Espagne vs Portugal pour la résidence fiscale HNW 2026 : Beckham s'impose quand le NHR n'existe plus
Comparatif complet entre la loi Beckham (Espagne) et les régimes NHR-éteint et IFICI (Portugal) pour la relocalisation fiscale des HNW en 2026. Tableau, exemples chiffrés et matrice de décision.
Loi Beckham — Espagne (art. 93 LIRPF)
Avantages
- ✓ Taux fixe de 24 % sur les revenus d'activité de source espagnole jusqu'à 600 000 €
- ✓ Éligibilité large — salariés, entrepreneurs, nomades numériques, certains dirigeants
- ✓ Revenus de source étrangère non imposés en Espagne pendant les 6 ans du régime
- ✓ Impôt sur la fortune limité aux actifs situés en Espagne — patrimoine international préservé
- ✓ Régime politiquement stable — en vigueur depuis 2004, renforcé par la loi Startups 2022
- ✓ Horizon de planification de 6 ans clair et prévisible
Inconvénients
- ✗ Accès limité aux conventions de double imposition en qualité de résident plein
- ✗ Aucune déduction personnelle ou familiale applicable sous le régime spécial
- ✗ Revenus du capital de source espagnole imposés à 24 % (vs 19-28 % en régime général)
- ✗ Perte du régime avec effet rétroactif au 1er janvier de l'exercice en cas de manquement
IFICI — Portugal (successeur du NHR)
Avantages
- ✓ Taux fixe de 20 % sur les revenus de source portugaise pour les catégories qualifiées
- ✓ Accès complet au réseau de conventions fiscales du Portugal en tant que résident
- ✓ Coût de la vie inférieur à celui de Madrid ou de Barcelone
- ✓ Absence d'impôt sur la fortune nette au Portugal
Inconvénients
- ✗ Éligibilité extrêmement restreinte — limitée à la R&D certifiée, l'enseignement supérieur et certains profils tech qualifiés sous tutelle d'autorités spécifiques
- ✗ Aucun filet de sécurité pour ceux qui ne qualifient pas — taux IRS ordinaire jusqu'à 48 %
- ✗ Incertitude réglementaire — régime récent, critères administratifs en cours de consolidation
- ✗ Charge de conformité plus élevée pour obtenir la certification institutionnelle
Notre avis
Pour le profil HNW standard en 2026 — dirigeant, fondateur, professionnel libéral ou nomade numérique avec des revenus supérieurs à 100 000 € — la loi Beckham espagnole est le choix dominant face à l'IFICI. Le Portugal a fermé le NHR en octobre 2023 (annonce gouvernementale d'octobre 2023, formalisée par Lei 24-D/2022 puis Lei 56/2023) et son successeur, l'IFICI, est délibérément étroit : il exclut la grande majorité des profils qui venaient auparavant au Portugal sous NHR. Le taux Beckham est légèrement supérieur (24 % vs 20 %) mais l'éligibilité est incomparablement plus large, le régime plus mature et l'avantage patrimonial supplémentaire significatif. L'écart de 4 points s'absorbe rapidement grâce à une friction d'accès moindre et à une certitude accrue. Seuls les profils qui qualifient véritablement pour l'IFICI — chercheurs institutionnels, enseignants universitaires, professionnels tech certifiés — peuvent justifier une analyse comparée en faveur du Portugal.
Espagne vs Portugal pour la résidence fiscale HNW en 2026
Pendant près d’une décennie, le choix entre l’Espagne et le Portugal pour la relocalisation des personnes à haute valeur patrimoniale (HNW) était un vrai débat entre deux régimes équivalents : la loi Beckham espagnole et le NHR (Non-Habitual Resident) portugais. Les deux offraient des taux réduits fixes, les deux attiraient capitaux et talents internationaux, et la décision finale reposait souvent sur les préférences de mode de vie, l’infrastructure de services et le coût de la vie.
Cet équilibre n’existe plus. En octobre 2023, le Portugal a fermé le NHR aux nouvelles inscriptions (Lei 56/2023, de 6 de outubro — Orçamento do Estado para 2024). Son successeur, l’IFICI (Incentivo Fiscal à Investigação Científica e Inovação), est délibérément étroit : conçu pour un segment très spécifique de chercheurs institutionnels, d’enseignants universitaires et de professionnels tech certifiés. La grande majorité des profils HNW qui alimentaient la demande NHR — dirigeants, entrepreneurs, nomades numériques, investisseurs passifs, retraités étrangers — ne qualifient pas pour l’IFICI.
En 2026, la situation est asymétrique : quiconque recherche une base fiscale structurellement privilégiée dans la Péninsule ibérique dispose, en pratique, d’une seule option d’accès large : l’Espagne et la loi Beckham.
Le NHR tel qu’il était — et ce que le Portugal a perdu
Le régime Non-Habitual Resident, introduit par le Decreto-Lei 249/2009 (Diário da República, 23 de setembro de 2009), est devenu l’outil de politique fiscale le plus économiquement réussi du Portugal des deux dernières décennies. Ses caractéristiques définitoires :
- Un taux fixe de 20 % sur les revenus de source portugaise provenant d’activités à “haute valeur ajoutée” — une liste large incluant dirigeants, architectes, ingénieurs, médecins, avocats, enseignants et bien d’autres.
- Exonération totale sur les revenus passifs de source étrangère (dividendes, intérêts, plus-values, pensions privées) lorsque le pays source avait une convention fiscale avec le Portugal et que les revenus y étaient imposables — la fameuse méthode “exempt” qui rendait le Portugal irrésistible pour les retraités d’Europe du Nord et les HNW investis mondialement.
- Une durée de 10 ans à compter de la première année de résidence portugaise.
- Éligibilité très large : toute personne n’ayant pas été résident fiscal portugais au cours des 5 années précédentes et prenant résidence au Portugal pouvait opter pour ce régime.
Le NHR a attiré des centaines de milliers d’inscrits entre 2009 et 2023, transformant Lisbonne, Porto, l’Algarve et des destinations comme Comporta ou Cascais en destinations de premier plan pour les HNW européens et américains.
La fermeture a été provoquée par des pressions politiques internes — le NHR a été désigné comme facteur d’inflation immobilière — et par des critiques de partenaires européens sur l’érosion de base taxable. Les titulaires NHR inscrits avant la date de clôture conservent leur statut jusqu’à l’expiration des 10 ans (grandfathering estimé jusqu’en 2033 environ pour les derniers inscrits).
L’IFICI — le successeur étroit du NHR au Portugal
L’IFICI a été introduit par la Lei 56/2023, de 6 de outubro (Orçamento do Estado para 2024, art. 58.º modifiant le Código do IRS) comme substitut officiel du NHR. Le contraste avec son prédécesseur est saisissant.
Qui qualifie pour l’IFICI (Lei 56/2023, catégories définies par décret d’application — actualisations réglementaires 2026 à confirmer sur le portail AT portugais)
L’IFICI est réservé aux personnes exerçant des activités au Portugal dans l’une des catégories suivantes :
- Chercheurs engagés dans des projets de R&D reconnus par les autorités scientifiques portugaises (FCT ou agences reconnues équivalentes)
- Enseignants de l’enseignement supérieur dans des universités ou instituts polytechniques portugais accrédités
- Professionnels tech qualifiés au sein d’entreprises certifiées par l’autorité compétente (définie par décret d’application — vérifiez auprès de l’AT portugaise ou d’un conseiller fiscal portugais agréé)
- Certaines catégories d’investissement et d’activités d’innovation à valeur ajoutée définies par voie réglementaire
Taux applicable et durée
- Taux fixe de 20 % sur les revenus nets de source portugaise correspondant à l’activité qualifiante.
- Durée : 10 ans selon la Lei 56/2023 (confirmez si des modifications 2025-2026 ont altéré cette durée auprès d’un conseiller fiscal portugais).
- Les revenus passifs de source étrangère (dividendes, intérêts) ne bénéficient pas automatiquement de l’exonération globale qui existait sous le NHR — le traitement dépend de la CDI applicable et de la structure des revenus.
Ce que l’IFICI n’est pas
L’IFICI n’est pas un tapis rouge général pour les HNW. Il n’existe pas d’équivalent IFICI pour :
- Les dirigeants d’entreprises privées sans lien avec la recherche ou l’innovation certifiée
- Les entrepreneurs qui ne relèvent pas des critères étroits d‘“innovation qualifiée”
- Les nomades numériques travaillant pour des clients étrangers
- Les investisseurs passifs et rentiers
- Les retraités sur des pensions de sources étrangères
Pour tous ces profils, le Portugal en 2026 n’offre que le régime IRS ordinaire avec des taux marginaux de 28 à 48 %.
La loi Beckham en 2026 — le régime qui perdure
Le Régime spécial des travailleurs impatriés — universellement connu sous le nom de loi Beckham — est codifié à l’article 93 de la LIRPF espagnole et est en vigueur de manière ininterrompue depuis 2004. La loi Startups (Ley 28/2022) a sensiblement élargi son périmètre, ajoutant les entrepreneurs, les nomades numériques et les professionnels de R&D+i aux catégories éligibles.
Fonctionnement du régime
- Un taux fixe de 24 % sur tous les revenus d’activité de source espagnole jusqu’à 600 000 € par an. Au-delà de ce seuil, le taux monte à 47 % — identique à l’IRPF général pour cette tranche.
- Les revenus de source étrangère ne sont pas imposés en Espagne pendant la période spéciale — l’impatrié n’est pas traité comme un résident soumis à obligation personnelle illimitée.
- Les revenus passifs de source étrangère (dividendes, intérêts, plus-values) ne sont pas inclus dans la base imposable espagnole.
- Impôt sur la fortune : applicable uniquement aux actifs situés en Espagne (obligation réelle), pas sur le patrimoine mondial.
- Durée : l’année civile du transfert plus les 5 années suivantes — 6 exercices fiscaux au total.
Qui qualifie en 2026
Quatre grands profils peuvent accéder à la loi Beckham :
- Salariés transférés en Espagne par un employeur espagnol ou étranger, y compris le télétravail depuis l’Espagne pour des employeurs non-résidents (nomades numériques).
- Dirigeants de sociétés détenant moins de 25 % du capital de l’entité employeuse (sans plafond de participation pour les startups).
- Entrepreneurs développant une activité certifiée comme entrepreneuriale par l’ENISA.
- Professionnels hautement qualifiés liés à des entreprises émergentes ou à des activités de R&D+i, à condition que plus de 40 % de leurs revenus proviennent de ces activités.
Condition universelle : ne pas avoir été résident fiscal en Espagne au cours des 5 exercices précédant le transfert. La demande est déposée via le Formulaire 149 (Modelo 149) dans les 6 mois suivant le début de l’activité.
Durabilité politique du régime
Contrairement au NHR — supprimé sous pression politique malgré son succès économique — la loi Beckham présente un profil de stabilité nettement supérieur. Plus de deux décennies de fonctionnement continu, le renforcement législatif de 2022, l’alignement avec la politique espagnole d’attraction des talents et la faible polarisation politique autour du régime rendent une abrogation brutale improbable.
Le grand tableau comparatif : Beckham × NHR-éteint × IFICI
| Dimension | Loi Beckham (Espagne) | NHR-éteint (Portugal) | IFICI (Portugal) |
|---|---|---|---|
| Taux sur revenus de source locale | 24 % fixe | 20 % fixe | 20 % fixe |
| Revenus passifs de source étrangère | Non imposés en Espagne | Exonérés (méthode exempt) | Dépend du CDI applicable (sous IFICI, les revenus passifs étrangers ne bénéficient pas de l’exonération globale du NHR — confirmez le traitement avec un conseiller fiscal portugais) |
| Éligibilité — largeur | Très large (salariés, founders, nomades, dirigeants) | Très large (tout non-résident préalable) | Très étroite (R&D, enseignement, tech certifié) |
| Durée | 6 ans | 10 ans | 10 ans (Lei 56/2023) |
| Accès aux CDI | Limité — l’Espagne peut ne pas reconnaître comme résident du CDI | Accès complet au réseau CDI portugais | Accès complet en tant que résident portugais |
| Impôt sur la fortune sur actifs internationaux | Aucun (seulement actifs en Espagne) | Aucun (pas d’IP nette au Portugal) | Aucun (pas d’IP nette au Portugal) |
| Droits de succession / donation | ISD régional applicable aux biens en Espagne | Pas de droits de succession au Portugal (supprimés 2004) | Pas de droits de succession au Portugal |
| Complexité d’accès | Modérée — Formulaire 149, traitable par BMC en quelques semaines | Faible-modérée (lorsque disponible) | Élevée — certification institutionnelle requise |
| Disponibilité en 2026 | Actif, largement accessible | Fermé aux nouvelles inscriptions (grandfathering jusqu’en ~2033) | Actif mais très restrictif |
| Stabilité du régime | Élevée — 20+ ans, renforcé 2022 | Supprimé (exemple de risque réglementaire) | Incertaine — régime récent |
| Pénalité de sortie anticipée | Perte rétroactive au 1er janvier de l’exercice | Pas de pénalité directe (statut NHR perdu) | Conditions de sortie définies par décret d’application — vérifiez auprès d’un conseiller fiscal portugais |
| Abattements personnels/familiaux | Non applicables sous Beckham | Applicables comme résident ordinaire | Applicables comme résident ordinaire |
| Idéal pour | Dirigeants, founders, nomades numériques, HNW internationaux | (Plus disponible pour les nouveaux inscrits) | Chercheurs, enseignants universitaires, tech certifié en institution |
Exemple pratique : fondateur tech avec revenus passifs
Profil : Karl, 42 ans, fondateur d’une startup technologique. Honoraires de conseil à sa société espagnole : 120 000 € bruts. Dividendes de fonds de capital-risque enregistrés au Luxembourg : 150 000 €.
Scénario A : Espagne avec la loi Beckham
- Revenus de conseil (source espagnole) : 120 000 € × 24 % = 28 800 €
- Dividendes de fonds luxembourgeois (source étrangère) : 0 € — non imposés en Espagne sous le régime spécial
- Total de l’impôt : 28 800 € (taux effectif global sur 270 000 € : 10,7 %)
- Impôt sur la fortune : uniquement sur les actifs situés en Espagne. Fonds détenus en dépôt luxembourgeois : 0 € d’IP.
Scénario B : Portugal avec l’IFICI
- Karl, en tant que fondateur de startup technologique sans lien avec la R&D institutionnelle certifiée, ne qualifie probablement pas pour l’IFICI selon les catégories définies par le décret d’application de la Lei 56/2023 — confirmez la classification exacte auprès d’un conseiller fiscal portugais agréé.
- S’il ne qualifie pas : IRS ordinaire portugais. Revenus de conseil imposés au taux marginal de 45–48 % sur la tranche de 120 000 €.
- Dividendes luxembourgeois : la CDI Portugal-Luxembourg peut réduire la retenue à la source, mais le Portugal les impose à 28 % comme revenus de capitaux.
- Impôt estimé : ~65 000–75 000 € — plus du double de Beckham.
Scénario C : NHR (référence historique — plus disponible)
- Si Karl avait enregistré le NHR avant la fermeture : revenus de conseil portugais à 20 % = 24 000 €. Dividendes luxembourgeois : exonérés sous la méthode exempt. Total : ~24 000 €.
- Cette option n’existe plus pour les nouveaux résidents en 2026.
Conclusion de l’exemple
La loi Beckham offre à Karl une économie de plus de 35 000 € par an par rapport à la meilleure alternative disponible au Portugal aujourd’hui. Sur 6 ans, le différentiel cumulé dépasse 210 000 €.
Matrice de décision par profil
| Profil | Recommandation 2026 | Raison |
|---|---|---|
| Dirigeant / C-suite international | Beckham (Espagne) | Éligibilité directe, taux 24 %, IP territoriale |
| Founder / entrepreneur tech | Beckham (Espagne) | IFICI ne couvre pas le profil founder générique ; Beckham couvre les startups ENISA |
| Nomade numérique / freelance distant | Beckham (Espagne) | Loi Startups 2022 l’inclut expressément ; Portugal sans alternative pour ce profil |
| Investisseurs passifs / rentiers | Beckham (Espagne) pour revenus d’activité ; analyser Italie/Grèce pour revenus purement passifs | Beckham exonère les revenus passifs étrangers ; NHR plus disponible |
| Retraité UE sur pension publique étrangère | Au cas par cas (analyse CDI) | Pensions publiques souvent imposables uniquement dans le pays d’origine sous les CDI |
| Chercheur ou enseignant universitaire | IFICI (Portugal) si la position institutionnelle le permet | Seul cas où IFICI concurrence directement Beckham |
| UHNW avec >10 M€ d’actifs étrangers | Flat-tax italienne ou analyse au cas par cas | Forfait italien de 100 000 € peut être plus efficace pour les revenus passifs étrangers très élevés |
| Administrateur de société espagnole | Beckham (Espagne) si <25 % de participation ou startup | Accès direct si les conditions sont remplies |
Autres régimes européens de référence pour les HNW en 2026
Le comparatif Espagne/Portugal ne couvre pas l’ensemble du paysage :
- Italie — Regime dei Neoresidenti : Forfait annuel de 100 000 € sur l’ensemble des revenus de source étrangère, quelle qu’en soit l’importance. Les revenus italiens sont imposés aux taux ordinaires. Très efficace pour les UHNW disposant de revenus passifs étrangers très élevés où le forfait est très inférieur à un taux proportionnel. Durée : 15 ans.
- Grèce — Non-Dom : Forfait de 100 000 €/an pendant 15 ans, avec extension familiale. Investissement minimum de 500 000 € en Grèce requis. Moins d’infrastructure de services financiers qu’en Espagne ou en Italie.
- Chypre — Non-Dom : Pas d’impôt sur les dividendes et plus-values pour les non-domiciliés. Présence physique minimale de 60 jours/an. Hors espace Schengen ; utile pour les structures de holding, moins adapté aux professionnels actifs cherchant une mobilité européenne complète.
- Malte — Statut de résident : Minimum 25 000 €/an sur les revenus rapatriés à Malte. Efficace pour les structures offshore + holding, moins pour la résidence personnelle à plein temps.
Pour la plupart des profils qui ciblaient auparavant le NHR portugais, la loi Beckham espagnole reste le point de départ naturel : le périmètre d’accès le plus large, le régime le plus mature, l’infrastructure de conseil la plus développée et la qualité de vie des villes espagnoles.
Foire aux questions (FAQ)
Puis-je bénéficier de la loi Beckham si je travaille à distance pour une entreprise étrangère depuis l’Espagne ?
Oui. Depuis la loi Startups (Ley 28/2022), le télétravail depuis l’Espagne pour un employeur ou client établi hors d’Espagne est expressément inclus à l’article 93 de la LIRPF. La condition essentielle est que l’employeur soit une entité non résidente en Espagne et que l’activité soit principalement exercée sur le territoire espagnol. Cela couvre les nomades numériques sous visa de nomade numérique (Ley 14/2013) et les professionnels distants avec tout type de contrat de travail ou de prestation de services pour des entités étrangères.
Combien de temps ai-je pour déposer la demande Beckham après mon arrivée en Espagne ?
Le délai est de 6 mois calendaires à compter du début de l’activité professionnelle ou commerciale en Espagne, tel qu’établi à l’article 116 du Règlement de l’IRPF (Décret royal 439/2007). Ce délai est absolument improrrogable. La demande est déposée via le Formulaire 149 (Modelo 149) auprès de l’AEAT.
Puis-je passer du Portugal à l’Espagne et accéder à la loi Beckham ?
Oui, à condition de ne pas avoir été résident fiscal espagnol au cours des 5 exercices précédant votre transfert en Espagne. Avoir été résident fiscal au Portugal — sous NHR, IFICI ou régime ordinaire — n’affecte pas la condition de non-résidence préalable espagnole de 5 ans. La planification du calendrier précis du transfert est cruciale pour s’assurer que la fenêtre de 5 ans est clairement satisfaite avant le début de l’activité économique en Espagne.
Le Portugal va-t-il rétablir le NHR à l’avenir ?
Il n’existe aucun signal politique en ce sens en 2026. Le gouvernement qui a supprimé le NHR a fait face à une critique interne intense concernant l’inflation immobilière, et un rétablissement aurait un coût politique significatif. L’IFICI représente la réponse délibérée du Portugal : attirer l’innovation et les talents scientifiques sans l’effet de masse du NHR sur le marché immobilier. Pour la planification 2026, il n’est pas prudent de miser sur un rétablissement du NHR.
Y a-t-il des droits de succession en Espagne sous la loi Beckham ?
L’Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones (ISD) en Espagne est de compétence régionale et s’applique aux biens situés en Espagne ou lorsque le défunt ou le bénéficiaire est résident fiscal en Espagne. Un impatrié sous régime Beckham, en tant que résident fiscal espagnol, est soumis à l’ISD sur les biens hérités quelle que soit leur localisation. Cependant, plusieurs communautés autonomes (Madrid, Murcie, Îles Baléares, Andalousie, Galice) ont réduit l’ISD à des niveaux quasi symboliques pour les transmissions directes entre membres de la famille. Le Portugal a supprimé les droits de succession entre membres de la famille directe en 2004 — c’est un avantage réel et persistant du Portugal.
Le Formulaire 720 (déclaration de biens à l’étranger) s’applique-t-il sous Beckham ?
Oui. Le Modelo 720 (déclaration informative des biens à l’étranger) s’applique à tous les résidents fiscaux espagnols, et un impatrié sous régime Beckham est résident fiscal espagnol à ces fins. Cependant, la Cour de justice de l’UE a jugé en 2022 que certains aspects du régime de sanctions du Modelo 720 étaient incompatibles avec le droit européen, et les sanctions ont été significativement modérées. L’obligation déclarative subsiste, mais les conséquences d’un manquement sont moins sévères qu’avant 2022. BMC gère de manière routinière les déclarations Modelo 720 pour tous ses clients sous régime Beckham.
Note légale : Ce contenu est informatif et ne se substitue pas à un conseil fiscal individualisé. Les taux, délais et conditions peuvent évoluer avec les changements législatifs.
Sources : Art. 93 LIRPF (BOE-A-2006-20764, Ley 35/2006, modifiée par BOE-A-2022-21739 Ley 28/2022) ; Real Decreto 439/2007 (art. 113-120) ; Ley 28/2022 Startups (BOE-A-2022-21739) ; Decreto-Lei 249/2009 Portugal (Diário da República, 23 setembro 2009) ; Lei 56/2023 Portugal (Diário da República n.º 193/2023, 6 outubro 2023).
Questions fréquentes
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