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Les services chiropratiques thérapeutiques peuvent être exonérés de la TVA

L'application de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (IVA) dans le secteur de la santé et du bien-être génère des doutes fréquents, en particulier lorsque les activités se chevauchent avec des services d'esthétique ou de sport. Une récente consultation contraignante de la Direction Générale des Tributs (DGT) a délimité le traitement fiscal applicable aux services chiropratiques.

Ce qu'a résolu la DGT

L'organe consultatif a établi que les services chiropratiques peuvent bénéficier de l'exonération de la TVA dès lors qu'ils sont réalisés à des fins thérapeutiques. Cela implique que le service doit être orienté vers le diagnostic, la prévention ou le traitement de maladies.

Pour que cette exonération soit applicable, deux conditions concomitantes doivent être remplies :

  • Finalité thérapeutique : Le service doit avoir un objectif de santé concret.
  • Qualification professionnelle : Le prestataire doit posséder les qualifications professionnelles nécessaires pour exercer ladite activité, indépendamment du fait que la chiropraxie ne soit pas une profession réglementée dans l'ordre juridique.

À l'inverse, la DGT précise que d'autres services pouvant être fournis dans les mêmes centres, tels que l'esthétique, le maintien physique, les activités sportives ou l'enseignement, ne bénéficient pas de cette exonération et doivent être taxés au taux général de la TVA, ne remplissant pas la condition de finalité thérapeutique.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous gérez une entité commerciale proposant des services de santé et de bien-être, il est fondamental de séparer clairement les activités réalisées dans votre facturation. La nature du service détermine l'impôt applicable.

L'exonération n'est pas automatique en fonction du nom de l'activité, mais en fonction de l'objectif du traitement et de la capacité technique de celui qui le dispense. Si vous exercez des activités de maintien physique ou d'esthétique, celles-ci doivent être soumises à la TVA, tandis que les traitements chiropratiques à des fins de santé peuvent être exonérés sous réserve du respect des conditions mentionnées.

Ce qu'il convient de faire

Il est nécessaire de réaliser une analyse de l'activité réelle dispensée dans le centre afin d'éviter des erreurs dans le règlement de l'impôt. La classification correcte des services est la clé pour déterminer si l'exonération de la Loi 37/1992 s'applique ou si la TVA correspondante doit être facturée. Il est recommandé d'évaluer la documentation attestant de la finalité thérapeutique des traitements et de la formation du professionnel pour justifier le traitement fiscal choisi.

Questions fréquentes

Les services d'esthétique sont-ils exonérés de la TVA s'ils sont réalisés dans le même centre ?
Non, les services d'esthétique n'ont pas de finalité thérapeutique et doivent être soumis à la TVA.
Est-il nécessaire que la chiropraxie soit une profession réglementée pour bénéficier de l'exonération ?
Non, la DGT exige que le professionnel possède les qualifications nécessaires pour le traitement.
Rescrit officiel V5417-26
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