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Comment préparer un contrôle fiscal de l'AEAT

Sujet: comment préparer contrôle fiscal AEAT entreprise Espagne

Guide pratique pour les entreprises qui ont reçu ou anticipent un contrôle de l'Agence fiscale espagnole (AEAT) : phases de la procédure, documentation clé, droits du contribuable et comment minimiser le risque de régularisation.

4 min de lecture

Recevoir une notification de contrôle de l'Agence fiscale (AEAT) est une situation stressante pour tout dirigeant. Pourtant, une entreprise bien préparée — qui a respecté ses obligations, tient une comptabilité rigoureuse et est accompagnée par un conseiller compétent — a toutes les chances de traverser un contrôle sans régularisation significative. Ce guide vous explique ce à quoi vous attendre, comment vous préparer et comment défendre vos droits.

Les types de contrôles fiscaux en Espagne

L’AEAT dispose de plusieurs modalités de contrôle, par ordre croissant d’intensité :

Vérification des données (comprobación de datos) : L’AEAT détecte une discordance entre les données déclarées et les informations dont elle dispose (retenues communiquées par des tiers, données cadastrales, informations de tiers). Le contribuable est invité à justifier ou à rectifier sa déclaration. Ce contrôle est généralement résolu par correspondance.

Vérification limitée (comprobación limitada) : L’AEAT examine un ou plusieurs aspects limités de la situation fiscale, sur un ou plusieurs exercices. Elle ne peut pas consulter la comptabilité complète. Les compétences sont déléguées aux délégations territoriales de l’AEAT.

Contrôle d’inspection (inspección tributaria) : Le contrôle le plus complet. L’Inspecteur de finances a accès à l’ensemble de la documentation comptable et fiscale. Il peut examiner plusieurs exercices et plusieurs impôts simultanément. Ce contrôle est mené par les Unités d’inspection de l’AEAT.

Contrôle de gestion (gestión tributaria) : Procédure intermédiaire utilisée pour la vérification des déclarations de revenus et d’IS de faible complexité.

Ce que l’AEAT peut et ne peut pas faire

Ce que l’AEAT peut faire : Demander des copies des livres comptables, des factures, des contrats, des extraits bancaires et de tout document justificatif des opérations déclarées ; effectuer des inspections sur place dans les locaux de l’entreprise (avec préavis sauf cas exceptionnels) ; interroger les responsables de l’entreprise ; et demander des informations à des tiers (clients, fournisseurs, banques).

Ce que l’AEAT ne peut pas faire : Contrôler des exercices prescrits (en général au-delà de 4 ans à compter de la fin de la période de dépôt volontaire) ; prolonger le contrôle au-delà des délais légaux sans justification ; contrevenir au droit d’être représenté par un professionnel ; ou accéder à la documentation relevant du secret professionnel de l’avocat.

La documentation à préparer

Selon le type de contrôle et les impôts concernés, vous devrez généralement mettre à disposition :

  • Grand livre comptable et journaux des exercices contrôlés
  • Livres de TVA (registre des factures émises et reçues)
  • Factures de ventes et d’achats significatives
  • Contrats avec les clients et fournisseurs principaux
  • Extraits bancaires de tous les comptes de l’entreprise
  • Justificatifs des charges déduites (frais de représentation, déplacements, formation)
  • Documentation des opérations avec des parties liées (prix de transfert)
  • Justificatifs des déductions appliquées (R&D, investissements, etc.)

Comment répondre aux demandes d’information

Répondez dans les délais. Les délais fixés par l’AEAT doivent être respectés. Si vous avez besoin d’un délai supplémentaire, demandez une prorogation avant l’expiration — l’AEAT les accorde généralement pour des motifs justifiés.

Ne fournissez que ce qui est demandé. Ne joignez pas de documentation non sollicitée qui pourrait soulever de nouvelles questions. Répondez précisément à ce qui est demandé.

Formulez des réponses écrites. Toutes les réponses doivent être formalisées par écrit avec accusé de réception (dépôt au registre de l’AEAT ou par voie électronique). Ne communiquez jamais oralement sur des points qui pourraient avoir des conséquences fiscales.

Faites-vous représenter par un professionnel. Vous avez le droit d’être représenté et conseillé pendant toute la durée du contrôle. Votre conseiller fiscal ou avocat fiscaliste peut assister à toutes les réunions avec l’inspecteur.

Les droits du contribuable

  • Droit à être informé de la nature et de l’étendue du contrôle dès son ouverture
  • Droit à être représenté par un conseiller fiscal ou un avocat
  • Droit à consulter l’intégralité du dossier administratif
  • Droit à formuler des allégations avant que l’acte de régularisation soit signé
  • Droit à un délai pour payer ou à un fractionnement en cas de régularisation
  • Droit de recours devant les tribunaux économico-administratifs (TEAR, TEAC) et devant les juridictions administratives

Après le contrôle : actes et recours

Si l’inspecteur conclut à une régularisation, il établit un acte de conformité (si vous acceptez les conclusions) ou un acte de désaccord (si vous les contestez). L’acte de conformité réduit généralement les sanctions de 30 %. L’acte de désaccord ouvre la voie aux recours.

Le recours devant le tribunal économico-administratif régional (TEAR) est gratuit et suspend en principe l’exécution de la régularisation pendant son instruction. Il est recommandé d’interjeter ce recours lorsque l’enjeu est significatif ou que la position de l’AEAT est discutable en droit.


BMC dispose d’une équipe spécialisée en défense fiscale devant l’AEAT et devant les tribunaux économico-administratifs. Contactez-nous pour une première analyse de votre situation.

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