Une entreprise effectuant des acquisitions intracommunautaires d'emballages en plastique non réutilisables pour les revendre en Espagne s'interroge sur l'application de l'exonération ou le remboursement de la taxe si ces emballages sont destinés à des usages spécifiques (médicaments, dispositifs médicaux, etc.). La DGT précise que, si la destination n'est pas connue lors de l'achat, l'exonération ne peut être appliquée directement, mais l'entreprise est en droit de solliciter le remboursement de la taxe dès lors qu'elle justifie de la destination exonérée.
Question posée Concernant la taxe spéciale sur les emballages en plastique non réutilisables, la consultante souhaite savoir si les emballages qu'elle acquiert, qu'elle conserve dans ses entrepôts et qu'elle revend ultérieurement à des clients qui les destinent à assurer la fonction de confinement, de protection, de manipulation, de distribution et de présentation de médicaments, de dispositifs médicaux, d'aliments à usage médical spécial, de préparations pour nourrissons à usage hospitalier ou de déchets dangereux d'origine sanitaire, relèvent des cas d'exonération régis par l'article 75 de la réglementation régissant la taxe spéciale sur les emballages en plastique non réutilisables, ou quant à la possibilité qu'elle a de récupérer la taxe exigible lors de l'acquisition intracommunautaire de ceux-ci par la voie des déductions ou des remboursements prévus par ladite loi.
La société ne peut appliquer l'exonération de l'article 75 car elle ne connaît pas la destination des emballages lors de l'acquisition. Toutefois, conformément à l'article 81.1.e), les acquéreurs qui ne sont pas des assujettis et qui justifient que la destination des produits est celle d'emballages pour médicaments, dispositifs médicaux, aliments à usage médical spécial, préparations pour nourrissons à usage hospitalier ou déchets dangereux d'origine sanitaire, ont le droit de demander le remboursement de la taxe payée.