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D'indépendant italien à résident fiscal espagnol : structure ta transition avec des chiffres, pas avec de l'intuition

Analyse et accompagnement technique pour indépendants italiens dépassant le seuil du régime forfettario (€85.000) et planifiant une transition fiscale efficace : SRL italienne, holding avec PEX (art. 87 TUIR), exit tax italien (art. 166 TUIR) et régime Beckham espagnol.

€85.000
Seuil forfettario italien (L. 197/2022, en vigueur 2026)
27,9%
IRES + IRAP effectifs sur bénéfice SRL vs 43% IRPEF marginal
24%
Taux Beckham jusqu'à €600.000 vs 47% régime général espagnol
4.8/5 sur Google · 50+ avis 25+ ans d'expérience 5 bureaux en Espagne 500+ clients
Évaluation rapide

Votre entreprise est-elle concernée ?

Ai-je dépassé ou suis-je sur le point de dépasser les €85.000 annuels du forfettario ?

Sais-je ce qui déclenche la sortie immédiate quand on franchit les €100.000 ?

Ai-je envisagé de constituer une SRL avant de planifier le déménagement en Espagne ?

Sais-je quelles plus-values latentes activeront l'art. 166 TUIR si je déménage ?

Mon profil professionnel est-il viable pour le régime Beckham espagnol ?

0 répondues sur 5 questions

Notre approche

Notre processus de transition indépendant italien → SRL → résident espagnol

01

Diagnostic fiscal du statut quo italien

Revue complète du régime forfettario actuel : coefficiente di redditività applicable selon le code ATECO (86% pour les activités de construction, ATECO 41-43), projection des seuils €85.000 et €100.000, et quantification précise de la charge combinée IRPEF + INPS Gestione Artigiani + IRAP en scénario de sortie du régime, comparée au scénario SRL.

02

Conception de la structure italienne (SRL ± holding)

Analyse du breakeven SRL (généralement €60-80k de bénéfice net annuel), conception de la structure sociétaire avec compenso amministratore déductible de l'IS, politique de dividendes avec ritenuta 26% définitive sur les distributions à personne physique (art. 27 DPR 600/1973), et fenêtre d'entrée holding avec PEX art. 87 TUIR quand la SRL opérationnelle atteint €500-800k de valeur.

03

Planification du transfert de résidence vers l'Espagne

Analyse et quantification de l'exit tax italien art. 166 TUIR sur les plus-values latentes (participations et actifs significatifs), option des 5 annuités intra-UE/EEA disponible sous ATAD I sans garantie, analyse de l'interaction avec la Convention de Double Imposition Italie-Espagne (BOE 22/12/1977), et gestion des notifications à l'Agenzia delle Entrate et à l'AEAT espagnole.

04

Entrée régime Beckham et accompagnement ongoing

Analyse d'éligibilité au régime spécial art. 93 LIRPF (24% jusqu'à €600.000, 47% au-delà), Modèle 149 dans les 6 mois suivant le début d'activité en Espagne, reformulation du profil professionnel si le statut d'indépendant édilice n'est pas éligible (administrateur de SL espagnole), et reporting annuel coordonné IT-ES pendant les 6 ans du régime.

Le défi

Franchir €85.000 de revenus annuels dans le régime forfettario italien déclenche la sortie du régime l'exercice suivant — et dépasser €100.000 au cours d'une même année provoque une uscita immediata à partir de l'opération qui franchit ce seuil. Le retour au régime ordinaire signifie un taux marginal IRPEF de 43%, auquel s'ajoutent les cotisations INPS Gestione Artigiani (24% des revenus nets + €4.460,64 de cotisation minimale fixe 2025-2026) et l'IRAP régionale : la charge fiscale et sociale combinée peut dépasser 55% du bénéfice. Déménager en Espagne sans structurer correctement la sortie italienne déclenche l'exit tax de l'art. 166 TUIR sur les plus-values latentes — et fait perdre l'opportunité de consolider d'abord une SRL opérationnelle à 27,9% d'imposition effective avant de planifier le transfert de résidence.

Notre solution

La transition se structure en trois horizons coordonnés. Premier horizon : constitution d'une SRL italienne quand la facturation le justifie — IRES 24% + IRAP 3,9% effectifs, soit 27,9% vs 43% d'IRPEF marginal, avec un breakeven à partir de €60-80k de bénéfice annuel. Deuxième horizon : mise en place d'une holding italienne avec accès à la PEX art. 87 TUIR (95% d'exonération restaurée par le Decreto Fiscale 38/2026) quand la SRL opérationnelle atteint €500-800k de valorisation. Troisième horizon : transfert de résidence fiscale vers l'Espagne avec maîtrise de l'exit tax art. 166 TUIR (5 annuités intra-UE sous ATAD I) et entrée dans le régime Beckham à 24% jusqu'à €600.000. L'ensemble est coordonné avec un confrère fiscal italien pour garantir la conformité dans les deux juridictions.

La structuration fiscale pour les indépendants italiens dépassant le plafond du forfettario est l'un des dossiers de planification transfrontalière les plus techniques que BMC traite régulièrement. Franchir €85.000 de revenus annuels déclenche la sortie du régime forfettario — et dépasser €100.000 déclenche une sortie immédiate à partir de l'opération qui franchit ce seuil. Le retour au régime ordinaire expose à un taux IRPEF marginal de 43%, à l'INPS Gestione Artigiani (24% + €4.460,64 fixe), et à l'IRAP régionale : une charge combinée qui peut dépasser 55%. La réponse ne consiste pas à freiner la croissance — elle consiste à structurer la transition en trois horizons : SRL italienne, holding avec PEX art. 87 TUIR, et résidence espagnole avec régime Beckham à 24%.

Pourquoi sortir du forfettario sans planification préalable peut coûter la moitié du bénéfice

Le régime forfettario (L. 197/2022) est attractif jusqu’à €85.000 de revenus annuels : impôt substitutif à 15% (ou 5% les cinq premières années), pas de TVA à facturer aux clients italiens, pas d’IRAP, et cotisations INPS réduites de 35%. C’est un régime conçu pour la croissance. Mais le franchissement des seuils génère une rupture brutale, non une transition progressive.

Prenons un indépendant en secteur édilice (ATECO 41-43, coefficiente di redditività 86%) avec €110.000 de revenus bruts. En régime forfettario, son revenu imposable serait €94.600 (86% de €110.000) et son impôt substitutif à 15% serait €14.190. Mais il a franchi €100.000 au cours de l’exercice, ce qui déclenche l’uscita immediata : à partir de l’opération ayant dépassé le seuil, il bascule dans le régime ordinaire. Les factures au-delà du seuil doivent inclure la TVA, le revenu est calculé selon les règles IRPEF standard, et la charge se décompose en : IRPEF marginal 43% sur la tranche supérieure + INPS Gestione Artigiani 24% + cotisation minimale €4.460,64 + IRAP régionale entre 3,5% et 4,82% selon la région. L’addition fiscale et sociale peut absorber 55 à 58% du bénéfice net.

La tentation de rester sous le plafond en refusant des contrats est la réponse la plus fréquente et la moins efficace. Elle fige la croissance sans résoudre le problème structurel. La réponse correcte — constituer une SRL italienne avant de franchir les seuils critiques — est souvent repoussée par la peur de la complexité administrative, mais le calcul économique est implacable : à partir de €60-80k de bénéfice annuel, la SRL est plus avantageuse que le régime ordinaire pour une personne physique.

Déménager en Espagne sans structurer d’abord la sortie italienne ajoute une couche de risque supplémentaire : l’art. 166 TUIR impose les plus-values latentes sur les participations au moment du transfert de résidence, ce qui peut générer une facture fiscale sur des gains non encore réalisés si des participations sociales ont été constituées sans anticipation de l’exit tax.

Notre processus de transition indépendant italien → SRL → résident espagnol

Notre intervention commence systématiquement par un diagnostic fiscal du statut quo italien. Nous calculons le coefficiente di redditività applicable à l’activité (86% pour le secteur édilice, mais variant de 40% pour le commerce en gros à 78% pour les professions intellectuelles), projetons le franchissement des seuils €85.000 et €100.000 sur les 12 prochains mois, et quantifions la charge combinée IRPEF + INPS + IRAP dans le scénario de sortie du forfettario. Ce diagnostic est la base de toute décision : sans les chiffres précis de la situation spécifique, toute recommandation serait générique et potentiellement erronée.

La deuxième phase est la conception de la structure italienne. Pour les profils dont le bénéfice annuel dépasse €60-80k, la SRL s’impose. Nous concevons la structure sociétaire avec une politique de compenso amministratore déductible (optimisation de la répartition entre salaire d’administrateur et dividendes), une politique de dividendes intégrant la ritenuta définitive de 26% (art. 27 DPR 600/1973), et, si la valorisation de la SRL opérationnelle commence à atteindre €500-800k, l’analyse de la fenêtre holding avec accès à la PEX art. 87 TUIR. La PEX — Participation Exemption avec 95% d’exonération sur les plus-values de cession restaurée par le Decreto Fiscale 38/2026 — est le mécanisme qui permet à une structure holding de gérer l’accumulation de valeur sans charge fiscale immédiate sur les dividendes intersociétés ni sur les plus-values de cession.

Le troisième horizon est la planification du transfert de résidence vers l’Espagne. Nous quantifions l’exposition à l’exit tax art. 166 TUIR (différence entre valeur de marché des participations et coût fiscal au jour du transfert), examinons l’option des 5 annuités intra-UE disponible sous ATAD I pour les transferts vers l’Espagne (membre de l’UE), et analysons l’interaction avec la CDI Italie-Espagne (BOE 22/12/1977) pour les dividendes futurs et les plus-values sur cession. Une fois le cadre italien sécurisé, nous gérons l’entrée dans le régime Beckham espagnol (art. 93 LIRPF) et le Modèle 149 dans les 6 mois suivant le début d’activité en Espagne.

L’ensemble de ce parcours est coordonné avec un confrère fiscal italien pour garantir la conformité dans les deux juridictions simultanément, notamment pendant la période de double résidence transitoire.

Cadre réglementaire : forfettario, IRES, art. 87/166 TUIR, CDI Italie-Espagne, Beckham

Régime forfettario (L. 197/2022 et antérieurs) : le régime s’applique aux personnes physiques exerçant une activité d’entreprise, artistique ou professionnelle dont les revenus de l’année précédente n’ont pas dépassé €85.000. Le taux substitutif est de 15% (ou 5% les cinq premières années d’activité). Les seuils sont contrôlés par l’Agenzia delle Entrate sur la base des déclarations annuelles (Modello Redditi PF). La source normative primaire est l’art. 1, commi 54-89, della L. 23 dicembre 2014, n. 190 (legge di stabilità 2015), tel que modifié par les lois de finances successives, consultable sur normattiva.it.

IRES et IRAP sur SRL (TUIR et D.Lgs. 446/1997) : l’IRES (Imposta sul Reddito delle Società) frappe le bénéfice de la SRL à 24%. L’IRAP (Imposta Regionale sulle Attività Produttive) s’applique à 3,9% (taux standard, certaines régions appliquent un taux majoré ou réduit). Le taux effectif combiné sur le bénéfice résiduel dans la SRL est de 27,9% — contre 43% d’IRPEF marginal + 24% d’INPS pour une personne physique en régime ordinaire.

PEX art. 87 TUIR (Decreto Fiscale 38/2026) : la Participation Exemption exonère 95% des plus-values sur cession de participations qualifiées. L’art. 87 TUIR pose quatre conditions : (1) détention en immobilisation financière depuis au moins 12 mois ; (2) société participée résidant fiscalement hors d’un paradis fiscal (liste des États coopératifs publiée par l’OCDE et transposée en droit italien) ; (3) activité économique effective dans la société participée ; (4) classement en immobilisation financière dès le premier bilan après acquisition. Le Decreto Fiscale 38/2026 a corrigé la réduction à 50% introduite par la L. 199/2025 en restaurant le taux d’exonération à 95%.

Exit tax art. 166 TUIR (ATAD I — D.Lgs. 147/2015) : applicable aux personnes physiques et aux sociétés résidentes en Italie qui transfèrent leur siège ou leur résidence dans un autre État. Pour les personnes physiques, l’assiette inclut les plus-values latentes sur participations significatives (généralement >25% dans des sociétés non cotées). Pour les transferts vers l’UE ou l’EEE, l’option des 5 annuités sans intérêts ni garantie est disponible conformément à l’art. 166 TUIR tel que modifié par le D.Lgs. 147/2015 (transposant la Directive ATAD I 2016/1164/UE). La source normative italienne est consultable sur normattiva.it sous l’art. 166 du D.P.R. 917/1986 (TUIR).

CDI Italie-Espagne (BOE 22/12/1977) : la convention suit le modèle OCDE de l’époque. Les dividendes versés par une SRL italienne à un résident espagnol sont soumis à une ritenuta italienne plafonnée par la convention (15% en règle générale ; 5% si le bénéficiaire détient au moins 25% du capital). L’excédent de ritenuta par rapport au plafond conventionnel peut être récupéré via les formulaires de remboursement de l’Agenzia delle Entrate. La double imposition résiduelle est résolue par le mécanisme de crédit d’impôt en Espagne.

Régime Beckham (art. 93 LIRPF, Loi 28/2022) : le régime spécial pour impatriés impose les revenus de source espagnole à 24% jusqu’à €600.000 et à 47% au-delà, pour l’année d’arrivée et les cinq exercices suivants. Il exige que le contribuable n’ait pas résidé en Espagne au cours des cinq exercices précédents, et que le déplacement soit motivé par un contrat de travail ou une nomination en tant qu’administrateur.

Résultats typiques : charge fiscale effective avant vs après structuration

La comparaison la plus parlante est celle d’un indépendant édilice avec €150.000 de revenus bruts annuels, basé à Milan, planifiant un transfert vers Valence dans les 18 prochains mois.

ScénarioCharge fiscale effective
Régime ordinaire IT (IRPEF + INPS + IRAP)~55-58% du bénéfice net
SRL italienne (IRES 24% + IRAP 3,9%)~27,9% sur bénéfice SRL
SRL IT + résidence ES Beckham (24% IRPF sur compenso)~28-32% global consolidé
Régime général ES sans structuration (IRPF 45-47%)~47-50% sur revenus ES

La structuration SRL + Beckham permet typiquement de réduire la charge fiscale effective de 25 à 28 points de pourcentage par rapport au régime ordinaire italien, et de 15 à 20 points par rapport au régime général espagnol sans optimisation. Sur 6 exercices de régime Beckham avec €150.000 de revenus annuels, l’économie cumulée par rapport au régime général espagnol dépasse fréquemment €120.000 — un ratio bénéfice/coût de conseil très favorable.

Il faut noter que ces projections dépendent fortement du profil spécifique : nature de l’activité, présence ou non de participations latentes soumises à l’exit tax, régime matrimonial et patrimoine familial, et capacité à reformuler le statut professionnel pour accéder au régime Beckham. C’est pourquoi le diagnostic initial avec chiffres précis est une condition préalable à toute projection.

Ce que comprend notre service de structuration fiscale pour indépendants italiens

Notre service couvre l’intégralité du parcours, de l’analyse du statut quo italien jusqu’à la conformité annuelle coordonnée IT-ES en régime Beckham :

  • Diagnostic complet du forfettario : coefficiente di redditività, projection seuils, quantification charge IRPEF+INPS+IRAP vs scénario SRL
  • Conception et constitution SRL italienne : structure sociétaire, compenso amministratore, politique dividendes, coordination avec notaire et commercialista italien
  • Analyse holding et PEX art. 87 TUIR : faisabilité, conditions d’accès, calendrier d’entrée optimal
  • Quantification et gestion exit tax art. 166 TUIR : valorisation participations, option 5 annuités intra-UE, déclaration de transfert à l’Agenzia delle Entrate
  • Planification régime Beckham espagnol : analyse éligibilité, Modèle 149, reformulation profil si nécessaire
  • Reporting ongoing coordonné IT-ES : déclarations annuelles dans les deux juridictions, coordination confrère italien, gestion CDI Italie-Espagne

Pour une vision détaillée du régime Beckham espagnol, consultez notre service Loi Beckham. Pour la planification de l’exit tax espagnol lors d’un retour futur ou d’un transfert vers une tierce juridiction, consultez notre service Exit Tax. La méthodologie d’analyse des conventions de double imposition est présentée dans notre guide de référence sur la CDI Allemagne-Espagne 2011, qui illustre le cadre interprétatif que BMC applique systématiquement aux conventions bilatérales espagnoles.

Contactez notre équipe pour démarrer le diagnostic fiscal de votre situation italienne et obtenir une projection chiffrée sur les trois horizons de transition.

Livrables

Ce que comprend notre service de structuration fiscale pour indépendants italiens

Diagnostic fiscal du régime forfettario

Coefficiente di redditività, projection franchissement seuils, quantification charge IRPEF+INPS+IRAP vs scénario SRL

Conception SRL italienne (avec/sans holding)

Structure sociétaire optimale, breakeven, compenso amministratore, politique dividendes 26%

Analyse de l'exit tax italien art. 166 TUIR

Quantification plus-values latentes, option 5 annuités intra-UE, interaction CDI Italie-Espagne

Planification du régime Beckham espagnol

Analyse éligibilité, Modèle 149, reformulation profil si applicable

Accompagnement ongoing coordonné IT-ES

Reporting annuel, coordination confrère italien, double résidence transitoire

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Responsable du service

Lucia Mendez Ortega

Associate — Département Fiscal

Master en Conseil Fiscal, ICADE Licence en Droit, Université de Salamanque
FAQ

Questions fréquentes sur la transition indépendant italien → Espagne

Le régime forfettario (L. 197/2022) prévoit deux mécanismes de sortie. Le premier est la sortie ordinaire : si les revenus annuels dépassent €85.000 à la clôture de l'exercice, le régime cesse de s'appliquer dès l'exercice suivant. Le second est la sortie immédiate (uscita immediata) : si, au cours d'un même exercice, les revenus dépassent €100.000 à la date d'une opération spécifique, la sortie est effective à partir de cette opération — toutes les factures émises au-delà devront inclure la TVA et seront soumises au régime ordinaire. La planification est donc essentielle dès que le carnet de commandes annuel commence à approcher ces seuils, typiquement 3 à 6 mois avant la fin de l'exercice.
Dans la grande majorité des cas où l'activité italienne se poursuit après le déménagement, la SRL est pratiquement incontournable. Le breakeven se situe généralement à partir de €60-80k de bénéfice net annuel. La comparaison est éloquente : en régime ordinaire, un indépendant avec €120.000 de revenus nets supporte IRPEF 43% marginal + INPS 24% + €4.460,64 fixe + IRAP régionale, soit une charge effective dépassant souvent 55%. Une SRL avec compenso amministratore bien structuré supporte IRES 24% + IRAP 3,9% sur le bénéfice résiduel, soit 27,9% d'imposition effective. Le coût de constitution (1.500-2.500€ de frais notariaux) est récupéré en quelques mois d'économies fiscales à ce niveau de revenus.
La Participation Exemption (PEX) de l'art. 87 TUIR exonère 95% des plus-values réalisées sur la cession de participations qualifiées, sous réserve de quatre conditions cumulatives : détention d'au moins 12 mois, classification comme immobilisation financière, société participée non résidente dans un paradis fiscal, et exercice d'une activité économique effective. Le Decreto Fiscale 38/2026 a restauré le taux d'exonération à 95% après la réduction temporaire à 50% introduite par la L. 199/2025. Le point d'entrée optimal pour une structure holding avec PEX se situe généralement quand la SRL opérationnelle atteint €500-800k de valorisation — en deçà, les coûts de structuration ne sont pas compensés par l'économie fiscale sur les distributions.
L'art. 166 TUIR impose les plus-values latentes sur les participations significatives et autres actifs d'entreprise lors du transfert de résidence fiscale hors d'Italie. La base imposable est la différence entre la valeur de marché à la date du transfert et le coût fiscal historique des participations. Pour les transferts vers un État membre de l'UE ou de l'EEE (dont l'Espagne), le Decreto Legislativo 147/2015 transposant ATAD I permet d'échelonner le paiement en 5 annuités égales sans intérêts et sans obligation de garantie bancaire. Cette option est automatiquement disponible — il suffit de la demander dans la déclaration des revenus de l'année du transfert. En l'absence de structuration préalable, l'exit tax peut représenter une charge inattendue de plusieurs dizaines de milliers d'euros calculée sur des gains latents non encore réalisés.
Les deux régimes sont complémentaires mais indépendants et s'appliquent à des moments différents du parcours fiscal. L'art. 166 TUIR italian liquide (ou échelonne) la charge fiscale sur les plus-values latentes italiennes au moment du changement de résidence — c'est une obligation italienne qui précède l'entrée en Espagne. Le régime Beckham espagnol (art. 93 LIRPF) régit la fiscalité des revenus générés après l'établissement de la résidence en Espagne. Point important pour le profil édilice ou artisan : le statut d'indépendant en construction ne bénéficie généralement pas du régime Beckham en tant que tel, car l'activité exercée localement en Espagne ne satisfait pas le critère de revenus principalement de source étrangère. La reformulation en administrateur d'une SL espagnole cliente de la SRL italienne est le schéma le plus courant pour accéder au périmètre subjectif de l'art. 93 LIRPF.
La Convention de Double Imposition Italie-Espagne (BOE 22/12/1977, modèle OCDE de l'époque) régit l'allocation des droits d'imposition entre les deux États. Sur les dividendes versés par une SRL italienne à un résident espagnol, la ritenuta italienne est plafonnée à 15% en règle générale et à 5% si le bénéficiaire détient au moins 25% du capital — la double imposition résiduelle est résolue par le mécanisme de crédit d'impôt en Espagne. Sur les plus-values issues de la cession de participations, la convention attribue en principe le droit d'imposition à l'État de résidence du cédant (Espagne après transfert), avec des exceptions notables à l'art. 13 notamment pour les sociétés à prépondérance immobilière. La coordination entre droit conventionnel, droit interne italien et régime Beckham espagnol exige une lecture conjointe — un manquement peut générer une double imposition non prévue ou une exposition à l'art. 166 TUIR sur des actifs initialement non anticipés.
L'inscription à l'INPS Gestione Artigiani e Commercianti (24% des revenus nets + €4.460,64 de cotisation minimale fixe 2025-2026) prend fin avec la radiation de l'Albo degli Artigiani et l'annulation de l'inscription à la Camera di Commercio italienne. Ces démarches sont distinctes du changement de résidence fiscale et doivent être coordonnées avec la clôture de l'activité d'indépendant en Italie. En Espagne, une nouvelle inscription au RETA (Régimen Especial de Trabajadores Autónomos) ou au régime général de la Sécurité Sociale (si le profil est reformulé en administrateur) sera requise. Les droits à la retraite acquis en Italie sont préservés et coordonnés automatiquement via le Règlement UE 883/2004 — l'Italie et l'Espagne totalisent les périodes de cotisation pour le droit à pension, sans double cotisation ni perte de droits.
L'analyse technique initiale est facturée entre 2.500€ et 4.000€ + TVA selon la complexité patrimoniale, le nombre de juridictions impliquées et le volume des participations à valoriser pour l'exit tax. Il n'y a pas de retainer obligatoire : le client reçoit un rapport détaillé avec les chiffres de sa situation spécifique et décide librement de poursuivre l'accompagnement sur les phases suivantes (constitution SRL, structuration holding, gestion du transfert de résidence). L'accompagnement complet sur les trois horizons (SRL + exit tax + Beckham) est typiquement structuré en deux ou trois phases facturées séparément, permettant au client de valider chaque étape avant d'engager la suivante.
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