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Procédure de Contrôle AEAT : Représentation Spécialisée de la Notification au Procès-Verbal

Défense intégrale dans les procédures de contrôle fiscal de l'AEAT : représentation, observations, procès-verbaux de conformité et de désaccord, et stratégie de recours (arts. 141-159 LGT, RGGIT RD 1065/2007).

18-27 mois
Délai légal de la procédure de contrôle (extensible selon la complexité)
65%
Réduction moyenne de la proposition initiale de liquidation avec défense technique
300+
Procédures fiscales gérées par l'équipe BMC
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Votre entreprise est-elle concernée ?

Avez-vous reçu une notification d'ouverture de contrôle et ne savez-vous pas comment la gérer ?

L'inspecteur vous a-t-il proposé un procès-verbal et vous ne savez pas si signer la conformité ou le désaccord ?

Le contrôle demande-t-il des documents dont vous ne savez pas s'ils sont obligatoires à produire ?

Votre entreprise présente-t-elle des risques fiscaux historiques susceptibles d'émerger lors de la procédure ?

0 répondues sur 4 questions

Notre approche

Notre processus de défense dans la procédure de contrôle fiscal

01

Évaluation initiale et stratégie défensive

Nous analysons la notification d'ouverture de la procédure de contrôle pour identifier les impôts et exercices soumis à vérification, le type d'actes (généraux ou partiels) et les éventuels points de vulnérabilité. Nous élaborons la stratégie défensive globale : quelles positions sont soutenables, lesquelles convient-il de régulariser volontairement et lesquelles doivent être combattues.

02

Représentation devant le contrôle

Nous assistons le contribuable lors de toutes les diligences du contrôle, gérons chaque communication avec l'équipe d'inspection et déterminons la forme et le contenu optimaux de la documentation à produire. L'art du contrôle fiscal réside dans le dosage de la coopération nécessaire sans élargir inutilement le champ de la vérification.

03

Négociation et phase de proposition de liquidation

En phase finale, lorsque l'inspecteur formule la proposition de liquidation (avant ou après le procès-verbal), nous analysons l'opportunité de la conformité — réduction de 30 % sur la pénalité — par rapport au désaccord avec recours, et formulons le plan d'observations pour maximiser la réduction de la base et de la pénalité proposées.

04

Gestion de la procédure de pénalité

Si le contrôle propose une pénalité, nous défendons l'absence de culpabilité ou la présence d'une interprétation raisonnable de la norme excluant la pénalité. Si la pénalité est inévitable, nous appliquons toutes les réductions disponibles : 30 % pour conformité avec la liquidation, 25 % supplémentaires pour paiement dans les délais sans recours, et 50 % pour conformité avec l'accord de pénalité.

Le défi

La procédure de contrôle fiscal est l'action la plus étendue de l'AEAT (administration fiscale espagnole) : elle permet d'examiner la comptabilité complète, de demander des informations à des tiers et d'élargir le périmètre de vérification pendant 18 à 27 mois. Les contribuables qui font face à ce processus sans représentation spécialisée tendent à coopérer excessivement, en fournissant des informations non demandées et en compromettant leur position défensive aux étapes ultérieures. Une proposition de liquidation mal gérée lors de la phase du procès-verbal peut aboutir à des liquidations définitives représentant le triple du montant qui aurait pu être obtenu avec une défense technique dès le début.

Notre solution

Nous représentons le contribuable à toutes les phases de la procédure de contrôle régie par les arts. 141-159 LGT et le RGGIT (RD 1065/2007) : de la notification d'ouverture jusqu'à la signature du procès-verbal (conformité ou désaccord), y compris la gestion de la procédure de pénalité connexe et l'articulation des recours appropriés. Notre objectif est de minimiser la base et la pénalité résultantes, avec une stratégie qui combine coopération calibrée et défense technique rigoureuse.

La procédure de contrôle est la procédure fiscale de plus grande envergure régie par les arts. 141-159 de la Loi 58/2003 Générale Tributaire (LGT) et développée dans le Règlement Général des actuations de gestion et d'inspection fiscale (RGGIT, RD 1065/2007). À la différence de la vérification limitée, le contrôle peut examiner la comptabilité commerciale complète, demander des informations à des tiers, rechercher des faits générateurs non déclarés et mener ses actes pendant 18 mois (extensibles à 27 mois en cas de complexité particulière). La procédure se clôture par un procès-verbal de conformité ou de désaccord, dont la signature détermine le point de départ des délais de recours et l'application des réductions de pénalité disponibles. La base résultante peut être réduite en moyenne de 65 % lorsque la défense technique est gérée dès le premier jour.

Pourquoi la procédure de contrôle AEAT exige une représentation spécialisée dès le premier jour

La procédure de contrôle de l’AEAT est une situation d’asymétrie informationnelle radicale. L’équipe d’inspection a accès aux données déclarées par le contribuable au cours des quatre exercices non prescrits, aux informations de tiers (clients, fournisseurs, établissements financiers) obtenues par l’Administration via des déclarations informatives et aux résultats de vérifications antérieures. Le contribuable qui fait face à ce processus sans représentation spécialisée tend à commettre deux erreurs opposées, également préjudiciables : la coopération excessive, en fournissant des documents non demandés qui élargissent le champ de la vérification, ou la résistance injustifiée, qui engendre des retards imputables au contribuable et durcit l’attitude de l’équipe d’inspection.

La représentation technique dès le premier jour permet de calibrer la coopération nécessaire, d’identifier les positions fiscales soutenables et celles qu’il convient de régulariser volontairement, et de constituer la documentation de soutien pour les opérations à plus forte exposition avant que l’inspecteur ne les détecte. La différence entre un contrôle bien géré et un contrôle mal géré ne se mesure généralement pas en points de pourcentage : elle peut représenter la différence entre une liquidation de 200 000 euros et une de 800 000 euros sur les mêmes faits.

Les arts. 141-159 LGT et le RGGIT établissent une procédure avec des droits et garanties spécifiques du contribuable : le droit de connaître l’étendue des actes, le droit d’examiner le dossier, le droit de formuler des observations avant la signature du procès-verbal et le droit d’obtenir des reports pour cause justifiée. Ces droits ne s’exercent effectivement que si le contribuable dispose d’une représentation qui les connaît et les applique au moment opportun.

Notre processus de défense dans la procédure de contrôle fiscal

L’ouverture de la procédure de contrôle est notifiée par un courrier qui identifie l’étendue des actes : impôts et exercices inclus, caractère général (tous les impôts) ou partiel (impôts spécifiques). L’analyse de cette notification est la première étape de la défense : déterminer si l’étendue est légalement appropriée, si des prescriptions limitent les exercices vérifiables et quels sont les points d’exposition maximale.

Lors des diligences, nos spécialistes assistent le contribuable lors de chaque comparution, gèrent la documentation à produire et tiennent un registre détaillé de chaque acte permettant de contrôler le calcul du délai maximal et de détecter d’éventuels manquements procéduraux de l’Administration. La gestion documentaire est critique : une organisation déficiente de la documentation peut donner l’image d’un désordre que l’inspecteur interprétera défavorablement.

En phase finale, lorsque l’inspecteur formule la proposition de liquidation, l’analyse de l’opportunité de la conformité versus le désaccord requiert un calcul précis : la conformité réduit la pénalité de 30 % mais ferme la voie du recours sur la base ; le désaccord ouvre toute la chaîne des recours mais implique la pénalité sans réduction initiale. Lorsque les chances de succès dans la voie économico-administrative sont significatives, le désaccord est généralement l’option la plus efficace.

Cadre normatif : arts. 141-159 LGT et RGGIT (RD 1065/2007)

Les arts. 141 à 159 LGT réglementent avec précision la procédure de contrôle. L’art. 141 définit l’objet des actes de contrôle. L’art. 142 détaille les pouvoirs du contrôle. L’art. 143 règle les formes de documentation des actes. L’art. 150 établit le délai maximal de 18 mois (extensible à 27) et les conséquences de son non-respect. Les arts. 153-157 réglementent les différents types de procès-verbaux (avec accord, de conformité et de désaccord). Les arts. 209-212 réglementent la procédure de pénalité.

Le RGGIT (RD 1065/2007) développe la procédure de contrôle dans ses arts. 166 à 197, avec des précisions sur le déroulement des diligences, la documentation exigible, les délais de comparution et les formes de clôture.

Résultats réels dans les procédures de contrôle : réduction de la base et des pénalités

  • Réduction moyenne de 60-65 % de la proposition initiale de liquidation lors de contrôles bien gérés dès le départ.
  • Élimination ou réduction substantielle des pénalités par démonstration de l’absence de culpabilité ou d’une interprétation raisonnable de la norme.
  • Application combinée des réductions de pénalité (30 % conformité + 25 % paiement + jusqu’à 50 % accord de pénalité) lorsque la pénalité est inévitable.
  • Contrôle rigoureux du délai maximal de la procédure pour activer la perte de l’effet interruptif de la prescription lorsque cela est approprié.
  • Régularisation volontaire préalable des risques identifiés pour réduire l’impact de la procédure de contrôle avant son ouverture formelle.

Le contrôle préventif de la conformité fiscale est le meilleur antidote contre les conséquences d’un contrôle. Une entreprise dont les déclarations sont cohérentes entre elles, avec les opérations intragroupe correctement documentées et les critères comptables et fiscaux appliqués de manière constante et justifiée n’offre pas au contrôle les points d’appui qui génèrent généralement les propositions de liquidation les plus coûteuses.

La procédure de contrôle peut déclencher, en outre, des procédures de mise en cause de la responsabilité fiscale des dirigeants de la société contrôlée lorsque la dette résultante ne peut pas être satisfaite avec le patrimoine social. Ce risque personnel doit être évalué dès le début de la procédure de contrôle et géré de manière coordonnée avec la défense de la personne morale.

Erreurs fréquentes dans la gestion de la procédure de contrôle AEAT

L’expérience acquise dans plus de 300 procédures fiscales permet à l’équipe de BMC d’identifier avec précision les erreurs qui augmentent inutilement le coût d’une procédure de contrôle. Les cinq plus fréquentes :

1. Ne pas vérifier l’étendue de la notification d’ouverture. La notification d’ouverture (art. 147 LGT) doit indiquer expressément les impôts et exercices soumis à vérification. Si l’étendue est partielle (TVA seulement, IS seulement), elle ne peut pas être convertie en actes généraux sans nouvelle notification. Un contribuable qui ne connaît pas cette distinction peut coopérer avec des actes qui dépassent l’étendue légalement autorisée, ouvrant des fronts qui n’auraient pas existé.

2. Ne pas contrôler le calcul du délai maximal. Le délai de 18 ou 27 mois de l’art. 150 LGT est un délai d’actes, non de résolution. Les reports imputables au contribuable ne sont pas comptabilisés. Tenir un registre détaillé de chaque diligence — dates, documents produits, contenu — est indispensable pour activer la défense de la prescription lorsque le délai est dépassé.

3. Produire des documents sans analyser leurs implications défensives. Chaque document produit lors d’une diligence peut confirmer ou fragiliser la position du contribuable. Les contrats d’opérations entre parties liées sans substance suffisante, les courriels internes reflétant l’intention d’obtenir un résultat fiscal déterminé, ou les livres comptables avec des écritures incohérentes sont des éléments que le contrôle utilise contre le contribuable.

4. Ne pas évaluer la défense de la culpabilité dans les pénalités. Le principe de culpabilité fiscale (art. 183.1 LGT) exige que les infractions soient imputables à titre de dol ou de faute au contribuable. La jurisprudence du Tribunal Suprême a progressivement limité l’application automatique des pénalités lorsqu’il existe une interprétation raisonnable de la norme, même si cette interprétation ne prévaut pas en fin de compte.

5. Signer la conformité sans calculer la valeur de la voie économico-administrative. La conformité clôt la discussion sur la base. Si l’inspecteur a refusé une déduction contestable ou requalifié une opération avec un critère discutable, le taux de succès devant le TEAR ou le TEAC — supérieur à 50 % dans de nombreux types d’ajustements — peut amplement justifier le désaccord, même si la réduction de 30 % de pénalité offerte par la conformité semble tentante à court terme.

Délais de la procédure de contrôle AEAT : tableau de référence

PhaseDélaiNorme
Ouverture à première diligenceNotification + 10 jours ouvrables minimumArt. 147 LGT ; art. 170 RGGIT
Durée maximale générale18 mois depuis l’ouvertureArt. 150.1 LGT
Durée maximale étendue (complexité)27 moisArt. 150.1 b) LGT
Observations au procès-verbal de désaccord15 jours ouvrables à compter de la signatureArt. 157.2 LGT
Résolution de la proposition par l’Inspecteur-Chef1 mois à compter de l’expiration du délai d’observationsArt. 157.3 LGT
Prescription IS/IRPF/IVA (TVA en Espagne)4 ans à compter de l’expiration du délai de déclarationArt. 66 LGT

Sources et cadre normatif

Livrables

Ce qu'inclut notre service de représentation dans la procédure de contrôle

Représentation devant le contrôle fiscal

Assistance lors de toutes les diligences de la procédure de contrôle et gestion de chaque communication avec l'équipe d'inspection dans le cadre des arts. 141-159 LGT.

Analyse et réponse aux demandes documentaires

Évaluation de la documentation légalement exigible, préparation de la réponse aux demandes de production et gestion stratégique des informations communiquées au contrôle.

Observations au procès-verbal et à la proposition de liquidation

Formulation d'observations techniques en réponse à la proposition de liquidation, avec analyse de l'opportunité de la conformité ou du désaccord et stratégie de réduction de la base et de la pénalité.

Défense dans la procédure de pénalité connexe

Contestation de la culpabilité ou application des réductions maximales disponibles dans la procédure de pénalité qui accompagne généralement les actes de contrôle.

Coordination avec la voie de recours ultérieure

Planification de la stratégie de recours devant le TEAR, le TEAC et les tribunaux administratifs en cas de liquidation défavorable, en coordination avec les services de réclamation économico-administrative et de recours pour excès de pouvoir.

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Responsable du service

Ana Garcia Montoya

Associée — Département Fiscal

Master en Fiscalité, CEF Licence en Droit, Université de Barcelone
FAQ

Questions fréquentes sur la procédure de contrôle de l'AEAT

Le délai général des actes de contrôle est de 18 mois (art. 150 LGT), extensible à 27 mois en cas de complexité particulière (contribuables en régime de consolidation fiscale, groupes multinationaux, chiffre d'affaires supérieur à 20 millions d'euros) ou lorsque le contribuable a fait obstruction au contrôle. Ces délais sont formels : en pratique, les procédures avec des questions techniques complexes ou multi-entités tendent à se prolonger davantage. La gestion active de la procédure pour éviter les retards injustifiés fait partie de la défense.
Le procès-verbal de conformité (art. 156 LGT) implique l'acceptation de la proposition de liquidation de l'inspecteur, en contrepartie d'une réduction de 30 % sur la pénalité éventuelle. Le procès-verbal de désaccord (art. 157 LGT) permet de formuler des observations et d'ouvrir toute la voie du recours. Cette décision doit être prise avec une analyse technique précise : la conformité peut être l'option la plus efficace si la base proposée est correcte, mais dans de nombreux cas le désaccord permet d'obtenir une réduction significative grâce à des observations bien fondées.
Oui. À la différence de la vérification limitée, la procédure de contrôle peut inclure l'examen de la comptabilité commerciale et des livres comptables du contribuable, des registres et de la documentation obligatoire, de la correspondance à portée fiscale et des informations détenues par des tiers. Cette étendue rend indispensable une représentation spécialisée qui gère la coopération avec le contrôle de manière stratégique.
Oui, le contribuable peut demander des reports pour cause justifiée pour la remise de documents ou pour la comparution lors des diligences. Cependant, les reports imputables au contribuable ne sont pas comptabilisés pour le délai maximal de la procédure, ce qui peut en prolonger la durée. La gestion intelligente des reports — les utiliser lorsque cela est nécessaire pour préparer la documentation adéquate sans qu'ils nuisent au calcul du délai — fait partie de la stratégie défensive.
Si lors de la procédure de contrôle des indices de fraude fiscale sont détectés (quote-part fraudée supérieure à 120 000 euros, art. 305 du Code Pénal), le dossier doit être transmis au Parquet ou au Tribunal compétent et la procédure administrative suspendue. Dans ces cas, la représentation devant le contrôle doit être coordonnée avec la défense pénale dès le premier moment, car les déclarations et documents produits peuvent avoir une valeur probatoire dans la procédure pénale ultérieure.
Le système de réductions de la LGT est complexe mais très favorable s'il est bien géré. La conformité avec le procès-verbal réduit la pénalité de 30 % (art. 188.1 a) LGT). Si de plus la dette et la pénalité sont payées en période volontaire sans recours, une réduction supplémentaire de 25 % s'applique (art. 188.3 LGT). La conformité avec l'accord d'imposition de pénalité réduit celle-ci de 50 % (art. 188.1 b) LGT). Une stratégie bien conçue peut réduire une pénalité potentielle de 100 % de la base à moins de 35 % avec les réductions combinées.
Les exercices prescrits ne peuvent pas être liquidés, mais la jurisprudence du Tribunal Suprême admet que les bases imposables négatives ou les soldes en attente de compensation provenant d'exercices prescrits peuvent être vérifiés par le contrôle pour confirmer leur correcte génération, sans pouvoir liquider les exercices au cours desquels ils ont été générés. Il s'agit d'un domaine technique de grande complexité où la position du contribuable doit être construite avec une rigueur jurisprudentielle.
Le non-respect du délai maximal de 18 ou 27 mois a pour conséquence principale que le contrôle perd la faculté d'interrompre la prescription avec ses actes postérieurs à l'expiration du délai. Cela n'annule pas automatiquement les liquidations prononcées hors délai, mais peut avoir des effets sur la prescription si les quatre ans de prescription se seraient écoulés n'eussent été interrompus par la procédure de contrôle. Il s'agit d'une défense technique à analyser au cas par cas.
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