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Les victimes d'escroquerie ne pourront déduire la perte patrimoniale que si elles remplissent des conditions spécifiques

La détermination du moment où une victime d'escroquerie peut comptabiliser la perte patrimoniale dans sa déclaration de revenus a suscité des doutes sur l'application de la réglementation de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). La Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé les scénarios dans lesquels ce préjudice économique est fiscalement déductible.

Ce qu'a résolu la DGT

La consultation analyse si l'escroquerie subie, en générant un droit de créance contre l'escroc, permet d'imputer la perte patrimoniale de manière immédiate en cas de non-paiement. Le critère de la DGT établit que le simple défaut de paiement ne produit pas automatiquement une perte patrimoniale à des fins fiscales.

Pour que la perte soit imputable, l'une des circonstances suivantes doit être réunie :

  • Une remise de dette (quita) intervient dans le cadre d'une procédure collective.
  • Un an s'est écoulé depuis le début d'une procédure judiciaire d'exécution sans que la créance n'ait pu être satisfaite.

Si ces conditions ne sont pas remplies, il ne convient pas de comptabiliser la perte patrimoniale lors de l'exercice correspondant, même si l'argent n'a pas été récupéré.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous avez été victime d'une escroquerie et que vous souhaitez réduire votre base imposable de l'IRPF par la déduction de la perte patrimoniale, vous devez tenir compte du fait que le droit de créance résultant n'est pas suffisant en soi. La réglementation exige que la créance soit considérée comme irrécouvrable selon des conditions strictes de temporalité ou de résolution de la dette.

Cela implique que, si la procédure judiciaire d'exécution contre l'escroc est récente ou n'a pas atteint le délai d'un an, l'Administration fiscale ne reconnaîtra pas le préjudice économique comme une perte déductible lors de cet exercice fiscal.

Ce qu'il convient de faire

Il est nécessaire d'assurer un suivi rigoureux des délais procéduraux des actions judiciaires entreprises pour récupérer le capital perdu. L'imputation correcte de la perte dépendra de la preuve de la remise de dette ou du respect du délai d'un an dans la procédure d'exécution. Il est recommandé d'évaluer chaque situation juridique et procédurale afin de déterminer l'exercice fiscal exact auquel la déduction pourra être appliquée.

Questions fréquentes

Puis-je déduire l'escroquerie l'année même où le non-paiement survient ?
Non, vous devez attendre qu'un an d'exécution judiciaire se soit écoulé ou qu'une remise de dette en procédure collective intervienne.
Que se passe-t-il si l'escroc n'a pas de biens mais qu'il n'y a pas de procédure judiciaire ?
S'il n'existe pas de procédure d'exécution judiciaire ou collective, les conditions pour la déduction ne sont pas remplies.
Rescrit officiel V5346-26
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