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Embaucher en Espagne — le guide pratique pour les employeurs étrangers

Embaucher des salariés en Espagne : types de contrats, cotisations sociales, conventions collectives et obligations légales. Consultation gratuite.

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Le problème

Embaucher des salariés en Espagne sans y avoir d'entité juridique locale est légalement complexe et risqué. Le droit du travail espagnol est l'un des plus protecteurs d'Europe pour les salariés : les contrats de travail sont soumis à des règles strictes, les conventions collectives sectorielles s'imposent indépendamment de ce que prévoit le contrat individuel, les cotisations à la Sécurité sociale sont élevées (environ 30 % à la charge de l'employeur) et les obligations d'enregistrement et de déclaration sont nombreuses. Pour les entreprises étrangères souhaitant accéder aux talents espagnols — que ce soit pour un poste unique ou pour constituer une équipe — les options sont multiples mais chacune a ses implications juridiques, fiscales et opérationnelles propres. Le choix incorrect peut créer un établissement stable non voulu en Espagne, déclencher des obligations fiscales rétroactives, ou exposer l'entreprise à des sanctions pour travail non déclaré.

Notre solution

BMC conseille les entreprises étrangères sur la structure optimale pour employer des personnes en Espagne, gère la mise en conformité employeur et assure l'accompagnement juridique et fiscal continu. Nous intervenons depuis la structuration initiale jusqu'à la gestion quotidienne des obligations sociales et fiscales espagnoles.

Processus

Comment nous procédons

1

Analyse de la structure d'emploi optimale

Nous analysons votre situation — nature de l'activité en Espagne, volume de recrutement prévu, budget, horizon temporel — et recommandons la structure d'emploi la plus adaptée : filiale ou succursale espagnole, employeur de référence (EOR), ou contrats de prestation avec des autónomos pour les profils éligibles.

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Mise en place de la structure

Selon la structure choisie, nous constituons la filiale ou succursale espagnole, mettons en place les accords avec l'employeur de référence, ou rédigeons les contrats de prestation de services adaptés. Nous enregistrons l'entreprise comme employeur auprès de la Sécurité sociale et de l'AEAT.

3

Recrutement et contrats de travail

Nous rédigeons les contrats de travail conformes au droit du travail espagnol et à la convention collective applicable, conseillons sur la classification professionnelle et la structure de rémunération (salaire de base, compléments, variables, avantages en nature), et enregistrons les contrats auprès du SEPE.

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Gestion courante des obligations sociales

Nous gérons les obligations mensuelles de l'employeur : déclarations de cotisations sociales (Sistema RED), virements à la Trésorerie de la Sécurité sociale, gestion des congés, accidents du travail et IT, et déclarations trimestrielles et annuelles de retenues IRPF.

~30%
Cotisations patronales à la Sécurité sociale en Espagne (pourcentage du salaire brut)
30 jours
Délai de préavis légal pour les salariés ayant plus d'un an d'ancienneté
33 jours
Indemnité légale minimale par année d'ancienneté en cas de licenciement objectif

Nous voulions embaucher un directeur commercial en Espagne pour couvrir le marché ibérique, mais nous n'avions pas d'entité locale. BMC nous a conseillé sur la meilleure structure, a géré la constitution de notre filiale espagnole et a pris en charge l'intégralité des obligations sociales. Nous avons pu recruter dans les délais prévus.

Thomas Bauer Directeur général, Groupe technologique allemand, Bavière

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Les options d’emploi pour une entreprise étrangère en Espagne

Les entreprises étrangères souhaitant embaucher des salariés en Espagne disposent de plusieurs options structurelles, chacune avec ses avantages et ses contraintes :

Filiale espagnole (SL ou SA) : La solution la plus robuste pour une présence durable en Espagne. La filiale est l’employeur en droit espagnol, assume toutes les obligations sociales et fiscales, et isole la maison mère du risque d’établissement stable. Constitution en 2 à 4 semaines, gestion administrative courante plus lourde mais meilleur contrôle.

Succursale espagnole : Moins utilisée pour l’emploi, la succursale n’a pas de personnalité juridique propre. Elle peut être adaptée pour une présence commerciale, mais expose davantage la maison mère aux risques juridiques espagnols.

Employeur de Référence (EOR) : Solution rapide sans constitution d’entité. L’EOR est l’employeur formel, la société étrangère dirige le travail. Adapté pour tester le marché espagnol ou pour un nombre limité de salariés. Coût plus élevé mais mise en place en quelques jours.

Prestataires indépendants (Autónomos) : Option envisageable si la relation est véritablement indépendante — le prestataire a plusieurs clients, organise son temps librement, prend des risques commerciaux. À éviter si la relation ressemble à une relation de travail subordonnée.

BMC analyse votre situation et vous recommande la structure optimale avant tout engagement.

Contexte sectoriel : les profils les plus demandés par les entreprises étrangères

Les entreprises étrangères qui recrutent en Espagne sont présentes dans plusieurs secteurs caractéristiques, avec des enjeux de recrutement distincts :

Tech et startups : Espagne est devenue une destination de choix pour les entreprises technologiques internationales cherchant à accéder au vivier de talents espagnols ou à s’établir en Europe à moindre coût qu’à Londres ou Paris. Barcelone et Madrid concentrent la majorité des recrutements tech — les profils ingénieurs, data et produit sont très demandés. La Ley Beckham est un argument de recrutement puissant pour les candidats étrangers.

Industrie et production : Des groupes industriels français, allemands et italiens maintiennent ou développent des capacités de production en Espagne. Valencia, le Pays Basque, Catalogne et Aragon concentrent l’industrie manufacturière. Les conventions collectives sectorielles (métal, chimie, alimentation) sont parmi les plus complexes à maîtriser pour les RH étrangers.

Commerce et distribution : Des enseignes de distribution étrangères opèrent des réseaux de magasins en Espagne — chacun avec ses propres obligations de convention collective régionale ou nationale selon le secteur (alimentaire, non-alimentaire, électronique, etc.).

Services professionnels : Cabinets de conseil, firmes juridiques et d’audit internationaux qui développent leurs équipes espagnoles. Ces profils sont souvent mobiles internationalement — la Ley Beckham et la mobilité intragroupe créent des enjeux fiscaux spécifiques.

Quatre situations typiques que BMC accompagne

Situation 1 : La startup SaaS américaine qui passe de l’EOR à la filiale. Une startup américaine avait employé son premier salarié espagnol via un EOR pendant 18 mois. Satisfaite du marché espagnol, elle décide de constituer sa propre SL pour réduire les coûts et mieux contrôler les obligations RH. BMC gère la constitution de la SL, le transfert du contrat de travail depuis l’EOR vers la filiale (avec respect du principe de maintien des droits acquis prévu par l’ET), l’enregistrement comme employeur auprès de la TGSS et de l’AEAT, et la mise en place du sistema RED pour les déclarations mensuelles.

Situation 2 : L’équipementier automobile allemand qui ouvre un centre logistique à Valencia. Un groupe allemand de pièces automobiles constitue une filiale espagnole pour opérer un entrepôt de 25 000 m² à Valencia. Il doit recruter 40 opérateurs logistiques et 8 encadrants. BMC identifie la convention collective applicable (Logistique et Transport, niveau provincial valencien), rédige les contrats types pour les différentes catégories, calcule la grille salariale selon la convention, enregistre l’entreprise auprès de la Sécurité sociale et gère les premières déclarations mensuelles. Problème spécifique rencontré : plusieurs profils clés transférés depuis l’Allemagne — BMC analyse leur éligibilité Beckham et dépose les demandes dans les délais.

Situation 3 : L’entreprise française qui régularise ses faux autónomos. Une entreprise de services informatiques française avait employé pendant 3 ans deux développeurs espagnols comme freelances autónomos, avec un contrat de mission exclusive et des horaires de travail imposés. Suite à une inspection du travail, la relation est requalifiée en contrat de travail. BMC négocie les conditions de régularisation avec l’Inspection du Travail, calcule les cotisations sociales rétroactives dues sur 3 ans (environ 30 % des rémunérations versées) et les majorations applicables, rédige les nouveaux contrats de travail, et met en place les procédures pour éviter toute récidive.

Situation 4 : Le groupe pharmaceutique multinational et le transfert intragroupe sous Beckham. Un grand groupe pharmaceutique franco-suisse transfère un directeur des opérations français en Espagne pour piloter sa filiale ibérique. BMC coordonne : le contrat de détachement entre la maison mère française et la filiale espagnole (conforme au RDL 45/2021 sur les travailleurs détachés), la demande de régime Beckham via le Modelo 149 dans les 6 mois suivant l’enregistrement comme résident, l’enregistrement comme salarié espagnol auprès de la TGSS avec le maintien du régime de sécurité sociale d’origine si applicable (certificat A1 européen), et la coordination avec les services RH français pour les obligations déclaratives dans les deux pays.

Cadre réglementaire applicable

Real Decreto Legislativo 2/2015 — Estatuto de los Trabajadores (ET) : Le code du travail espagnol. Définit les types de contrats, les périodes d’essai, les règles de licenciement (disciplinaire, objectif, collectif), les conditions minimales de travail et les droits fondamentaux des salariés.

Real Decreto-ley 32/2021 — Réforme du marché du travail : A supprimé le contrat por obra y servicio, limité la durée des contrats temporaires à 6 mois (ou jusqu’à 1 an si la convention collective le prévoit), et renforcé la présomption de contrat à durée indéterminée. Tout recrutement structurel doit désormais se faire en CDI.

Real Decreto 900/2023 — Sistema RED : Réglementation du système de déclaration électronique des cotisations sociales. Toutes les entreprises employant des salariés en Espagne doivent déclarer mensuellement via ce système. Le non-respect des délais génère des majorations automatiques.

Convenios Colectivos (Conventions collectives) : Négociées au niveau sectoriel national ou provincial, ces conventions fixent les conditions minimales applicables par secteur (déterminé par le code CNAE de l’activité principale). Elles s’imposent à l’employeur indépendamment de sa nationalité ou de son pays d’origine.

Le processus BMC pour embaucher en Espagne

Étape 1 — Analyse de structure et conseil (500 à 1.000 euros) : Évaluation de votre situation (volume prévu, activité, risque d’établissement stable, budget, délai), présentation comparative des options (filiale, EOR, autónomo), recommandation motivée avec projection des coûts d’emploi sur 12 et 24 mois.

Étape 2 — Constitution de la filiale espagnole (2.500 à 4.000 euros) : Rédaction des statuts, démarches notariales, immatriculation au Registro Mercantil (4 à 6 semaines), obtention du CIF, ouverture de compte bancaire d’entreprise, enregistrement auprès de la TGSS et de l’AEAT comme employeur. Délai total : 3 à 5 semaines.

Étape 3 — Rédaction des contrats de travail (400 à 800 euros par contrat type) : Identification de la convention collective applicable, rédaction du contrat conforme à l’ET et à la convention, classification professionnelle, structure de rémunération, enregistrement du contrat auprès du SEPE.

Étape 4 — Gestion de la paie et des obligations sociales (200 à 400 euros par mois pour 1 à 5 salariés) : Calcul mensuel des salaires nets, des retenues IRPF et des cotisations sociales, déclarations via le Sistema RED, virements à la TGSS, déclarations trimestrielles et annuelles à l’AEAT, gestion des arrêts maladie, accidents du travail et congés.

Obligations spécifiques des employeurs en Espagne souvent méconnues

Au-delà des obligations de base, les employeurs en Espagne font face à plusieurs exigences réglementaires que les entreprises étrangères méconnaissent fréquemment :

Registro de Jornada (Registre du temps de travail) : Obligatoire depuis 2019 pour toutes les entreprises espagnoles, quelle que soit leur taille. L’employeur doit enregistrer quotidiennement les heures d’arrivée et de départ de chaque salarié, conserver ces registres pendant 4 ans et les mettre à disposition de l’Inspection du Travail. Le non-respect constitue une infraction grave susceptible de sanctions jusqu’à 187.515 euros.

Plan de Igualdad (Plan d’égalité) : Obligatoire pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés. Le plan doit être diagnostiqué, négocié avec les représentants du personnel, et enregistré auprès de l’administration. Il couvre l’égalité salariale, l’accès à la formation, les conditions de conciliation, et les protocoles anti-harcèlement.

Canal de Denuncias (Canal de signalement) : La Ley 2/2023 impose aux entreprises de plus de 50 salariés la mise en place d’un canal interne de signalement confidentiel. Les entreprises de plus de 249 salariés avaient jusqu’au 1er décembre 2023 ; celles entre 50 et 249 salariés jusqu’au 1er juin 2024.

Protocolo de Acoso (Protocole anti-harcèlement) : Toutes les entreprises doivent disposer d’un protocole de prévention et d’action contre le harcèlement sexuel et moral au travail, mis à jour conformément à la Ley Orgánica 10/2022. Ce protocole doit être connu de tous les salariés.

Indicateur de tarifs

  • Analyse de structure et conseil initial : 500 à 1.000 euros.
  • Constitution de filiale SL complète : 2.500 à 4.000 euros (hors frais notariaux et taxes).
  • Rédaction de contrat de travail (par contrat type) : 400 à 800 euros.
  • Gestion mensuelle de la paie et des obligations sociales (par salarié) : 80 à 150 euros par salarié et par mois, avec un minimum de 200 euros/mois pour les petites structures.

Services connexes

  • Droit du travail espagnol : Pour les questions quotidiennes de gestion des ressources humaines, les licenciements, les modifications de contrat et les inspections du travail.
  • Convention collective (Convenio Colectivo) : Identification et application de la convention applicable, négociation d’une convention d’entreprise adaptée à votre secteur d’activité.
  • Comptabilité externalisée : La gestion de la paie espagnole s’articule avec la comptabilité analytique et les obligations fiscales mensuelles (retenues IRPF, cotisations sociales) — BMC coordonne les deux services pour une cohérence totale.
FAQ

Questions fréquentes

Non. Il est possible d'employer des salariés en Espagne sans créer d'entité juridique locale en passant par un Employeur de Référence (EOR). Dans ce modèle, l'EOR est l'employeur formel du salarié — il gère le contrat de travail, les cotisations sociales et toutes les obligations légales espagnoles — tandis que l'entreprise étrangère dirige le travail du salarié. Cette solution est rapide à mettre en place mais plus coûteuse que d'avoir sa propre entité, et peut créer un risque d'établissement stable si mal structurée. BMC évalue avec vous la solution optimale.
Un faux autónomo est une personne qui exerce une activité dépendante (sous la direction et le contrôle d'une entreprise) mais qui est contractuellement qualifiée d'indépendant (autónomo) pour éviter les cotisations sociales et les protections du droit du travail. Cette qualification est illégale en Espagne et exposse l'entreprise à des sanctions de l'Inspection du Travail, à la régularisation rétroactive des cotisations sociales, et au paiement des indemnités de licenciement comme si le salarié avait été employé depuis le début. BMC analyse la nature réelle de la relation de travail avant toute qualification.
Les conventions collectives sectorielles s'appliquent en Espagne indépendamment de la nationalité de l'employeur. La convention applicable est déterminée par l'activité principale de l'entreprise en Espagne (code CNAE). Les conventions fixent des salaires minima, des classifications professionnelles, du temps de travail, des congés et d'autres conditions qui prévalent sur le contrat individuel lorsqu'elles sont plus favorables au salarié. Une entreprise étrangère qui embauche en Espagne sans connaître la convention applicable s'expose à des redressements significatifs.
Les cotisations patronales à la Sécurité sociale en Espagne représentent environ 30 à 32 % du salaire brut du salarié. Elles couvrent : la cotisation générale (23,6 %), le chômage (5,5 % à la charge de l'employeur), le Fogasa (fonds de garantie salariale, 0,2 %), la formation professionnelle (0,6 %) et d'autres contributions mineures. À ces charges patronales s'ajoutent les retenues IRPF sur le salaire du salarié, que l'employeur doit calculer, retenir et reverser à l'AEAT chaque mois.
Le droit du travail espagnol est protecteur en matière de licenciement. Un licenciement sans cause valable — ou avec un vice de procédure — est qualifié d'improcedente et donne droit à une indemnité légale de 33 jours de salaire par année d'ancienneté, plafonnée à 24 mensualités. Un licenciement nul (discriminatoire) impose la réintégration. Les licenciements pour cause économique (motivos económicos, técnicos, organizativos o de producción) sont possibles mais requièrent une documentation rigoureuse des causes. La période d'essai (2 à 6 mois selon les cas) permet une rupture sans indemnité ni motivation.
Oui, sous certaines conditions. Le régime spécial des impatriés (article 93 de la Ley 35/2006) s'applique aux salariés qui s'installent en Espagne à l'occasion d'un contrat de travail — qu'il s'agisse d'un emploi dans une filiale espagnole ou d'un détachement depuis la maison mère. Le salarié doit ne pas avoir été résident fiscal espagnol au cours des cinq années précédentes, et la demande via le Modelo 149 doit être déposée dans les six mois suivant l'enregistrement comme résident. Le régime plafonne l'IRPF à 24 % pendant six ans — une différence substantielle par rapport au barème progressif ordinaire pouvant atteindre 47 %. BMC intègre systématiquement l'analyse de l'éligibilité Beckham dans le processus de recrutement de profils étrangers pour ses clients employeurs.

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