La plus-value sur la vente d'actions sera attribuée au véritable propriétaire des titres
La détermination de la personne qui doit être imposée sur une plus-value découlant de la vente d'actions est un point critique dans la gestion du patrimoine familial. Récemment, la Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé le critère permettant d'identifier le sujet passif correct dans les situations où la titularité formelle auprès de l'entité financière ne correspond pas à la propriété réelle des actifs.
Ce qu'a résolu la DGT
L'administration a établi que les gains et pertes en capital doivent être attribués à la personne qui détient la propriété effective des biens. Cela signifie que le critère de propriété réelle prévaut sur la titularité formelle qui apparaît dans les registres bancaires.
Dans le cas analysé, la question était de savoir si un gain réalisé par la vente d'actions sur un compte dont la titularité formelle appartenait à une fille, mais dont la gestion était effectuée par la mère en qualité de représentante ou personne autorisée, devait être imputé à la fille. La DGT conclut que la gestion par un tiers est un indice de titularité qui peut être réfuté. Pour que le gain soit imputé à la fille, il est nécessaire de prouver de manière irréfutable qu'elle était la véritable propriétaire des actions par tout moyen de preuve admis par le droit.
Ce que cela signifie pour vous
Ce critère impacte directement les personnes qui gèrent des comptes de mineurs ou de membres de la famille sans capacité d'agir. S'il existe une divergence entre la personne figurant sur le relevé bancaire et le véritable propriétaire des fonds ou des valeurs, l'Agence Tributaire recherchera la réalité économique du fait.
L'application de la Loi 35/2006 sur l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) et de la Loi 58/2003 Générale Tributaire implique que la simple apparence dans les registres de l'entité financière ne garantit pas l'imputation correcte de l'impôt. Si l'administration détecte que le titulaire formel n'est pas le propriétaire réel, elle exigera que le gain soit déclaré par celui qui possède effectivement le patrimoine.
Ce qu'il convient de faire
En présence d'actifs dont la titularité formelle ne correspond pas à la propriété réelle, il est fondamental de disposer d'une documentation étayant la nature de la propriété. Dans les situations de gestion de comptes de mineurs ou de personnes sous représentation, la capacité à démontrer la propriété effective est la seule voie pour garantir que l'imputation des plus-values soit correcte et pour éviter des sanctions pour une déclaration erronée.
Questions fréquentes
- Le fait que le compte bancaire soit au nom d'une personne suffit-il pour qu'elle soit imposée sur ses gains ?
- Pas nécessairement ; l'administration peut enquêter pour savoir si la propriété réelle appartient à une autre personne.
- Comment peut-on démontrer la propriété réelle des actions ?
- Par tout moyen de preuve admis par le droit qui atteste de la propriété effective.