Les arriérés de salaire par décision de justice sont imputés à l'année où la résolution devient définitive
Le traitement fiscal des sommes perçues au titre d'arriérés de salaire suite à une résolution judiciaire a été défini par la Direction Générale des Tributs (DGT). Cette question surgit face à l'incertitude concernant le moment où ces revenus doivent être imposés et la possibilité d'appliquer des avantages fiscaux spécifiques.
Ce qu'a décidé la DGT
La DGT détermine que les revenus du travail en attente d'une résolution judiciaire doivent être imputés à la période d'imposition au cours de laquelle la sentence devient définitive. Si ces sommes sont perçues lors d'une période différente de celle de leur génération, le contribuable devra effectuer une déclaration complémentaire, laquelle ne sera pas soumise à une sanction.
En ce qui concerne la réduction de 30 % pour irrégularité dans la perception des revenus, l'administration précise qu'elle est applicable dès lors que deux conditions sont remplies :
- La période de génération des revenus doit être supérieure à deux ans.
- Ladite réduction n'a pas été appliquée au cours des cinq périodes d'imposition précédentes.
Enfin, concernant les frais de justice, l'indemnité reçue est considérée comme un gain patrimonial, permettant la déduction des dépenses engagées durant la procédure judiciaire.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes un travailleur ayant obtenu une compensation économique par décision de justice, le moment de votre déclaration n'est pas celui de la génération du droit, mais celui de la fermeté de la résolution. Cela implique que l'impact fiscal est reporté à l'exercice où la procédure se conclut légalement.
Pour ceux qui perçoivent des sommes accumulées sur plusieurs années, il existe la possibilité de réduire la base imposable grâce à la réduction pour irrégularité, sous réserve de respecter les limites temporelles et de fréquence établies par la réglementation de l'IRPF (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques).
Ce qu'il convient de faire
Il est nécessaire de vérifier la date exacte à laquelle la sentence devient définitive afin de déterminer l'exercice correspondant à la déclaration. Dans le cas où les revenus auraient été perçus lors d'un exercice différent de celui de la fermeté, il convient de procéder à la présentation d'une déclaration complémentaire pour régulariser la situation auprès de l'Administration sans encourir de sanctions.
Questions fréquentes
- Dois-je payer une sanction si je déclare les arriérés une année différente de celle où ils ont été générés ?
- Non, la réalisation d'une déclaration complémentaire pour régulariser ces montants n'entraîne aucune sanction.
- Quelles sont les conditions requises pour la réduction de 30 % pour irrégularité ?
- La période de génération doit être supérieure à deux ans et la réduction ne doit pas avoir été appliquée au cours des cinq périodes précédentes.