Ir al contenido
Fiscal Article

Planification fiscale de fin d'année 2025

Planification fiscale de fin d'année 2025 : nouvelles déductions d'IS pour la digitalisation et les actifs verts, exigences de rapprochement de la facturation électronique universelle et mesures IRPF à prendre avant le 31 décembre.

5 min de lecture

La clôture de l'exercice fiscal 2025 présente une caractéristique distinctive : la facturation électronique B2B est désormais universelle, ce qui signifie que l'information fiscale de l'entreprise est plus structurée et vérifiable que jamais — mais aussi que les écarts entre les registres électroniques et les déclarations déposées seront plus facilement détectables par l'AEAT. Dans ce contexte, la planification fiscale de fin d'année 2025 relève autant d'une conformité rigoureuse et d'une documentation précise que de l'optimisation fiscale proprement dite.

Nouvelles déductions spécifiques à la clôture 2025 : digitalisation et actifs verts

L’exercice fiscal 2025 introduit deux nouveaux crédits d’impôt sur les sociétés particulièrement pertinents pour les entreprises ayant réalisé des investissements dans la transformation numérique ou le développement durable :

Déduction pour la digitalisation (crédit d’impôt de 15 %)

Les investissements dans des logiciels de gestion d’entreprise certifiés, des solutions d’intelligence artificielle appliquées aux processus de production et des systèmes avancés de cybersécurité génèrent un crédit d’impôt de 15 %, plafonné à 10 % de l’impôt brut ajusté. Pour bénéficier de cette déduction, la solution doit être certifiée par l’organisme compétent, l’investissement doit avoir été mis en exploitation avant le 31 décembre 2025 et l’impact sur la productivité ou la réduction des coûts doit être documenté dans un rapport technique.

Déduction pour investissement en actifs verts (crédit d’impôt de 10 % à 15 %)

Les investissements dans des équipements, technologies ou installations réduisant les émissions de CO₂ de l’entreprise génèrent un crédit de 10 %, extensible à 15 % pour les entreprises disposant d’un plan de décarbonation approuvé et vérifié par l’IDAE. La documentation relative à l’impact environnemental — empreinte carbone certifiée ou rapport conforme à la norme ISO 14064 — constitue une exigence obligatoire. Les deux déductions peuvent être cumulées avec la déduction pour R&D&I, à condition qu’elles portent sur des investissements distincts.

Prix de transfert : révision obligatoire avant la clôture

L’intensification annoncée par l’AEAT des contrôles en matière de prix de transfert fait de la révision de la politique et de la documentation relative aux transactions entre parties liées une priorité avant le 31 décembre :

  • Mise à jour de l’étude de prix de transfert : Les conditions de marché en 2025 peuvent différer de celles sur lesquelles reposait l’analyse de comparabilité de l’année précédente. Les comparables doivent être actualisés annuellement.
  • Vérification des flux réels par rapport à la politique documentée : Tout changement survenu en 2025 dans les flux de transactions entre parties liées — nouveaux contrats intragroupe, modifications des fonctions et des risques, révisions de la tarification des intérêts ou des redevances — doit être reflété dans une documentation mise à jour.
  • Financement intragroupe : Les contrats de prêt entre parties liées doivent stipuler des taux d’intérêt de marché, des échéances, des garanties et des conditions comparables à celles d’opérations entre tiers pour résister à un examen approfondi lors d’un contrôle.

Impôt sur les sociétés : les leviers classiques pour 2025

Les mesures structurelles d’IS conservent toute leur efficacité :

Réserve de capitalisation (article 25 LIS) : Une réduction de 10 % de l’augmentation des fonds propres nets, sous réserve du maintien de la réserve pendant cinq ans. Pour 2025, le calcul doit tenir compte du fait que les distributions de dividendes prévues en 2026 sur les bénéfices de 2025 réduiront l’augmentation nette et, par conséquent, la base de calcul de la réserve.

Réserve de nivellement pour les PME (article 105 LIS) : Une réduction allant jusqu’à 10 % de la base imposable (maximum 1 million d’euros) pour les entités dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros. Le report génère toujours une valeur économique positive compte tenu de la valeur temporelle de l’argent.

Amortissement accéléré : Les nouveaux actifs acquis avant le 31 décembre par les entités relevant du régime ERD peuvent être amortis au double du taux maximal prévu par les tables. Un équipement informatique d’une valeur de 100 000 € acquis en décembre 2025 peut générer jusqu’à 50 000 € d’amortissement fiscalement déductible dès l’exercice 2025.

Déduction pour R&D&I (article 35 LIS) : Des taux pouvant atteindre 42 % sur les dépenses de R&D excédant la moyenne des deux années précédentes. La documentation technique et, le cas échéant, un avis qualifié contraignant du ministère de la Science constituent la meilleure protection en cas de contrôle.

IRPF et cotisations : optimisation pour les associés et les cadres dirigeants

Pour les associés actifs et les salariés à rémunération variable, le quatrième trimestre offre les possibilités de planification suivantes :

  • Avantages en nature exonérés d’impôt : L’assurance santé privée (jusqu’à 500 € par bénéficiaire et par an), les titres-restaurant (jusqu’à 11 € par jour ouvrable) et le transport collectif (jusqu’à 1 500 € par an) sont exonérés d’IRPF et déductibles de l’IS.
  • Cotisations au plan de retraite d’entreprise : Plafond de 1 500 € de cotisations personnelles auquel s’ajoutent 4 250 € de cotisation patronale aux régimes de retraite professionnels. Des cotisations supplémentaires jusqu’à 8 500 € sont possibles lorsqu’il existe une cotisation patronale équivalente ou supérieure.
  • Revenus irréguliers : Les primes dont la période de génération excède deux ans bénéficient de la réduction de 30 % au titre de l’IRPF, ce qui diminue significativement le taux effectif d’imposition.

Clôture de TVA et rapprochement de la facturation électronique

Avec l’universalisation de la facturation électronique en 2025, la clôture de TVA du quatrième trimestre exige un rapprochement complet entre le registre des factures électroniques émises et reçues — désormais généré en format structuré et accessible à l’AEAT — et les montants déclarés dans le Modelo 303. Tout écart entre le registre de factures électroniques et la déclaration trimestrielle peut déclencher une liquidation complémentaire automatique. Ce rapprochement doit être achevé avant le dépôt du Modelo 303 du quatrième trimestre, dont la date limite est le 30 janvier 2026.

Chez BMC, notre équipe fiscale spécialisée est à votre disposition pour vous accompagner. Découvrez nos services fiscaux.

Vous souhaitez en savoir plus ?

Discutons de la façon dont ces idées peuvent être appliquées à votre entreprise.

Appeler Contact