Les victimes d'une escroquerie pourront déduire le montant subi dans leur IRPF
Les victimes de tromperies ou de fraudes économiques entraînant une diminution de leur patrimoine se demandent si elles peuvent appliquer ladite perte dans leur déclaration de revenus. La Dirección General de Tributos (DGT) a récemment clarifié le traitement fiscal de ces situations.
Ce qu'a résolu la DGT
L'organe consultatif a déterminé que le montant faisant l'objet d'une escroquerie constitue une perte patrimoniale, étant donné qu'il représente une variation négative de la valeur du patrimoine du contribuable. Cependant, l'application de cette perte dans l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) est conditionnée au respect de critères stricts.
Selon le critère émis, pour que la perte ait un impact fiscal, elle ne peut pas être considérée comme une perte injustifiée conformément à l'article 33.5.a) de la Loi 35/2006. Cela implique que la charge de la preuve incombe au contribuable, qui doit prouver l'existence de l'escroquerie et la perte économique par des moyens de preuve admis par le droit. L'Administration fiscale sera chargée d'évaluer si la documentation fournie est suffisante pour valider la perte.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous avez subi un préjudice économique dû à une tromperie, cet argent n'est pas traité comme une perte découlant de la vente d'un actif, mais comme une perte patrimoniale qui s'intègre dans la base imposable générale de l'impôt. Cela signifie que l'impact fiscal est calculé sur le total de vos revenus et non sur la base imposable de l'épargne.
Ce qu'il convient de faire
Face à une telle situation, il est fondamental de rassembler toute la documentation permettant de démontrer la tromperie et la sortie de fonds. La suffisance des preuves sera le facteur déterminant pour que l'Administration accepte la déduction. Il est recommandé de :
- Conserver des copies des plaintes déposées auprès des autorités policières ou judiciaires.
- Maintenir des registres des transferts ou des mouvements bancaires démontrant le préjudice.
- Disposer de toute communication ou document attestant de la tromperie subie.
Chaque situation de fraude présente des particularités qui doivent être analysées pour déterminer la viabilité de son application fiscale.
Questions fréquentes
- Dans quelle partie de l'IRPF cette perte s'applique-t-elle ?
- Elle s'intègre dans la base imposable générale, car elle ne provient pas de la transmission d'éléments patrimoniaux.
- Que se passe-t-il si je ne peux pas prouver l'escroquerie ?
- Si la perte est considérée comme injustifiée selon la Loi 35/2006, elle n'aura aucun impact fiscal dans la déclaration.