Les victimes d'une escroquerie avec auteur identifié ne pourront pas déduire la perte de manière immédiate
La détermination du moment où une victime d'escroquerie peut intégrer la perte patrimoniale dans sa déclaration de revenus est un point de friction récurrent. La Dirección General de Tributos (DGT) a précisé le traitement fiscal de ces montants lorsque l'auteur de la tromperie est connu, en les distinguant des cas où le responsable demeure anonyme.
Ce qu'a résolu la DGT
Le critère de l'autorité fiscale établit une distinction fondamentale basée sur l'identification du responsable :
- Si l'auteur n'a pas été identifié : Il se produit une perte patrimoniale immédiate, ce qui permet son calcul lors de l'exercice où le préjudice survient.
- Si l'auteur a été identifié : Il n'existe pas de perte patrimoniale directe, mais l'acquisition d'un droit de créance contre l'escroc. Dans ce scénario, la perte ne pourra être comptabilisée que lorsque la créance sera judiciairement irrécouvrable ou que les cas prévus à l'article 14.2.k) de la Loi de l'IRPF seront réunis.
Pour que la perte puisse être intégrée dans la base imposable générale selon la règle spéciale, des circonstances spécifiques doivent être remplies, telles qu'une remise de dette dans une procédure de liquidation judiciaire ou l'écoulement d'un an dans une procédure d'exécution forcée sans succès.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous avez été victime d'une fraude et que vous avez réussi à identifier l'auteur, vous ne pourrez pas appliquer la perte patrimoniale dans votre déclaration de revenus de manière automatique au moment où vous perdez l'argent. Fiscalement, vous détenez un droit de réclamer ce montant et, tant que ce droit est exigible, l'Administration ne reconnaît pas la perte définitive.
Cela implique que la déduction est subordonnée à l'efficacité des actions légales de recouvrement. Ce n'est que lorsqu'il sera démontré l'impossibilité de récupérer le capital par les voies judiciaires, ou que les délais et conditions de la réglementation en vigueur seront respectés, que la perte pourra être intégrée dans la base imposable générale pour sa compensation.
Ce qu'il convient de faire
Face à une telle situation, il est nécessaire d'assurer un suivi rigoureux des procédures judiciaires d'exécution. L'intégration de la perte dans l'IRPF dépendra de la documentation attestant du caractère irrécouvrable de la créance ou du respect des conditions temporelles et légales établies par la Loi 35/2006. Il est recommandé d'évaluer chaque situation juridique particulière pour déterminer le moment exact de l'imputation fiscale.
Questions fréquentes
- Puis-je déduire l'escroquerie dans mon IRPF si je sais déjà qui m'a volé ?
- Non, pas de manière immédiate ; vous devez attendre que la créance soit judiciairement irrécouvrable ou que les conditions de l'article 14.2.k) de la LIRPF soient remplies.
- Que se passe-t-il si l'auteur de la tromperie n'est pas identifié ?
- Dans ce cas, il est considéré qu'il existe une perte patrimoniale immédiate qui peut être comptabilisée lors de l'exercice correspondant.