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Juridique Mise à jour réglementaire

SMI 2026 : le salaire minimum en Espagne passe à 1 221 €/mois

Sujet: SMI Espagne 2026 salaire minimum

Le Décret royal 126/2026 fixe le salaire minimum interprofessionnel (SMI) à 1 221 €/mois (40,70 €/jour), soit une hausse de 3,1 % par rapport à 2025. Effet rétroactif au 1er janvier 2026. Implications pour la paie, la Sécurité sociale et les conventions collectives.

5 min de lecture

Le BOE du 19 février 2026 a publié le Décret royal 126/2026, du 18 février, fixant le salaire minimum interprofessionnel (SMI) pour 2026 à 1 221 € par mois (en 14 paiements) ou 40,70 € par jour, soit 17 094 € par an — exonéré d'impôt sur le revenu IRPF.

Montants approuvés

Concept20252026Variation
Mensuel (14 paiements)1 184 €1 221 €+37 € (+3,1 %)
Journalier39,47 €40,70 €+1,23 €
Annuel16 576 €17 094 €+518 €

Le SMI s’entend pour la durée légale de travail dans chaque activité, sans inclure la part proportionnelle des dimanches et jours fériés. Seule la rémunération en espèces est prise en compte ; les avantages en nature ne peuvent pas réduire le montant en espèces.

Rétroactivité au 1er janvier

Le Décret royal 126/2026 s’applique sur toute l’année civile, du 1er janvier au 31 décembre 2026. Cela oblige les entreprises à régulariser les paiements de janvier et février, en versant les rappels correspondants lors du traitement de paie immédiatement suivant la publication.

Concrètement, pour un salarié percevant exactement le salaire minimum 2025 (1 184 €/mois) :

  • Rappel de janvier : 37 €
  • Rappel de février : 37 € × (19/28) ≈ 25 € (pour les jours avant la publication)

Ces rappels doivent figurer sur le bulletin de paie et être inclus dans la liquidation de Sécurité sociale du mois correspondant.

Impact sur les bases de cotisation de Sécurité sociale

La hausse du SMI relève la base minimale de cotisation pour le Régime général et le Régime spécial des travailleurs indépendants (RETA). Pour les salariés, la base mensuelle minimale de cotisation passe à 1 221 €. Les travailleurs indépendants dont les revenus se situent dans les tranches les plus basses du barème de cotisation basé sur les revenus réels doivent vérifier que la base choisie n’est pas inférieure à la nouvelle référence.

Travailleurs domestiques

Pour les travailleurs domestiques, le SMI par heure effectivement travaillée est fixé à 9,55 €, incluant la part proportionnelle des gratifications exceptionnelles et des congés payés. Les employeurs de travailleurs domestiques doivent ajuster la rémunération de leurs employés et, le cas échéant, mettre à jour l’inscription à la Sécurité sociale auprès de la TGSS.

Conventions collectives et absorption salariale

Les grilles salariales établies par les conventions collectives qui étaient supérieures à l’ancien SMI continuent de s’appliquer sans modification. En revanche, pour les conventions dont les tableaux salariaux sont inférieurs ou égaux à 1 221 €/mois, le nouveau SMI s’applique automatiquement comme plancher salarial, sans possibilité d’absorption ou de compensation au titre de l’art. 27.1 du Statut des travailleurs.

Cela signifie :

  • Une convention fixant une rémunération minimale à 1 200 €/mois en 2026 est automatiquement remplacée par le SMI de 1 221 € — l’employeur ne peut pas compenser la différence sur d’autres composantes salariales.
  • Une convention fixant une rémunération minimale à 1 250 €/mois n’est pas affectée — elle dépasse déjà le SMI.

Exonération IRPF

La totalité du SMI 2026 (17 094 € par an) est exonérée d’impôt sur le revenu IRPF. Les salariés percevant exactement le SMI (17 094 € brut par an) ne sont pas tenus de déposer une déclaration IRPF et ne paient pas d’impôt sur ces revenus. L’employeur ne pratique aucune retenue IRPF sur les rémunérations au niveau du SMI.

Implications pour la planification budgétaire pluriannuelle

Le SMI a augmenté d’environ 3 000 € par an (cumul) depuis 2019. Pour les entreprises comptant une forte proportion de salariés au niveau ou proche du salaire minimum — dans l’hôtellerie-restauration, l’agriculture, le commerce de détail, les services à domicile et les postes administratifs d’entrée de gamme — la trajectoire des hausses du SMI doit être intégrée dans les projections de coûts pluriannuelles.

Le gouvernement s’est engagé à aligner progressivement le SMI sur 60 % du salaire moyen, ce qui implique de nouvelles hausses les années à venir.

Recommandations pour les entreprises

  1. Vérifier la paie : s’assurer qu’aucun salarié ne perçoit une rémunération inférieure à 1 221 €/mois en 14 paiements, rappels de janvier inclus.
  2. Mettre à jour les bases de cotisation : vérifier que les bases minimales sur les documents de liquidation de la Sécurité sociale reflètent le nouveau montant.
  3. Auditer les conventions collectives : identifier si les tableaux salariaux de la convention applicable tombent en dessous du nouveau SMI.
  4. Travailleurs domestiques : notifier la TGSS de la nouvelle rémunération si un ajustement est nécessaire.
  5. Budget de paie : mettre à jour les projections de coûts salariaux pour 2026 afin de refléter l’ajustement rétroactif et l’impact sur l’année entière.
  6. Structures de rémunération variable : vérifier que les structures de rémunération variable ne font pas tomber la paie mensuelle totale en dessous du plancher SMI les mois de faibles revenus.

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