Fiscalité à Dubaï pour les Espagnols: IS 9 %, free zones et ce que l'Espagne peut réclamer
Dubaï est devenu une destination récurrente dans les conversations sur l'optimisation fiscale internationale. Les promesses sont attractives: sans impôt sur le revenu des personnes physiques, IS de 9 % (auparavant 0 %), free zones avec des taux de 0 % pour les activités qualifiées, et un réseau d'infrastructures de premier niveau. Ce qu'on mentionne rarement, c'est la complexité réelle de structurer une présence à Dubaï qui soit fiscalement efficiente et qui résiste à un examen de l'AEAT ou de l'OCDE: les Economic Substance Regulations exigent une présence réelle; le système CRS d'échange automatique d'informations permet à l'AEAT de connaître les comptes bancaires et structures en UAE; l'impôt complémentaire Pillar Two à 15 % s'applique aux groupes dépassant 750 M€ de revenus; et si l'entrepreneur maintient sa résidence en Espagne, la société à Dubaï ne résout rien.
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Le problème
Dubaï est devenu une destination récurrente dans les conversations sur l'optimisation fiscale internationale. Les promesses sont attractives: sans impôt sur le revenu des personnes physiques, IS de 9 % (auparavant 0 %), free zones avec des taux de 0 % pour les activités qualifiées, et un réseau d'infrastructures de premier niveau. Ce qu'on mentionne rarement, c'est la complexité réelle de structurer une présence à Dubaï qui soit fiscalement efficiente et qui résiste à un examen de l'AEAT ou de l'OCDE: les Economic Substance Regulations exigent une présence réelle; le système CRS d'échange automatique d'informations permet à l'AEAT de connaître les comptes bancaires et structures en UAE; l'impôt complémentaire Pillar Two à 15 % s'applique aux groupes dépassant 750 M€ de revenus; et si l'entrepreneur maintient sa résidence en Espagne, la société à Dubaï ne résout rien.
Notre solution
Chez BMC, nous conseillons les entrepreneurs espagnols qui envisagent de s'établir à Dubaï ou de transférer leur résidence aux UAE avec une approche technique: nous analysons la viabilité réelle de la structure selon l'activité, les revenus et les liens avec l'Espagne, vérifions le respect des Economic Substance Regulations, structurons la coordination avec l'exit tax espagnol en cas de transfert de résidence, et gérons la conformité fiscale dans les deux juridictions.
Comment nous procédons
Analyse de viabilité et structure
Nous évaluons quelle activité sera développée à Dubaï, si cette activité remplit les conditions de qualifying income dans une free zone ou si elle est soumise au taux général de 9 %, quels Economic Substance Regulations s'appliquent, et si la structure résiste au test de substance réelle. Nous quantifions l'économie fiscale nette en tenant compte de tous les coûts.
Constitution et conformité aux UAE
Nous gérons la constitution de l'entité dans la free zone ou dans le mainland UAE, l'ouverture de compte bancaire (processus non trivial pour les non-résidents aux UAE), l'enregistrement aux fins du Corporate Tax, et la demande de visa de résidence ou golden visa si l'entrepreneur transfère sa résidence.
Coordination fiscale Espagne-UAE
Nous gérons la coordination entre la fiscalité espagnole et celle des UAE: application de la convention de double imposition, déclaration de l'exit tax si applicable, obligations d'information maintenues en Espagne (modèle 720 pour les actifs aux UAE dépassant 50 000 € par catégorie), prix de transfert entre l'entité aux UAE et les sociétés liées en Espagne, et conformité Pillar Two si le groupe dépasse les seuils.
Dubaï attire de plus en plus d’entrepreneurs espagnols cherchant à optimiser leur structure fiscale internationale. La réalité du système fiscal des UAE en 2024 est plus nuancée que les discussions simplistes sur «zéro impôt»: depuis juin 2023, il existe un IS de 9 % (0 % en dessous de 102 000 € de bénéfice), les free zones offrent 0 % sur les qualifying income, et les Economic Substance Regulations exigent une présence réelle.
Le système fiscal UAE en 2024: la réalité
Corporate Income Tax: introduit en juin 2023. Taux général de 9 % sur le bénéfice net supérieur à AED 375 000 (environ 102 000 €). En dessous, taux de 0 %. Pour les free zones avec qualifying income: taux de 0 % si les conditions de substance sont remplies.
Pas d’IRPF personnel: les résidents des UAE ne paient pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques. Les dividendes et plus-values perçus personnellement ne sont pas imposés aux UAE.
Pas de retenue à la source: les dividendes versés par des sociétés UAE à leurs actionnaires ne sont pas soumis à retenue à la source aux UAE.
Le piège de la substance: pourquoi une coquille ne suffit pas
Les Economic Substance Regulations exigent que les sociétés UAE qui exercent certaines activités démontrent une substance réelle: direction effective locale, employés qualifiés sur place, dépenses opérationnelles effectives. Une société-boîte aux lettres sans employés ni activité réelle s’expose à des sanctions et à la remise en cause des avantages de la convention fiscale par l’AEAT espagnole.
Ce que l’AEAT peut réclamer
Si vous restez résident fiscal en Espagne tout en contrôlant une société aux UAE, les règles de transparence fiscale internationale espagnoles (art. 100-116 LIS) peuvent attribuer les revenus passifs de la société UAE à votre base imposable espagnole. La société aux UAE n’est utile fiscalement que si elle génère des revenus d’activité réelle et que vous avez transféré votre résidence fiscale aux UAE.
Pillar Two: l’impôt minimum mondial
Pour les groupes espagnols dépassant 750 M€ de revenus consolidés, l’impôt complémentaire Pillar Two (15 % minimum mondial) s’applique en Espagne depuis 2024. Une filiale aux UAE avec un taux effectif de 0 % sera «rechargée» jusqu’à 15 % par la règle espagnole UTPR/IIR. Cela réduit considérablement l’intérêt d’une structure UAE pour les groupes de grande taille.
Ce qui vient ensuite
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Planification fiscale intégrale
Optimisez votre charge fiscale avec une stratégie complète : impôt sur le revenu, sociétés, fiscalité internationale et territoires spéciaux.
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Conseil aux entreprises
De la constitution à la cession : nous accompagnons les entrepreneurs à chaque étape du cycle de vie de leur entreprise.
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Conseil juridique intégral
Droit commercial, droit du travail, conformité et protection des données : une équipe juridique pluridisciplinaire pour couvrir tous vos besoins.
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