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Les donations mortis causa avec transmission de l'instant présent ne seront pas imposées au titre de la plus-value patrimoniale

La nature juridique des donations mortis causa avec transmission de l'instant présent a suscité des doutes quant à leur traitement fiscal au titre de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). Une résolution récente de la Direction Générale des Tributs (DGT) clarifie la situation pour les contribuables qui réalisent ce type d'actes.

Ce qu'a décidé la DGT

L'organe consultatif a déterminé que la donation mortis causa avec transmission de l'instant présent doit être qualifiée de transmission à titre gratuit par suite du décès du contribuable. En s'inscrivant dans cette catégorie, l'opération bénéficie de l'exclusion d'imposition prévue à l'article 33.3.b) de la Loi 35/2006 sur l'IRPF.

En conséquence, l'administration établit que l'existence de gains ou de pertes patrimoniales ne sera pas estimée dans ces opérations. Cela implique que le donateur n'aura pas à déclarer une augmentation de sa base imposable pour la remise de biens selon cette modalité spécifique.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les personnes physiques effectuant ce type de donations, la résolution apporte une sécurité juridique concernant la charge fiscale que comporte l'acte. Comme elle n'est pas considérée comme une transmission à titre onéreux, on évite l'imposition sur la différence entre la valeur d'acquisition et la valeur de transmission au titre de l'IRPF.

Ce traitement est particulièrement pertinent dans des contextes où la réglementation civile, telle que le Code Civil de la Catalogne, permet ce type de dispositions avec des effets immédiats mais liés au décès. La clé réside dans le fait que la transmission est comprise comme un acte lucratif découlant du décès, ce qui déplace la fiscalité vers l'Impôt sur les Successions et les Donations et libère l'IRPF de l'obligation de taxer la plus-value patrimoniale.

Ce qu'il convient de faire

Étant donné que la qualification de l'opération dépend de sa structure juridique et de la réglementation civile applicable, il est nécessaire de vérifier que la donation respecte strictement les conditions pour être considérée comme mortis causa avec transmission de l'instant présent. Chaque situation patrimoniale et successorale étant différente, il convient d'évaluer l'adéquation de ces instruments avec les objectifs fiscaux et de planification recherchés.

Questions fréquentes

Dois-je payer l'IRPF pour la plus-value patrimoniale lors d'une donation mortis causa ?
Non, si la donation est réalisée avec transmission de l'instant présent sous la modalité mortis causa, la loi exclut l'existence d'un gain ou d'une perte patrimoniale.
Quelle réglementation soutient cette décision de la DGT ?
Elle se fonde sur la Loi 35/2006 sur l'IRPF et sur la qualification de l'opération comme une transmission à titre gratuit.
Rescrit officiel V5333-26
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