Optimisation fiscale d'un groupe de sociétés
Nous avons restructuré l'architecture fiscale d'un groupe holding, réalisant une réduction de 28 % de la charge fiscale consolidée.
Le défi
Groupe holding familial avec 5 filiales en Espagne, structurellement inefficace : coûts dupliqués, flux de dividendes sous-optimaux, bénéfices de consolidation manqués et structures d'entités héritées d'acquisitions passées.
Notre approche
Le défi
Un groupe holding familial avait grandi pendant deux décennies par acquisitions successives, accumulant cinq filiales dont les activités couvraient la construction, la promotion immobilière, la gestion d’actifs, l’hôtellerie et les services auxiliaires. Chaque acquisition avait conservé la structure sociétaire d’origine, créant un conglomérat avec des redondances administratives, des flux internes inefficaces et une charge fiscale consolidée bien supérieure à ce qui était nécessaire.
Les dividendes entre filiales étaient doublement imposés, les pertes fiscales de certaines entités ne compensaient pas les bénéfices d’autres, et les services centralisés tels que la comptabilité, les ressources humaines et le conseil juridique étaient facturés sans politique cohérente de prix de transfert. Le président du groupe était conscient de l’inefficacité mais ne disposait pas d’une feuille de route pour y remédier. Une estimation interne préliminaire suggérait que le groupe payait entre 300 000 et 500 000 euros d’impôt sur les sociétés de plus qu’un équivalent bien structuré. Personne ne l’avait quantifié précisément.
Notre approche
Nous avons commencé par un diagnostic complet de la structure sociétaire et fiscale du groupe — un processus de quatre semaines impliquant la revue de six ans de comptes consolidés, des statuts et conventions interentreprises des cinq entités, et des déclarations fiscales de chaque filiale et de la société mère.
Cartographie des flux économiques et des coûts fiscaux réels. Nous avons établi une cartographie complète de toutes les transactions interentreprises : honoraires de management facturés par le holding aux filiales, dividendes remontés, prêts interentreprises et intérêts facturés, factures de services partagés. Pour chaque flux, nous avons calculé le coût fiscal effectif. Cette analyse a immédiatement identifié trois problèmes : les honoraires de management étaient facturés sans documentation justifiant leur prix de marché, exposant le groupe à des contestations de prix de transfert ; les dividendes de deux filiales ne bénéficiaient pas de l’exonération de participation espagnole en raison d’un problème structurel de participation du holding ; et une entité générait des pertes annuelles ne pouvant pas être compensées par les filiales bénéficiaires car elle était hors de tout groupe fiscal.
Refonte de l’architecture sociétaire. Nous avons identifié que deux des cinq filiales pouvaient fusionner sans impact opérationnel — toutes deux opéraient dans des activités adjacentes à l’immobilier et partageaient direction, personnel et systèmes. La fusion, réalisée sous le régime de neutralité fiscale, a éliminé la facturation interentreprises entre les deux, supprimé une couche de conformité et permis aux pertes précédemment isolées de compenser les bénéfices futurs de l’entité fusionnée.
Nous avons conçu la nouvelle architecture du groupe autour de trois entités : la société mère comme parent dans un régime de consolidation fiscale, une filiale opérationnelle intégrant les activités immobilières et de construction, et une troisième entité couvrant l’hôtellerie et les services. Le régime de consolidation fiscale permettait d’imputer les résultats imposables des entités bénéficiaires contre les pertes d’autres membres du groupe dans la même déclaration.
Politique de prix de transfert et optimisation des dividendes. Nous avons documenté une politique formelle de prix de transfert pour toutes les charges interentreprises restantes, avec des études de benchmark soutenant chaque marge. Nous avons restructuré les flux de dividendes pour assurer la pleine qualification à l’exonération de participation. Les conditions des prêts interentreprises ont été réinitialisées aux taux de marché avec des conventions de prêt formelles, transformant des charges précédemment non déductibles en intérêts correctement documentés et déductibles.
Résultats
La nouvelle structure a généré des économies fiscales annuelles de 28 %, soit 340 000 euros, grâce à trois mécanismes : la consolidation fiscale éliminant le coût des pertes non compensables, la restructuration des flux de dividendes pour éliminer la double imposition, et la documentation correcte des transactions interentreprises supprimant l’exposition aux prix de transfert. La réduction de cinq à trois entités a simplifié l’administration, réduisant les coûts de conformité et d’audit de plus de 60 000 euros annuellement.
L’ensemble de la restructuration a été réalisé en six mois en utilisant des mécanismes statutaires de neutralité fiscale, sans coût fiscal immédiat déclenché par la réorganisation elle-même. Le cabinet d’audit légal du groupe a confirmé la nouvelle structure dans sa revue de la première déclaration fiscale consolidée déposée sous le nouveau régime.
Résultats
Réduction de 28 % de la charge fiscale consolidée et simplification de la structure sociétaire de 5 à 3 entités.
Témoignage client
Nous n'avions aucune idée que notre structure avait autant de marge d'amélioration.
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