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Conformité LBC en Espagne 2026 : ce que votre entreprise doit savoir sur la réglementation anti-blanchiment

Le cadre espagnol de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) est l'un des plus exigeants d'Europe. Plus de 100 000 entités assujetties, des établissements financiers aux avocats, notaires, agents immobiliers et conseillers fiscaux, doivent maintenir des programmes de conformité à jour sous peine de sanctions dépassant un million d'euros et d'une responsabilité pénale personnelle pour les administrateurs. L'évaluation mutuelle FATF (GAFI) de l'Espagne publiée en 2023 a mis en évidence des lacunes concrètes dans l'effectivité des contrôles dans le secteur non financier et a fortement accru la pression de surveillance exercée par le SEPBLAC. De nombreuses entités assujetties disposent de manuels LBC obsolètes, de procédures KYC incomplètes ou de représentants SEPBLAC aux fonctions mal définies. Le nouveau paquet législatif européen LBC de 2024, comprenant un règlement LBC d'application directe, la 6AMLD et la création de l'autorité européenne AMLA, ajoute une couche supplémentaire d'exigences qui seront opposables avant la fin de 2026.

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BMC conçoit et met en oeuvre des programmes de conformité LBC complets adaptés au profil de risque spécifique de chaque client. Nous ne vendons pas de modèles types : nous construisons des programmes qui fonctionnent en pratique, qui résistent aux inspections SEPBLAC et qui sont mis à jour au fil de l'évolution de la réglementation. Notre équipe combine une connaissance technique approfondie de la réglementation LBC/FT avec une expérience pratique des inspections SEPBLAC et de la défense de clients devant le SEPBLAC et devant les juridictions pénales dans des procédures de blanchiment de capitaux.

  • La Loi 10/2010 soumet plus de 100 000 entités en Espagne à l'obligation de maintenir des programmes LBC/FT comprenant la vigilance KYC, l'identification des bénéficiaires effectifs et la déclaration au SEPBLAC, sous peine de sanctions allant jusqu'à 10 000 000 € (art. 52 Loi 10/2010).

  • 100 % des clients de BMC ont passé des inspections SEPBLAC sans incident grâce à des programmes documentés et maintenus à jour (données internes BMC, 2024).

  • L'évaluation mutuelle FATF 2023 de l'Espagne a relevé des lacunes de conformité matérielles dans le secteur non financier

    conseillers juridiques, comptables et immobiliers, déclenchant une intensification des inspections SEPBLAC (FATF Mutual Evaluation Spain 2023).

  • Le règlement européen LBC de 2024 est directement applicable sans transposition nationale et l'AMLA commencera la supervision directe de certaines entités sélectionnées en 2026 (Règlement (UE) 2024/1620).

Comment nous travaillons

Du premier contact à la clôture du dossier

  1. Diagnostic du programme LBC

    Nous auditons l'état actuel du programme de prévention LBC : manuel de prévention, politiques KYC, procédures de vigilance, système d'identification des bénéficiaires effectifs, désignation et fonctions du représentant SEPBLAC, et formation documentée du personnel. Nous remettons un rapport de lacunes classé par niveau de risque de sanction.

  2. Évaluation des risques LBC/FT

    Nous préparons l'évaluation des risques requise par la réglementation : cartographie des risques par type de client, produit ou service, canal de distribution et géographie. La cartographie des risques est le premier document demandé par le SEPBLAC lors de chaque inspection et le point de départ d'un programme de prévention efficace.

  3. Conception et mise en oeuvre du programme

    Nous rédigeons ou mettons à jour le manuel de prévention, les politiques KYC, les procédures de vigilance standard et renforcée, les critères relatifs aux personnes politiquement exposées (PPE), la politique d'acceptation des clients, les procédures de déclaration des opérations suspectes au SEPBLAC et le protocole de conservation des documents sur dix ans.

  4. Formation, maintenance et préparation aux inspections

    Nous formons le personnel et les organes de direction, désignons ou conseillons le représentant SEPBLAC, conduisons des révisions périodiques du programme et préparons l'entreprise aux inspections SEPBLAC par des inspections simulées et des revues des dossiers de conformité.

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Le problème

Le cadre espagnol de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) est l'un des plus exigeants d'Europe. Plus de 100 000 entités assujetties, des établissements financiers aux avocats, notaires, agents immobiliers et conseillers fiscaux, doivent maintenir des programmes de conformité à jour sous peine de sanctions dépassant un million d'euros et d'une responsabilité pénale personnelle pour les administrateurs. L'évaluation mutuelle FATF (GAFI) de l'Espagne publiée en 2023 a mis en évidence des lacunes concrètes dans l'effectivité des contrôles dans le secteur non financier et a fortement accru la pression de surveillance exercée par le SEPBLAC. De nombreuses entités assujetties disposent de manuels LBC obsolètes, de procédures KYC incomplètes ou de représentants SEPBLAC aux fonctions mal définies. Le nouveau paquet législatif européen LBC de 2024, comprenant un règlement LBC d'application directe, la 6AMLD et la création de l'autorité européenne AMLA, ajoute une couche supplémentaire d'exigences qui seront opposables avant la fin de 2026.

Notre solution

BMC conçoit et met en oeuvre des programmes de conformité LBC complets adaptés au profil de risque spécifique de chaque client. Nous ne vendons pas de modèles types : nous construisons des programmes qui fonctionnent en pratique, qui résistent aux inspections SEPBLAC et qui sont mis à jour au fil de l'évolution de la réglementation. Notre équipe combine une connaissance technique approfondie de la réglementation LBC/FT avec une expérience pratique des inspections SEPBLAC et de la défense de clients devant le SEPBLAC et devant les juridictions pénales dans des procédures de blanchiment de capitaux.

Processus

Comment nous procédons

1

Diagnostic du programme LBC

Nous auditons l'état actuel du programme de prévention LBC : manuel de prévention, politiques KYC, procédures de vigilance, système d'identification des bénéficiaires effectifs, désignation et fonctions du représentant SEPBLAC, et formation documentée du personnel. Nous remettons un rapport de lacunes classé par niveau de risque de sanction.

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Évaluation des risques LBC/FT

Nous préparons l'évaluation des risques requise par la réglementation : cartographie des risques par type de client, produit ou service, canal de distribution et géographie. La cartographie des risques est le premier document demandé par le SEPBLAC lors de chaque inspection et le point de départ d'un programme de prévention efficace.

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Conception et mise en oeuvre du programme

Nous rédigeons ou mettons à jour le manuel de prévention, les politiques KYC, les procédures de vigilance standard et renforcée, les critères relatifs aux personnes politiquement exposées (PPE), la politique d'acceptation des clients, les procédures de déclaration des opérations suspectes au SEPBLAC et le protocole de conservation des documents sur dix ans.

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Formation, maintenance et préparation aux inspections

Nous formons le personnel et les organes de direction, désignons ou conseillons le représentant SEPBLAC, conduisons des révisions périodiques du programme et préparons l'entreprise aux inspections SEPBLAC par des inspections simulées et des revues des dossiers de conformité.

100%
Clients ayant réussi les inspections SEPBLAC
'+150'
programmes LBC/FT mis en oeuvre
€1M
Sanction maximale évitable avec un programme correct
10 years
Durée minimale de conservation des documents KYC

Le SEPBLAC a mené une inspection inopinée. Grâce au programme mis en place par BMC, nous l'avons passée sans aucun problème. La documentation était parfaitement organisée et notre personnel savait exactement quoi dire et comment répondre. (cas anonymisé)

Francisco Garces Associé gérant, Asesores Patrimoniales del Mediterraneo, S.L.P.

Conformité LBC en Espagne : le cadre réglementaire que votre entreprise doit maîtriser

Le cadre juridique espagnol de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) repose sur la Loi 10/2010 du 28 avril et son règlement d’application, le Décret Royal 304/2014 du 5 mai, qui transposent les directives européennes successives en matière de lutte contre le blanchiment et établissent un système complet d’obligations pour un large éventail d’entités assujetties. Par-dessus ce socle national s’est édifié un ensemble croissant de réglementation européenne : la Sixième Directive Anti-Blanchiment (6AMLD), le nouveau règlement européen LBC adopté en 2024, qui s’applique directement en Espagne sans transposition nationale, et la création de l’Autorité européenne de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux (AMLA), opérationnelle depuis Francfort avec des pouvoirs de supervision directe sur certaines entités à haut risque à partir de 2026.

Comprendre précisément ce qu’exige ce cadre, à savoir qui est une entité assujettie, quelles mesures doivent être adoptées, quelle exposition à la surveillance existe et quelles sont les conséquences du non-respect, est le fondement pour construire un programme de conformité LBC qui fonctionne réellement plutôt que de n’exister que sur le papier.

Entités assujetties en vertu de l’article 2 de la Loi 10/2010

L’article 2 de la Loi 10/2010 définit le champ personnel de la réglementation LBC. Les principales catégories d’entités assujetties sont les suivantes :

CatégorieExemplesParticularités
Établissements de créditBanques, caisses d’épargne, coopératives de créditÉgalement soumis à la supervision prudentielle de la Banque d’Espagne
Compagnies d’assuranceAssurance vie, sociétés de réassuranceApplicable aux produits vie et liés à des investissements
Entreprises d’investissementAgences de valeurs, sociétés de gestion de portefeuilleInclut les EAF (sociétés de conseil financier)
Sociétés de gestion de fondsSGIIC, gestionnaires de fonds de pension, SICAVObligations KYC sur les investisseurs et fondateurs
Établissements de paiement et de monnaie électroniqueSociétés fintech de paiement, émetteurs de monnaie électroniqueSeuil d’identification réduit : 250 €
Promoteurs et agents immobiliersPromoteurs, agents immobiliers, consultants immobiliersAttention accrue du SEPBLAC depuis 2022
NotairesTous les notaires publics en EspagneObligations dans les actes sociétaires et les ventes immobilières
Avocats et représentants légauxDans les opérations de M&A, immobilier, gestion de fondsNe s’applique pas à la représentation contentieuse
Commissaires aux comptesTous les cabinets d’auditInclut les Big Four et les cabinets de taille intermédiaire
Conseillers fiscaux et comptablesCabinets fiscaux, consultants en économie, gestionnaires administratifsSeuil bas pour la déclaration des opérations
Casinos et jeux en ligneCasinos physiques, opérateurs de jeux en ligne agréésObligations spécifiques pour les opérations supérieures à 2 000 €
Prestataires de services aux sociétésSièges sociaux, agents de constitution de sociétés, administrateurs nominauxSecteur lacunaire identifié par la FATF 2023
Prestataires de services sur actifs cryptographiques (CASP)Exchanges, dépositaires, fournisseurs de portefeuillesNouvelles obligations LBC complètes en vertu de MiCA/règlement européen LBC

Déterminer si une activité spécifique relève du champ personnel de la loi n’est pas toujours évident, notamment pour les cabinets d’avocats combinant conseil et contentieux, ou pour les plateformes d’investissement alternatif gérant des capitaux privés. BMC réalise des analyses de périmètre pour les entreprises incertaines de leur statut d’entité assujettie.

Obligations fondamentales dans le cadre LBC espagnol

Une fois le statut d’entité assujettie confirmé, la Loi 10/2010 et le RD 304/2014 établissent un système d’obligations graduées que le programme LBC/FT doit couvrir intégralement :

Vigilance standard à l’égard de la clientèle (CDD)

Toutes les entités assujetties doivent identifier et vérifier l’identité de leurs clients avant d’établir la relation d’affaires ou avant d’exécuter des opérations occasionnelles supérieures à 1 000 € (250 € pour les établissements de paiement). La vérification requiert des documents originaux : carte d’identité nationale, NIE ou passeport pour les personnes physiques ; statuts et extrait du Registre du Commerce pour les personnes morales. Elle ne peut être remplacée par la déclaration du client lui-même.

La vigilance standard implique également de comprendre la nature de l’activité du client, l’origine des fonds devant être utilisés dans la relation et l’objet de la relation elle-même. Ces informations doivent être documentées et mises à jour tout au long de la durée de la relation.

Identification du bénéficiaire effectif

L’identification du bénéficiaire effectif génère le plus grand nombre d’échecs de conformité et fait l’objet du contrôle le plus intense lors des inspections SEPBLAC. Le bénéficiaire effectif est la personne physique qui détient ou contrôle en dernier ressort le client, en général toute personne qui détient directement ou indirectement plus de 25 % du capital social ou des droits de vote.

Pour les structures simples comportant deux ou trois associés personnes physiques, l’identification est relativement directe. La complexité surgit avec les structures de holding, la dispersion du capital, les fondations, les trusts, les comptes nominaux ou les contrats d’assurance avec bénéficiaires différés. Le registre des bénéficiaires effectifs du Registre du Commerce espagnol (créé en 2021) facilite la vérification, mais n’exonère pas l’entité assujettie de l’obligation de vérifier et de documenter activement le résultat.

Lorsque le bénéficiaire effectif ne peut être déterminé avec certitude, cela doit être explicitement consigné dans le dossier client et, selon le profil de risque, une vigilance renforcée ou un refus de la relation d’affaires peut s’imposer.

Vigilance renforcée : PPE et juridictions à haut risque

La vigilance renforcée est obligatoire lorsque le client, le produit ou l’opération présente un profil de risque élevé. Les cas les plus courants sont les suivants :

  • Personnes politiquement exposées (PPE) : hauts responsables publics, membres de leur famille immédiate et proches associés. La définition inclut expressément les ressortissants de pays tiers et les dirigeants d’organisations internationales. La vigilance renforcée pour les PPE requiert l’approbation de la direction générale pour ouvrir ou poursuivre la relation d’affaires, ainsi qu’une surveillance renforcée continue tout au long de celle-ci.

  • Clients de juridictions à haut risque : pays figurant sur les listes de juridictions non coopératives de la FATF, sur les listes de pays à haut risque de l’UE, ou sur les listes espagnoles de paradis fiscaux à des fins LBC. La vigilance renforcée requiert une vérification supplémentaire de l’origine des fonds et peut nécessiter une vérification en personne ou une confirmation par un tiers de confiance.

  • Opérations inhabituelles : opérations dont le volume, la nature ou la structure est inhabituel ou injustifié du point de vue d’une activité commerciale ou économique légitime. Cette catégorie requiert que le responsable de la conformité dispose d’une connaissance sectorielle suffisante pour identifier des schémas inhabituels dans le flux normal des affaires.

Déclaration des opérations suspectes au SEPBLAC

L’obligation de déclaration au SEPBLAC ne requiert pas une certitude quant au blanchiment de capitaux : des indices ou soupçons raisonnables sont suffisants. Les déclarations sont soumises via le système RCPBC du SEPBLAC et sont accompagnées de l’interdiction de divulgation : l’entité assujettie ne peut pas informer le client qu’une déclaration a été effectuée.

L’absence de déclaration constitue une infraction grave en vertu de la Loi 10/2010. Le fait de déclarer de bonne foi protège l’entité assujettie de toute responsabilité pénale pour complicité dans le blanchiment de capitaux, à condition qu’elle ait agi avec la diligence requise.

Outre les déclarations individuelles d’opérations suspectes, les entités assujetties doivent effectuer des déclarations périodiques au SEPBLAC sur certaines catégories d’opérations, notamment les déclarations de mouvements de fonds et, pour certains secteurs, des déclarations systématiques indépendamment de tout soupçon.

Représentant SEPBLAC et Organe de Contrôle Interne (OCI)

Toutes les entités assujetties doivent désigner un représentant SEPBLAC disposant d’une séniorité suffisante. Cette personne est l’interlocuteur de l’inspection, responsable des communications avec le SEPBLAC et de la certification de la conformité du programme auprès du régulateur.

La réglementation distingue le représentant SEPBLAC de l’Organe de Contrôle Interne (OCI), qui est l’organe interne, individuel ou collégial, responsable de la gestion opérationnelle du programme LBC : révision des dossiers clients, approbation de l’acceptation des clients à haut risque, instruction des alertes internes et décision d’escalade vers une déclaration SEPBLAC.

Pour les petites et moyennes entreprises, le représentant SEPBLAC et le responsable de l’OCI sont généralement la même personne. Pour les entités de plus grande taille, la séparation des fonctions et la constitution d’une équipe dédiée à la conformité LBC est une bonne pratique.

OCI interne vs OCI externalisé : les entités assujetties de plus grande taille constituent généralement une unité de conformité spécialisée en interne. Les entités de taille moyenne et plus petite, notamment les cabinets de services professionnels tels que les cabinets d’avocats et les conseillers fiscaux, peuvent externaliser les fonctions d’OCI à un prestataire spécialisé tout en conservant la responsabilité ultime et le représentant SEPBLAC en interne. BMC propose des services externalisés d’OCI et de représentant SEPBLAC pour les entités assujetties sans structure interne suffisante.

Le SEPBLAC : enregistrement, supervision et obligations formelles

Le SEPBLAC agit à la fois comme Unité de Renseignement Financier (URF) de l’Espagne et comme superviseur des entités assujetties du secteur non financier. Ses inspections ont augmenté de façon significative depuis 2022, avec un accent sur les secteurs identifiés comme déficients par l’évaluation FATF de 2023.

Les obligations formelles vis-à-vis du SEPBLAC comprennent :

  • Inscription au registre des entités assujetties pour les secteurs ne relevant pas d’un autre superviseur sectoriel
  • Déclarations périodiques sur certaines catégories d’opérations, indépendamment de tout soupçon
  • Disponibilité des documents lors des inspections : l’ensemble des documents du programme LBC et des dossiers clients doit être mis à disposition dans le délai spécifié dans l’avis d’inspection, qui peut être aussi court que 48 heures pour les inspections inopinées
  • Notification des changements de représentant SEPBLAC à chaque fois que la personne désignée change

Ce que le SEPBLAC demande en premier lors de chaque inspection :

  1. Évaluation des risques documentée et datée
  2. Manuel de prévention mis à jour (date de la dernière révision)
  3. Dossiers de vigilance des trois dernières années avec preuves de vérification du bénéficiaire effectif
  4. Registres de formation du personnel et des organes de direction
  5. Journal des opérations déclarées au SEPBLAC, ainsi que de celles envisagées mais non déclarées avec justification documentée
  6. Documentation relative au représentant SEPBLAC et à l’OCI

Évaluation mutuelle FATF 2023 de l’Espagne : principaux constats

L’évaluation mutuelle FATF de 2023 a reconnu la solidité du cadre juridique espagnol et l’action pénale active en matière d’infractions de blanchiment de capitaux, mais a identifié des faiblesses spécifiques de mise en oeuvre avec des conséquences directes pour les entités assujetties :

Conseillers juridiques et comptables : faibles taux de conformité en matière de CDD et sous-déclaration significative des opérations suspectes. Le recours au secret professionnel comme obstacle à la déclaration a été signalé comme une préoccupation spécifique. Les associations professionnelles d’avocats et d’économistes ont ensuite reçu des orientations plus précises sur les obligations de leurs membres.

Prestataires de services aux sociétés : lacunes dans la vérification des bénéficiaires effectifs pour la constitution de sociétés impliquant des structures de holding ou des arrangements nominaux.

Surveillance fondée sur les risques : la FATF a recommandé que les superviseurs sectoriels, notamment le SEPBLAC pour les secteurs sans autre régulateur, adoptent une approche de supervision plus clairement fondée sur les risques, concentrant les ressources d’inspection sur les entités assujetties et les types d’opérations présentant le risque le plus élevé.

En conséquence directe, le SEPBLAC a intensifié les inspections, publié des orientations de surveillance actualisées et renforcé ses exigences en matière de qualité des dossiers KYC. Les entreprises disposant de programmes LBC déficients ou obsolètes sont entrées dans un environnement de risque de sanction matériellement plus élevé depuis 2023.

Le paquet législatif européen LBC 2024 et l’AMLA

Le paquet législatif européen LBC adopté en 2024 est la réforme la plus significative de l’architecture LBC européenne depuis la Quatrième Directive en 2015 :

Application directe du règlement LBC

Le nouveau règlement LBC est un règlement européen, et non une directive, et s’applique donc directement et sans transposition dans tous les États membres. Ses dispositions en matière de vigilance, de bénéficiaire effectif et d’exigences de programme interne seront directement opposables aux entités assujetties espagnoles. Cela crée un chevauchement temporaire avec la Loi 10/2010 que les opérateurs doivent gérer avec soin jusqu’à ce que le législateur espagnol mette à jour le droit national.

L’AMLA : supervision directe depuis Francfort

L’Autorité de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux (AMLA) commencera ses opérations en 2025 et exercera une supervision directe sur certaines entités financières à haut risque sélectionnées à partir de 2026. Les critères de sélection comprennent le volume des opérations transfrontalières, le profil de risque sectoriel et les antécédents en matière d’infractions. Pour les entités assujetties du secteur non financier, l’AMLA exercera une supervision indirecte, en coordonnant les superviseurs nationaux et en établissant des normes techniques contraignantes.

Changements clés pour les entités assujetties

  • Extension aux CASP : les prestataires de services sur actifs cryptographiques relevant de MiCA deviennent des entités assujetties à part entière, soumises aux mêmes obligations de KYC et de déclaration que les établissements financiers traditionnels.
  • Renforcement des exigences en matière de bénéficiaire effectif : critères et méthodologies harmonisés pour l’identification des bénéficiaires effectifs dans les structures multicouches à travers l’UE.
  • Listes européennes de pays à risque : la Commission maintiendra des listes de pays à risque élevé et modéré avec des seuils de vigilance spécifiques, remplaçant le patchwork actuel de listes nationales et internationales.
  • Exigences minimales harmonisées pour les programmes : le règlement LBC établit le contenu minimal obligatoire des programmes LBC/FT, les normes techniques de l’AMLA fournissant des procédures détaillées, ce qui relève le plancher pour les programmes moins développés.

Conformité LBC intégrée : connexion entre LBC, conformité pénale et alerte éthique

Un programme de conformité LBC efficace ne peut pas être conçu comme un silo isolé. Les synergies avec d’autres cadres réglementaires sont directes :

La conformité pénale (article 31 bis du Code pénal espagnol) et le programme LBC partagent la même logique préventive : les deux visent à établir des contrôles empêchant la société d’être utilisée à des fins illicites et, si des infractions se produisent, permettant à la société de démontrer qu’elle avait adopté des mesures préventives adéquates. La cartographie des risques pénaux doit inclure le risque de complicité dans des infractions de blanchiment de capitaux comme risque prioritaire dans de nombreux secteurs.

Le canal d’alerte éthique requis par la Loi 2/2023 sert simultanément de mécanisme de signalement interne pour les violations du programme LBC, de canal de communication des soupçons ne remplissant pas le seuil de déclaration obligatoire au SEPBLAC, et de canal d’alerte pour l’OCI. Un dispositif d’alerte bien conçu intègre ces trois flux d’information dans un système unique géré avec les mêmes normes de confidentialité et de non-représailles.

La protection des données (RGPD/LOPDGDD) est également pertinente : les dossiers KYC contiennent des données personnelles des clients et des bénéficiaires effectifs dont le traitement doit être conforme au RGPD. La base juridique (obligation légale en vertu de la Loi 10/2010), les durées de conservation (dix ans), les mesures de sécurité et les droits des personnes concernées, limités dans le contexte LBC par l’interdiction de divulgation, doivent être correctement documentés dans les registres des activités de traitement.

Ce que produit un programme LBC correctement mis en oeuvre

Un programme de conformité LBC correctement mis en oeuvre génère des résultats concrets et mesurables :

  • Réussite des inspections SEPBLAC sans sanction, grâce à la qualité de la documentation et à la préparation du personnel.
  • Réduction du risque de responsabilité pénale pour les administrateurs et les dirigeants, qui peuvent démontrer que la société a adopté des mesures préventives raisonnables.
  • Accès à des clients et à des contreparties de meilleure qualité : les grands groupes d’entreprises et les établissements financiers exigent la preuve de programmes LBC opérationnels avant d’entrer en relation d’affaires.
  • Confiance réglementaire : un bon bilan de conformité SEPBLAC réduit la fréquence et l’intensité des inspections futures et facilite un engagement constructif sur des requêtes spécifiques.
  • Adaptation efficace au paquet européen LBC : un programme solide aujourd’hui constitue la base la plus efficace pour satisfaire aux nouvelles normes de l’AMLA sans tout reconstruire depuis zéro.

L’équipe de conformité LBC de BMC combine une expertise technique en réglementation LBC/FT avec une expérience concrète des inspections SEPBLAC et de la défense de clients dans des procédures pénales de blanchiment de capitaux. Contactez-nous pour une revue de votre programme sans engagement.

Sources et cadre réglementaire

FAQ

Questions fréquentes

L'article 2 de la Loi 10/2010 établit une liste étendue d'entités assujetties : les établissements de crédit (banques, caisses d'épargne), les compagnies d'assurance (branche vie), les entreprises d'investissement (ESI), les sociétés de gestion de fonds, les établissements de paiement, les promoteurs et agents immobiliers, les notaires, les avocats et représentants légaux dans des opérations spécifiques, les commissaires aux comptes, les conseillers fiscaux et comptables, les gestionnaires administratifs, les casinos et opérateurs de jeux en ligne, les prestataires de services aux sociétés, et depuis le règlement MiCA, les prestataires de services sur actifs cryptographiques (CASP). Si votre activité relève de l'une de ces catégories, vous êtes une entité assujettie quelle que soit la taille de votre entreprise.
Les entités assujetties doivent : (1) effectuer une vigilance standard à l'égard de la clientèle (CDD) : identifier et vérifier les clients et leurs bénéficiaires effectifs avant d'établir la relation d'affaires ; (2) appliquer une vigilance renforcée aux clients à haut risque, aux personnes politiquement exposées (PPE) et aux clients de juridictions à haut risque ; (3) surveiller la relation d'affaires de manière continue ; (4) déclarer les opérations suspectes au SEPBLAC via le système RCPBC ; (5) maintenir un représentant SEPBLAC disposant d'une séniorité suffisante et de fonctions clairement définies ; (6) conserver tous les documents KYC pendant une durée minimale de dix ans ; et (7) assurer une formation régulière du personnel sur les procédures LBC/FT et les indicateurs de risque.
Le SEPBLAC (Servicio Ejecutivo de la Comisión de Prevención del Blanqueo de Capitales e Infracciones Monetarias) est l'Unité de Renseignement Financier (URF) de l'Espagne et le superviseur des entités assujetties du secteur non financier. Il dispose de pouvoirs pour mener des inspections, demander des informations, proposer des sanctions et, dans les cas les plus graves, saisir le Ministère Public. Depuis 2022, le SEPBLAC a considérablement augmenté le nombre et l'intensité des inspections ciblant les agents immobiliers, les conseillers fiscaux et les avocats, secteurs dans lesquels l'évaluation mutuelle FATF de 2023 a identifié les lacunes de conformité les plus significatives.
L'évaluation mutuelle FATF 2023 de l'Espagne a reconnu la solidité du cadre juridique tout en identifiant des faiblesses matérielles dans la mise en oeuvre effective : les conseillers juridiques et comptables affichaient de faibles taux de conformité en matière de CDD et sous-déclaraient les opérations suspectes ; les prestataires de services aux sociétés présentaient des lacunes dans la vérification des bénéficiaires effectifs pour les structures multicouches ; et la surveillance fondée sur les risques nécessitait un renforcement dans plusieurs secteurs. En conséquence directe, le SEPBLAC a intensifié les inspections dans le secteur non financier et publié des orientations de surveillance fondées sur les risques actualisées. Les constats de la FATF définissent les domaines présentant le risque de sanction le plus élevé pour la période 2025-2027.
Le paquet législatif européen LBC de 2024 apporte trois changements majeurs pour les entités assujetties espagnoles : (1) le nouveau règlement LBC est directement applicable dans tous les États membres de l'UE sans transposition nationale : ses exigences en matière de vigilance et de programme seront juridiquement opposables sans attendre une action législative espagnole ; (2) la nouvelle autorité AMLA (Anti-Money Laundering Authority), dont le siège est à Francfort, supervisera directement les entités financières présentant le risque le plus élevé à partir de 2026 et établira des normes techniques contraignantes pour toutes les entités assujetties via une réglementation secondaire ; (3) le périmètre des entités assujetties est étendu aux CASP dans le cadre de MiCA et aux agents immobiliers traitant des biens de haute valeur, ces acteurs devant pour la première fois mettre en oeuvre des programmes LBC complets.
Le bénéficiaire effectif est la ou les personne(s) physique(s) qui détiennent ou contrôlent en dernier ressort le client. En règle générale, toute personne qui détient directement ou indirectement plus de 25 % du capital social ou des droits de vote est considérée comme bénéficiaire effectif. Pour les sociétés avec des structures de holding, des fondations ou des trusts, en particulier celles impliquant des juridictions offshore, l'identification peut nécessiter la remontée de plusieurs niveaux de propriété. Le registre des bénéficiaires effectifs du Registre du Commerce espagnol existe depuis 2021, mais sa consultation n'exonère pas l'entité assujettie de l'obligation de vérifier et documenter activement le résultat. L'absence d'identification et de documentation du bénéficiaire effectif est la violation la plus fréquemment sanctionnée lors des inspections SEPBLAC.
Oui, avec des limitations importantes. Le droit espagnol autorise l'externalisation des fonctions de l'Organe de Contrôle Interne (OCI) à un prestataire externe spécialisé, tel qu'un cabinet d'avocats ou un cabinet de conseil en conformité, à condition que l'entité assujettie conserve la responsabilité ultime et que le représentant SEPBLAC reste formellement au sein de l'entité. L'accord d'externalisation doit être documenté, avec des responsabilités contractuelles claires et des clauses de protection des données. BMC propose des services externalisés d'OCI et de représentant SEPBLAC pour les entités assujetties ne disposant pas d'une structure interne suffisante. Ce modèle est courant parmi les cabinets d'avocats de taille moyenne, les cabinets comptables et les agences immobilières soumis à la Loi 10/2010.
Les sanctions prévues par la Loi 10/2010 sont sévères. Les infractions très graves, telles que l'absence de procédures de vigilance ou le défaut de déclaration d'opérations suspectes, peuvent donner lieu à des amendes allant jusqu'à 10 000 000 € pour les établissements financiers, ou jusqu'à 5 000 000 € ou le double du bénéfice obtenu pour les autres entités assujetties. Les infractions graves peuvent entraîner des amendes allant jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel. Outre les sanctions financières, les administrateurs et dirigeants responsables de l'infraction peuvent être interdits d'exercer des fonctions de direction. Les infractions répétées peuvent conduire à la révocation de l'autorisation d'exercer. La responsabilité pénale personnelle des administrateurs est également possible dans les cas de facilitation délibérée du blanchiment de capitaux.

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Questions fréquentes

Questions sur Conformité LBC en Espagne 2026 : guide SEPBLAC et PBC | BMC

L'article 2 de la Loi 10/2010 établit une liste étendue d'entités assujetties : les établissements de crédit (banques, caisses d'épargne), les compagnies d'assurance (branche vie), les entreprises d'investissement (ESI), les sociétés de gestion de fonds, les établissements de paiement, les promoteurs et agents immobiliers, les notaires, les avocats et représentants légaux dans des opérations spécifiques, les commissaires aux comptes, les conseillers fiscaux et comptables, les gestionnaires administratifs, les casinos et opérateurs de jeux en ligne, les prestataires de services aux sociétés, et depuis le règlement MiCA, les prestataires de services sur actifs cryptographiques (CASP). Si votre activité relève de l'une de ces catégories, vous êtes une entité assujettie quelle que soit la taille de votre entreprise.
Les entités assujetties doivent : (1) effectuer une vigilance standard à l'égard de la clientèle (CDD) : identifier et vérifier les clients et leurs bénéficiaires effectifs avant d'établir la relation d'affaires ; (2) appliquer une vigilance renforcée aux clients à haut risque, aux personnes politiquement exposées (PPE) et aux clients de juridictions à haut risque ; (3) surveiller la relation d'affaires de manière continue ; (4) déclarer les opérations suspectes au SEPBLAC via le système RCPBC ; (5) maintenir un représentant SEPBLAC disposant d'une séniorité suffisante et de fonctions clairement définies ; (6) conserver tous les documents KYC pendant une durée minimale de dix ans ; et (7) assurer une formation régulière du personnel sur les procédures LBC/FT et les indicateurs de risque.
Le SEPBLAC (Servicio Ejecutivo de la Comisión de Prevención del Blanqueo de Capitales e Infracciones Monetarias) est l'Unité de Renseignement Financier (URF) de l'Espagne et le superviseur des entités assujetties du secteur non financier. Il dispose de pouvoirs pour mener des inspections, demander des informations, proposer des sanctions et, dans les cas les plus graves, saisir le Ministère Public. Depuis 2022, le SEPBLAC a considérablement augmenté le nombre et l'intensité des inspections ciblant les agents immobiliers, les conseillers fiscaux et les avocats, secteurs dans lesquels l'évaluation mutuelle FATF de 2023 a identifié les lacunes de conformité les plus significatives.
L'évaluation mutuelle FATF 2023 de l'Espagne a reconnu la solidité du cadre juridique tout en identifiant des faiblesses matérielles dans la mise en oeuvre effective : les conseillers juridiques et comptables affichaient de faibles taux de conformité en matière de CDD et sous-déclaraient les opérations suspectes ; les prestataires de services aux sociétés présentaient des lacunes dans la vérification des bénéficiaires effectifs pour les structures multicouches ; et la surveillance fondée sur les risques nécessitait un renforcement dans plusieurs secteurs. En conséquence directe, le SEPBLAC a intensifié les inspections dans le secteur non financier et publié des orientations de surveillance fondées sur les risques actualisées. Les constats de la FATF définissent les domaines présentant le risque de sanction le plus élevé pour la période 2025-2027.
Le paquet législatif européen LBC de 2024 apporte trois changements majeurs pour les entités assujetties espagnoles : (1) le nouveau règlement LBC est directement applicable dans tous les États membres de l'UE sans transposition nationale : ses exigences en matière de vigilance et de programme seront juridiquement opposables sans attendre une action législative espagnole ; (2) la nouvelle autorité AMLA (Anti-Money Laundering Authority), dont le siège est à Francfort, supervisera directement les entités financières présentant le risque le plus élevé à partir de 2026 et établira des normes techniques contraignantes pour toutes les entités assujetties via une réglementation secondaire ; (3) le périmètre des entités assujetties est étendu aux CASP dans le cadre de MiCA et aux agents immobiliers traitant des biens de haute valeur, ces acteurs devant pour la première fois mettre en oeuvre des programmes LBC complets.
Le bénéficiaire effectif est la ou les personne(s) physique(s) qui détiennent ou contrôlent en dernier ressort le client. En règle générale, toute personne qui détient directement ou indirectement plus de 25 % du capital social ou des droits de vote est considérée comme bénéficiaire effectif. Pour les sociétés avec des structures de holding, des fondations ou des trusts, en particulier celles impliquant des juridictions offshore, l'identification peut nécessiter la remontée de plusieurs niveaux de propriété. Le registre des bénéficiaires effectifs du Registre du Commerce espagnol existe depuis 2021, mais sa consultation n'exonère pas l'entité assujettie de l'obligation de vérifier et documenter activement le résultat. L'absence d'identification et de documentation du bénéficiaire effectif est la violation la plus fréquemment sanctionnée lors des inspections SEPBLAC.
Oui, avec des limitations importantes. Le droit espagnol autorise l'externalisation des fonctions de l'Organe de Contrôle Interne (OCI) à un prestataire externe spécialisé, tel qu'un cabinet d'avocats ou un cabinet de conseil en conformité, à condition que l'entité assujettie conserve la responsabilité ultime et que le représentant SEPBLAC reste formellement au sein de l'entité. L'accord d'externalisation doit être documenté, avec des responsabilités contractuelles claires et des clauses de protection des données. BMC propose des services externalisés d'OCI et de représentant SEPBLAC pour les entités assujetties ne disposant pas d'une structure interne suffisante. Ce modèle est courant parmi les cabinets d'avocats de taille moyenne, les cabinets comptables et les agences immobilières soumis à la Loi 10/2010.
Les sanctions prévues par la Loi 10/2010 sont sévères. Les infractions très graves, telles que l'absence de procédures de vigilance ou le défaut de déclaration d'opérations suspectes, peuvent donner lieu à des amendes allant jusqu'à 10 000 000 € pour les établissements financiers, ou jusqu'à 5 000 000 € ou le double du bénéfice obtenu pour les autres entités assujetties. Les infractions graves peuvent entraîner des amendes allant jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel. Outre les sanctions financières, les administrateurs et dirigeants responsables de l'infraction peuvent être interdits d'exercer des fonctions de direction. Les infractions répétées peuvent conduire à la révocation de l'autorisation d'exercer. La responsabilité pénale personnelle des administrateurs est également possible dans les cas de facilitation délibérée du blanchiment de capitaux.
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