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Technology tax-fiscal

Expansion internationale d'une entreprise technologique

Nous avons accompagné une entreprise technologique espagnole dans son expansion vers 3 marchés européens avec une structure fiscalement optimisée.

Le défi

Une entreprise SaaS espagnole en forte croissance devait s'implanter en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Les questions d'établissement stable, d'obligations TVA, de prix de transfert et de fiscalité des salariés dans plusieurs juridictions nécessitaient une planification fiscale globale.

Notre approche

Le défi

Une société technologique espagnole avait développé une plateforme SaaS de gestion logistique qui connaissait une croissance rapide sur le marché espagnol. Avec un chiffre d’affaires dépassant 8 millions d’euros et une clientèle exigeant une présence locale, l’expansion vers la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni était l’étape naturelle suivante. Cependant, la complexité fiscale liée à l’exploitation simultanée dans quatre juridictions représentait un risque significatif.

Les préoccupations principales incluaient le risque de constitution involontaire d’établissements stables, les obligations TVA variables dans chaque pays, la politique de prix de transfert entre la société mère espagnole et les opérations locales, ainsi que la fiscalité des salariés temporairement détachés lors de la phase de lancement. Sans structure internationale cohérente, la société risquait de déclencher des charges fiscales imprévues dans chaque pays, de dupliquer les coûts de conformité et de s’exposer à des remises en cause de prix de transfert susceptibles d’éroder significativement les marges.

Notre approche

Nous avons conçu une stratégie fiscale multi-juridictionnelle en trois phases étroitement séquencées, chacune s’appuyant sur les résultats de la précédente.

Phase un : analyse de la structure de présence. Avant de recommander tout véhicule juridique, nous avons réalisé une analyse du risque d’établissement stable pour chaque marché. Cela a impliqué la cartographie des activités commerciales envisagées, du rôle du personnel local et du lieu de prise de décision. Pour la France et l’Allemagne, le niveau d’activité prévu — incluant des équipes commerciales locales, le pouvoir de signature des contrats et la maintenance des sites clients — atteignait le seuil de création d’une présence imposable. La création de filiales à part entière dans les deux marchés était à la fois juridiquement nécessaire et commercialement avantageuse, offrant une entité locale crédible pour les contrats et les relations bancaires. Pour le Royaume-Uni, le modèle de mise sur le marché initial pouvait être exécuté via un arrangement de commissionnaire, dans lequel la société mère espagnole conservait la propriété des contrats clients tandis que l’entité britannique agissait comme agent déclaré. Cette structure évitait la création d’un établissement stable lors des douze premiers mois, laissant à la société le temps d’évaluer le marché britannique avant de s’engager dans les coûts d’une filiale complète.

Phase deux : conception de la politique de prix de transfert. Avec trois types d’entités en jeu — une société mère espagnole, deux filiales intégralement consolidées et un commissionnaire britannique — nous avons conduit une analyse fonctionnelle détaillée de chaque entité, cartographiant les fonctions exercées, les actifs utilisés et les risques supportés. L’entité espagnole conservait la propriété de la plateforme logicielle, de la propriété intellectuelle technologique centrale et de la stratégie commerciale du groupe, agissant en tant que principal dans la chaîne de valeur du groupe. Les filiales française et allemande exerçaient des fonctions routinières de distribution et d’implémentation client, supportant un risque limité. Le commissionnaire britannique percevait une commission sur les contrats facilités. Nous avons documenté la politique de prix de transfert dans un fichier maître et deux fichiers locaux conformes aux normes de l’Action 13 BEPS de l’OCDE, avec des études de comparables étayant l’ensemble des marges interentreprises. Cette documentation constituait un cadre défendable dans tout scénario de contrôle fiscal dans l’une ou l’autre des quatre juridictions.

Phase trois : configuration TVA et conformité. Le cadre TVA de chaque juridiction présentait des obligations différentes. Nous avons immatriculé les filiales française et allemande à la TVA et configuré les flux de facturation interentreprises — redevances de licence logicielle, services d’assistance à l’implémentation et commissions commerciales — afin que chaque prestation soit cohérente avec la politique de prix de transfert et correctement documentée aux fins de déduction de la TVA. Pour le Royaume-Uni, nous avons analysé la position TVA post-Brexit et veillé à ce que l’arrangement de commissionnaire comptabilise correctement les services numériques. Nous avons mis en place un système de facturation unifié dans les quatre entités, avec des modèles standard et une affectation automatique des codes TVA, réduisant la charge de travail de conformité manuelle et le risque d’erreurs.

Résultats

La structure fiscale a été mise en place en quatre mois, permettant à la société de lancer ses opérations commerciales sur les trois marchés dans les délais prévus. Les 28 % d’économies fiscales par rapport au scénario non planifié se sont traduits par plus de 340 000 euros annuellement. Ces économies provenaient de trois sources : l’allocation efficiente des revenus de propriété intellectuelle à l’entité principale espagnole, l’élimination de la double imposition grâce à une conception optimisée des flux de dividendes, et la suppression d’une retenue à la source imprévue sur les paiements interentreprises.

Le chiffre d’affaires international a atteint 12 millions d’euros la première année complète d’opérations européennes, représentant une croissance de 60 % par rapport à la base Espagne uniquement de l’année précédente. La documentation des prix de transfert a résisté à une demande de renseignements de routine de l’administration fiscale française lors de la deuxième année d’exploitation sans nécessiter de rectification, démontrant la robustesse du cadre mis en place dès l’origine.

Résultats

Structure fiscale mise en place permettant des opérations sur 3 nouveaux marchés avec 28 % d'économies fiscales par rapport au scénario non planifié.

3
Nouveaux marchés
28 %
Économies fiscales
4 mois
Délai de mise en œuvre
12 M€
Chiffre d'affaires international

Témoignage client

BMC a conçu une structure qui nous permet de nous développer à l'international avec une totale sécurité fiscale.

Directeur financier, Société technologique espagnole confidentielle

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