Impayé de construction : conditions pour comptabiliser la perte en capital dans l'IRPF
Un problème récurrent pour les contribuables est la gestion fiscale des montants versés pour des travaux de construction qui ne sont pas exécutés en raison de l'insolvabilité de l'entrepreneur. Face au doute de savoir si ces paiements peuvent être comptabilisés directement comme une perte en capital dans la déclaration de revenus, la Dirección General de Tributos (DGT) a émis un critère déterminant sur le moment de leur imputation.
Ce qu'a résolu la DGT
La DGT établit que le montant versé pour une construction inachevée ne constitue pas une perte en capital immédiate. Au lieu de cela, ledit montant représente une créance envers l'entreprise contractante. Pour que ce droit puisse se transformer en une perte en capital déductible dans l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF), les circonstances prévues à l'article 14.2 k) de la Loi de l'IRPF doivent être réunies. Cela inclut des scénarios tels que :
- L'efficacité d'une remise de dette dans le cadre d'un accord de refinancement.
- La conclusion d'une procédure de faillite (concursal).
- En cas de procédures judiciaires d'exécution, le fait qu'un an s'écoule sans que la créance ne soit satisfaite.
Une fois que la perte se produit selon ces hypothèses, le montant devra être intégré dans la base imposable générale du contribuable.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous avez effectué des paiements pour un ouvrage qui n'a pas été réalisé en raison de la situation financière du constructeur, vous ne pouvez pas déduire cet argent comme une perte en capital lors de l'exercice où l'impayé se produit. La réglementation exige que la créance soit effectivement éteinte ou que les délais et conditions légaux d'insolvabilité soient respectés. Tenter de comptabiliser la perte de manière prématurée pourrait entraîner un redressement incorrect auprès de l'Administration fiscale.
Ce qu'il convient de faire
Il est nécessaire de suivre l'état juridique et financier de l'entrepreneur. Vous devez vérifier si la situation s'inscrit dans une procédure de faillite, une remise de dette ou un processus d'exécution judiciaire. La déductibilité dépendra strictement du respect des exigences de la Loi de l'IRPF et de la Loi 22/2003. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière pour déterminer le moment exact où la créance permet l'imputation de la perte.
Questions fréquentes
- Puis-je déduire l'argent payé pour un ouvrage non réalisé la même année que l'impayé ?
- Non, l'impayé constitue une créance et n'est déductible que lorsque les conditions légales d'extinction ou d'insolvabilité sont remplies.
- Que se passe-t-il s'il y a une procédure judiciaire d'exécution ?
- La perte ne pourra être comptabilisée que si un an s'écoule sans que la créance ne soit satisfaite.