Les résidents fiscaux devront additionner les jours présumés et les absences sporadiques pour le calcul de la permanence
La détermination de la résidence fiscale en Espagne dépend d'un facteur critique : le nombre de jours qu'une personne physique passe sur le territoire national au cours de l'année civile. La Dirección General de Tributos (DGT) a précisé la méthode de calcul pour déterminer si le seuil des 183 jours établi par la Loi sur l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (LIRPF) est dépassé.
Ce qu'a résolu la DGT
L'organe décisionnel établit que la permanence en Espagne ne se limite pas uniquement aux jours qui peuvent être prouvés par des documents officiels. Le calcul total de la permanence est composé de la somme de trois concepts distincts :
- Présence certifiée : les jours pour lesquels il existe une preuve irréfutable du séjour en Espagne, quelle que soit la durée de la période.
- Jours présumés : les jours qui, sans faire l'objet d'une preuve certifiée, se situent chronologiquement entre deux jours de présence certifiée dans le pays.
- Absences sporadiques : les périodes d'absence qui s'ajoutent aux jours de présence effective pour le calcul de la limite légale.
En conséquence, tout jour pour lequel il existe une certitude que le redevable était en Espagne doit être comptabilisé comme un jour de permanence.
Ce que cela signifie pour vous
Pour les expatriés et les personnes physiques ayant une mobilité internationale, ce critère implique que le calcul de la résidence fiscale est plus rigoureux qu'il n'y paraît au premier abord. Il ne suffit pas de comptabiliser les jours de vols ou de séjours à l'hôtel ; l'administration peut intégrer dans le calcul les jours qui se trouvent entre des séjours documentés.
Dépasser la limite des 183 jours par ce calcul agrégé entraîne l'obligation d'être imposé en Espagne sur la totalité des revenus mondiaux, conformément à la réglementation de l'IRPF et à la Loi Générale Tributaire.
Ce qu'il convient de faire
Il est nécessaire d'assurer un suivi exhaustif des déplacements et de la présence sur le territoire espagnol. Étant donné que l'interprétation de la DGT inclut les jours présumés, la gestion de la documentation de voyage et la traçabilité du séjour sont fondamentales pour éviter une qualification erronée de la résidence fiscale. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière pour s'assurer que le décompte des jours correspond strictement à la réalité de l'activité et de la présence du contribuable.
Questions fréquentes
- Que s'entend par jours présumés dans le calcul de la permanence ?
- Ce sont les jours qui, bien qu'ils ne fassent pas l'objet d'une preuve certifiée, se situent entre deux jours où la présence en Espagne a été dûment prouvée.
- Comment ce critère affecte-t-il les expatriés ?
- Il affecte directement la détermination de leur résidence fiscale, car la limite des 183 jours est atteinte en additionnant également les absences sporadiques et les jours présumés.