiscale ?
Non, la réglementation exclut expressément les opérations dont l'objectif principal est l'évasion ou la fraude.
Rescrit officiel V5454-26
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