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Les aides pour les soins dentaires et ophtalmologiques non pris en charge par la Sécurité sociale ne seront pas imposées

Le traitement de la santé par le biais de prestations économiques de l'entreprise a fait l'objet d'une analyse par l'Administration fiscale. La nature de ces aides détermine si l'employé doit les inclure dans sa base imposable de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) ou si, au contraire, elles bénéficient d'une exonération.

Ce qu'a décidé la DGT

La Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé que les aides destinées à couvrir des frais de maladie qui ne sont pas pris en charge par le Service de Santé ou la Mutuelle correspondante ne constituent pas un revenu imposable. Pour que cette exonération soit applicable, la prestation doit avoir pour objectif principal le traitement ou le rétablissement de la santé du travailleur.

Cependant, la résolution établit deux limites claires à l'exonération :

  • Si l'aide a pour finalité d'atténuer la situation économique du bénéficiaire plutôt que de fournir une assistance sanitaire, elle sera considérée comme un revenu du travail soumis à l'impôt.
  • Si la prestation couvre des frais qui ont déjà été pris en charge par le Service de Santé, ce montant sera imposé comme un revenu du travail.

Ce que cela signifie pour vous

Pour le travailleur, cela implique que les aides de l'entreprise pour des concepts spécifiques, tels que les traitements dentaires ou ophtalmologiques que la Sécurité sociale ne prend pas en charge, peuvent être reçues intégralement sans affecter sa charge fiscale. Néanmoins, il est fondamental que l'aide soit strictement liée à la nécessité médicale et non à une compensation économique générale.

Pour les entreprises, ce critère impose la responsabilité de vérifier la nature de l'aide. Il est nécessaire de constater que la prestation est effectivement destinée au rétablissement de la santé et qu'elle ne fait pas double emploi avec des couvertures déjà existantes dans le système public afin d'éviter des erreurs dans l'application des retenues à la source.

Ce qu'il convient de faire

Il est nécessaire d'analyser la structure des politiques d'avantages sociaux de l'entreprise. Pour assurer la bonne application de l'exonération, il convient de documenter que les aides sont destinées à couvrir des frais médicaux non pris en charge par la Sécurité sociale. Chaque cas doit être évalué individuellement pour confirmer que la finalité de la prestation est strictement sanitaire et non de nature compensatoire économique.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si l'aide concerne une dépense déjà couverte par la Sécurité sociale ?
Dans ce cas, l'aide n'est pas exonérée et doit être imposée comme un revenu du travail.
Les aides à la santé peuvent-elles être considérées comme un revenu si elles ne sont pas destinées à un traitement médical ?
Oui, si la finalité est d'atténuer la situation économique du travailleur et non de fournir une assistance sanitaire, elles sont imposables à l'IRPF.
Rescrit officiel V5370-26
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