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Optimisez votre fiscalité internationale en toute sécurité

Conseil spécialisé en fiscalité internationale pour les entreprises ayant des opérations transfrontalières. Optimisez votre charge fiscale globale en toute sécurité juridique.

Le problème

Les opérations internationales multiplient la complexité fiscale de votre entreprise. Double imposition sur les mêmes bénéfices, risque de créer des établissements stables non voulus, règles CFC qui anticipent l'imposition des filiales à l'étranger, obligations de reporting dans plusieurs juridictions, prix de transfert remis en cause par le fisc... Pour les groupes français avec des filiales en Espagne ou envisageant de s'y développer, la convention franco-espagnole de 1995, l'ETVE espagnole et les régimes spéciaux (ZEC des Canaries, RETD) ouvrent des opportunités d'optimisation méconnues. Une structure internationale mal conçue ne fait pas qu'alourdir la facture fiscale : elle peut générer des contentieux fiscaux simultanés dans plusieurs pays, avec des pénalités cumulées.

Notre solution

BMC conçoit des structures fiscales internationales qui optimisent la fiscalité globale de votre groupe en respectant scrupuleusement la réglementation de toutes les juridictions concernées. Nous combinons une connaissance approfondie de la fiscalité espagnole avec un réseau consolidé de correspondants dans plus de 15 pays, dont la France, pour vous offrir des solutions coordonnées. Notre équipe vous accompagne depuis le diagnostic initial jusqu'à la conformité continue, en agissant comme point de contact unique pour tous vos besoins fiscaux internationaux.

Processus

Comment nous procédons

1

Diagnostic fiscal

Nous analysons la structure actuelle de votre groupe, les flux de revenus transfrontaliers, les conventions applicables (dont la convention franco-espagnole) et les obligations en vigueur pour identifier les risques, inefficacités et opportunités d'optimisation.

2

Planification internationale

Nous concevons la structure optimale pour vos opérations : forme d'investissement, véhicules sociétaux, flux de dividendes, intérêts et redevances, exploitation des conventions et respect des normes anti-abus.

3

Mise en œuvre structurelle

Nous exécutons les modifications nécessaires : constitution ou restructuration d'entités, formalisation de contrats intragroupe, documentation des prix de transfert et configuration de la politique fiscale du groupe.

4

Conformité continue

Nous gérons le reporting international récurrent — CbCR, DAC6, CRS, déclarations d'opérations liées — et vous tenons informé des changements réglementaires affectant votre structure.

850M+
Gérés à l'international
28%
Économie fiscale moyenne
15+
Juridictions couvertes

Nous avions grandi à l'international sans planification fiscale coordonnée et nous surimposions dans trois juridictions dont la France et l'Espagne. BMC a réorganisé la structure du groupe et nous avons obtenu une économie fiscale durable de 31% sans prendre aucun risque supplémentaire. (caso anonimizado)

Jean-Pierre Navarro Directeur Général, Groupe Navantis SL

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Nous répondons sous 4 heures ouvrées · 910 917 811

Le défi de la fiscalité internationale

La mondialisation des affaires a transformé la fiscalité internationale en l’une des disciplines les plus critiques et complexes de la gestion d’entreprise. Les cadres réglementaires de l’OCDE (BEPS), de l’Union européenne (ATAD I et II, DAC6) et des législations nationales évoluent à un rythme accéléré, introduisant de nouvelles obligations de transparence et limitant les stratégies d’optimisation agressive.

Dans ce contexte, les entreprises ayant des opérations transfrontalières — notamment celles opérant entre la France et l’Espagne — ont besoin d’un conseil proactif et actualisé qui assure non seulement la conformité, mais identifie également les opportunités d’efficacité fiscale dans le nouveau cadre normatif.

La convention franco-espagnole : l’outil central pour les opérations bilatérales

La convention fiscale franco-espagnole du 10 octobre 1995 (JORF n°0083 du 6 avril 1997) est le texte de référence pour toute structure impliquant des entités ou des revenus en France et en Espagne. Ses principales dispositions :

  • Dividendes : Retenue maximale de 15% à la source en Espagne (ou 5% si la société mère détient ≥ 25% du capital depuis au moins 12 mois). En France, les dividendes reçus d’Espagne bénéficient du régime mère-fille (exonération à 95% sous conditions) ou du crédit d’impôt selon la structure.
  • Intérêts : Imposition uniquement dans le pays de résidence du bénéficiaire en règle générale (article 11 de la convention).
  • Redevances : Retenue maximale de 5% dans le pays de la source.
  • Revenus immobiliers : Imposition dans le pays de situation de l’immeuble ; mécanisme d’élimination de double imposition côté France.
  • Plus-values immobilières : Imposition dans le pays de situation de l’immeuble (Espagne), avec crédit d’impôt ou exonération en France.
  • Revenus d’entreprises : Imposés dans le pays de résidence sauf si l’entreprise dispose d’un établissement stable dans l’autre pays.

L’ETVE : le véhicule espagnol pour l’internationalisation

L’Entidad de Tenencia de Valores Extranjeros (ETVE, régie par les articles 107 à 117 de la LIS) est l’un des véhicules de planification fiscale internationale les plus efficaces du droit espagnol pour les groupes avec des filiales à l’étranger.

L’ETVE bénéficie d’une exonération de 95% sur les dividendes et plus-values provenant de ses filiales étrangères, sous certaines conditions : participation minimum de 5% ou valeur d’acquisition supérieure à 20 millions d’euros, maintien pendant au moins un an, et que la filiale ait été imposée à un taux nominal non inférieur à 10%.

Avantages pour les groupes français : Les dividendes distribués par l’ETVE à des actionnaires non-résidents (dont des sociétés françaises) sont exonérés de retenue en Espagne, sous réserve qu’ils ne proviennent pas de paradis fiscaux. Cela fait de l’ETVE un holding particulièrement attractif pour les groupes à actionnariat international qui souhaitent centraliser leurs investissements en Espagne ou via l’Espagne vers l’Amérique latine ou l’Afrique.

Les normes BEPS de l’OCDE : le nouveau standard anti-évasion

Le projet BEPS (Base Erosion and Profit Shifting) de l’OCDE a transformé radicalement le paysage de la planification fiscale internationale depuis 2015. Ses 15 Actions ont établi de nouvelles normes qui limitent les possibilités de transfert de bénéfices vers des juridictions à faible imposition via des structures artificielles.

Pilier Deux (Impôt Minimum Global) : L’accord de l’OCDE d’octobre 2021, transposé dans l’UE via la Directive 2022/2523, établit un taux minimum effectif global de 15% pour les groupes multinationaux avec un chiffre d’affaires consolidé supérieur à 750 millions d’euros. L’Espagne et la France ont toutes deux incorporé cet impôt minimum complémentaire dans leur droit interne.

DAC6 : La Directive DAC6 oblige les intermédiaires fiscaux et, dans certains cas, les contribuables eux-mêmes à déclarer aux autorités fiscales les mécanismes transfrontaliers présentant certaines caractéristiques de planification fiscale agressive. Les pénalités pour non-respect peuvent atteindre 50 000 euros par mécanisme non déclaré.

Prix de transfert : documentation et risques d’ajustement

Les opérations entre entités du même groupe multinational doivent être réalisées à des prix de marché (principe de pleine concurrence), ce qui signifie que le prix appliqué dans une transaction liée doit être le même que celui que deux entreprises indépendantes appliqueraient dans des conditions comparables.

La documentation des prix de transfert se structure à deux niveaux : le fichier maître (Master File), qui décrit la structure organisationnelle, juridique et fiscale du groupe et sa politique de prix de transfert, et le fichier local (Local File), qui documente chaque catégorie d’opérations liées de l’entité espagnole.

En France, des obligations similaires existent (art. L13 AA LPF) pour les entreprises avec plus de 400 M€ de chiffre d’affaires ou totalisant plus de 400 M€ d’immobilisations. La coordination de la documentation française et espagnole est indispensable pour les groupes bilatéraux.

L’établissement stable : le risque que personne ne voit venir

L’établissement stable est l’un des concepts les plus complexes et à fort impact en fiscalité internationale. Une entreprise étrangère dispose d’un ES en Espagne — et doit donc y être imposée sur les revenus attribuables à cet ES — lorsqu’elle y dispose d’un lieu fixe d’activité via lequel elle exerce tout ou partie de son activité.

Les ES non déclarés les plus fréquents surgissent lorsque :

  • Un employé local a l’habitude de conclure des contrats au nom de l’entreprise étrangère (agent dépendant)
  • L’entreprise étrangère réalise des projets de construction ou d’installation en Espagne pendant plus de 12 mois
  • Un dirigeant ou administrateur de l’entreprise réside en Espagne et y exerce des fonctions de direction

L’existence d’un ES non déclaré génère des obligations fiscales rétroactives, des intérêts de retard et des pénalités potentielles en Espagne. BMC conseille sur la structure la plus adéquate pour les opérations en Espagne d’entreprises étrangères, en minimisant le risque de création involontaire d’ES.

Transparence fiscale internationale : DAC6 et CRS

Le cadre d’échange automatique d’informations fiscales entre pays est l’un des changements les plus significatifs des dernières années. Les administrations fiscales des pays de l’OCDE et de l’UE échangent automatiquement des informations financières, rendant pratiquement impossible de dissimuler des actifs ou des revenus à l’étranger sans que l’administration du pays de résidence en ait connaissance.

Le Common Reporting Standard (CRS) oblige les institutions financières de plus de 100 pays à déclarer annuellement à leurs autorités fiscales les informations de comptes détenus par des non-résidents. Cela signifie que les soldes de comptes bancaires à l’étranger sont connus de l’AEAT (et de la DGFiP) en temps réel.

BMC évalue dans chaque planification fiscale internationale si les mécanismes mis en œuvre sont soumis à l’obligation de déclaration DAC6 et gère les notifications lorsqu’elles sont obligatoires, garantissant une conformité totale sans exposer l’entreprise à des pénalités inutiles.

FAQ

Questions fréquentes

La double imposition se produit lorsqu'un même revenu est imposé dans deux pays : dans le pays où il est généré (imposition à la source) et dans le pays de résidence de celui qui le perçoit. Sans planification, vous pouvez vous retrouver à payer des impôts deux fois sur les mêmes bénéfices, ce qui érode significativement la rentabilité de vos opérations internationales.
La convention franco-espagnole du 10 octobre 1995 établit des mécanismes pour éliminer ou réduire la double imposition : exonérations, déductions pour impôts payés à l'étranger et taux réduits de retenue à la source. Pour les dividendes, la convention prévoit un taux maximum de 15% (ou 5% si la société mère détient plus de 25% du capital), ce qui est bien en dessous du taux général. La clé est de structurer les opérations pour tirer le meilleur parti de ces instruments.
L'Espagne dispose de l'un des réseaux les plus étendus de conventions de double imposition (CDI) au monde, avec des conventions en vigueur avec plus de 90 pays, dont tous les membres de l'UE, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, le Japon, l'Amérique latine et la majorité des pays africains. L'existence d'un CDI peut réduire les retenues sur dividendes, intérêts et redevances de 19-24% à 0-10%.
Un établissement stable (ES) est une présence fixe d'activité commerciale dans un autre pays — un bureau, un entrepôt, un chantier ou même un employé ayant pouvoir de contraction — qui génère des obligations fiscales complètes dans ce territoire. Un ES non déclaré peut entraîner des déclarations non déposées, des impôts non liquidés et des pénalités rétroactives.
L'ETVE (Entidad de Tenencia de Valores Extranjeros, Entité de Détention de Valeurs Étrangères) est un véhicule de planification fiscale internationale espagnol très efficace. Elle bénéficie d'une **exonération de 95% sur les dividendes et plus-values** provenant de ses filiales étrangères. Les dividendes distribués par l'ETVE à des actionnaires non-résidents (dont des sociétés françaises) sont exonérés de retenue en Espagne, ce qui en fait un holding particulièrement attractif pour les groupes à actionnariat international. La convention franco-espagnole complète ce dispositif pour les groupes français.
Selon la structure et le volume, les principales obligations incluent : déclarations informatives d'opérations liées, documentation des prix de transfert (master file et local file), Country-by-Country Reporting si le chiffre d'affaires dépasse 750M€, déclarations DAC6 pour certains accords transfrontaliers, et conformité au CRS pour l'échange automatique d'informations financières.
Les règles de transparence fiscale internationale (CFC) permettent au fisc d'imposer en Espagne les revenus de filiales dans des pays à faible imposition, même s'ils n'ont pas été distribués sous forme de dividendes. Si votre groupe a des entités dans des juridictions avec des taux effectifs inférieurs à 15%, ces règles peuvent anticiper l'imposition en Espagne. Des règles similaires existent en France (art. 209B CGI), et la coordination entre les deux systèmes requiert une planification soigneuse.

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