Les entreprises immobilières devront appliquer une augmentation salariale de 3 % en 2026
La Direction générale du Travail (Dirección General de Trabajo) a publié au Boletín Oficial del Estado la résolution du 22 juillet 2026 (BOE-A-2026-17058), qui enregistre le procès-verbal de la Commission paritaire relatif aux tables salariales des exercices 2025 et 2026 de la VIIIe convention collective nationale des entreprises de gestion et de médiation immobilière. Ce document formalise les coûts salariaux qui régiront le secteur au cours des prochaines périodes, après examen des indices d'inflation et des accords conclus entre la Fédération des associations d'entrepreneurs immobiliers (Federación de Asociaciones de Empresarios Inmobiliarios, FADEI) et les syndicats UGT et CCOO.
Ce qui change
La résolution introduit deux changements fondamentaux découlant de l'application de la clause de révision salariale prévue à l'article 28 de la convention en vigueur. En premier lieu, les tables salariales de 2025 sont déclarées définitives. Cela s'explique par le fait que la Commission paritaire a constaté que la variation annuelle de l'IPC au cours de l'année 2025 a été de 2,8 %, un chiffre inférieur au seuil d'augmentation de 3 % établi dans l'accord pour cet exercice (Accord premier).
En second lieu, et avec un impact opérationnel plus important pour la gestion de la paie, les tables salariales définitives pour l'exercice 2026 sont approuvées. Conformément à l'Accord second, ces tables intègrent une augmentation de 3 % sur les salaires de 2025. Cette hausse s'applique directement aux salaires de base annuels de tous les groupes professionnels prévus par la convention, garantissant que l'évolution salariale ne reste pas en deçà des paramètres convenus par les parties représentatives.
Contexte
Le secteur de la gestion et de la médiation immobilière est régi par un cadre normatif de portée nationale qui recherche la stabilité des relations de travail au moyen de la révision périodique des salaires en fonction de l'inflation. La résolution actuelle s'insère dans le processus d'exécution de la VIIIe convention collective nationale, laquelle établit des mécanismes d'ajustement pour éviter la perte de pouvoir d'achat des travailleurs face à l'indice des prix à la consommation (IPC).
La dynamique de cet accord répond à la nécessité de clore les cycles de révision salariale. Lorsque l'IPC constaté est inférieur au pourcentage d'augmentation convenu dans la convention, la Commission paritaire doit intervenir pour déterminer si les tables initiales s'appliquent ou si des ajustements supplémentaires s'imposent. En l'espèce, l'écart entre l'IPC de 2025 (2,8 %) et l'augmentation de la convention (3 %) a conduit à la consolidation des tables de 2025 et à la programmation de la hausse de 3 % pour 2026, assurant la prévisibilité des coûts pour les entreprises et la sécurité juridique pour les salariés.
Qui est concerné et comment
Entreprises de gestion et de médiation immobilière (PME et grandes entreprises) : l'impact est principalement financier et administratif. Les entreprises comprises dans le champ d'application de la VIIIe convention collective nationale doivent actualiser leurs budgets de coûts salariaux et leurs systèmes de gestion de la paie pour refléter l'augmentation de 3 % de l'exercice 2026. Le non-respect de ces tables salariales pourrait entraîner des sanctions de la part de l'Inspection du travail (Inspección de Trabajo).
Travailleurs indépendants du secteur : les professionnels qui opèrent dans le champ d'application de cette convention (par exemple, des agents immobiliers employant du personnel sous ce régime) devront observer ces tables lors de l'embauche de leurs travailleurs, en veillant à ce que la base salariale respecte les minima légaux établis par la résolution.
Travailleurs du secteur : les salariés des entreprises de gestion et de médiation immobilière voient garantie une augmentation de leurs salaires de base de 3 % pour l'année 2026 par rapport aux niveaux de 2025. Cette hausse est d'application obligatoire et doit se refléter dans leurs éléments de rémunération de base selon leur groupe professionnel et leur niveau.
Un exemple
Pour comprendre l'impact réel, analysons le cas d'un profil à haute responsabilité au sein de la structure d'une entreprise immobilière. Si nous prenons comme référence le Groupe I (Direction), Niveau 1 (Directeur/Directrice gérant(e)), les données selon la résolution sont les suivantes :
- Salaire de base annuel en 2025 : 21 287,44 €
- Augmentation convenue pour 2026 : 3 %
- Nouveau salaire de base annuel en 2026 : 21 926,06 €
Cette augmentation de 638,62 € annuels par travailleur pour ce niveau spécifique n'est qu'un exemple de l'application mécanique de l'Accord second sur les tables salariales définitives.
Que faire et quand
Pour garantir la conformité à la réglementation et éviter des contentieux, il est recommandé de suivre ce calendrier d'action :
- Vérification des bulletins de paie (immédiat) : vérifier que les tables appliquées pour l'exercice 2025 coïncident avec celles déclarées définitives dans la résolution (BOE-A-2026-17058) après le constat de l'IPC de 2,8 %.
- Application des tables 2026 (immédiat) : mettre en œuvre l'augmentation de 3 % dans la base de calcul des salaires de tous les employés soumis à la convention depuis la publication de la résolution (août 2026), en actualisant également les prévisions de coûts de personnel de l'exercice.
- Liquidation des arriérés (immédiat) : le procès-verbal étant du 30 juin 2026 et sa publication du 5 août 2026, les tables de 2026 s'appliquent avec effet rétroactif : il faut liquider les arriérés courus entre janvier et août 2026.
Pour toute question sur l'application de ces augmentations à des contrats spécifiques ou sur l'interprétation des groupes professionnels, nous vous recommandons d'évaluer votre situation particulière avec le pôle de droit du travail de BMC.
Questions frequentes
- Quel est le pourcentage d'augmentation salariale pour l'année 2026 ?
- L'augmentation est de 3 % sur les tables salariales définitives de l'exercice 2025, selon l'Accord second de la résolution.
- Pourquoi l'augmentation de 2025 n'a-t-elle pas été supérieure si l'IPC a été de 2,8 % ?
- Parce que la Commission paritaire a décidé de déclarer définitives les tables de 2025 après avoir constaté que l'IPC était inférieur au seuil de révision de la convention.
- À quelles entreprises cette augmentation s'applique-t-elle ?
- À toutes les entreprises de gestion et de médiation immobilière comprises dans le champ d'application de la VIIIe convention collective nationale du secteur.
- Est-il obligatoire d'appliquer cette augmentation même si l'entreprise a de faibles bénéfices ?
- Oui, les tables salariales d'une convention collective s'imposent obligatoirement à toutes les entreprises qui se trouvent dans son champ d'application.
- Que se passe-t-il si une entreprise n'applique pas l'augmentation de 3 % en 2026 ?
- L'entreprise s'expose à d'éventuelles sanctions de l'Inspection du travail et à des réclamations de sommes dues de la part des travailleurs concernés.
- Où puis-je consulter les tables salariales complètes ?
- Les tables détaillées par groupe et niveau professionnel figurent en annexe de la résolution publiée au BOE-A-2026-17058.
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