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Juridique Rapport

Rapport juridique annuel 2023 : Loi sur les lanceurs d'alerte, Loi sur le logement et maturation de la conformité d'entreprise

Cadre juridique espagnol 2023 : Loi 2/2023 sur la protection des lanceurs d'alerte, Loi sur le logement, consolidation de la conformité, évolution de la protection des données et tendances du contentieux d'entreprise.

4 min de lecture

Résumé exécutif

L'année 2023 a été marquée dans le domaine juridique par l'approbation de réglementations à fort impact pour les entreprises : la **Loi 2/2023 sur la protection des lanceurs d'alerte** a obligé des milliers d'entreprises à mettre en place des canaux de signalement internes ; la **Loi sur le logement 12/2023** a transformé le cadre de la location urbaine ; et la consolidation de la conformité d'entreprise en tant que discipline stratégique a continué de s'accélérer. Chez BMC, le département juridique a enregistré une demande record en matière de conformité, de protection des données et de conseil en droit du travail.

La mise en place de canaux de signalement a constitué la mission juridique la plus demandée de l’année, BMC ayant mené à bien plus de 60 projets de conception et d’implémentation de systèmes d’information internes pour des clients de différents secteurs et tailles.

Faits marquants

La Loi sur les lanceurs d’alerte (Loi 2/2023) est entrée en vigueur en juin 2023, avec une période d’adaptation de trois mois pour les entreprises de 50 à 249 salariés. Cette législation, qui transposait la Directive européenne 2019/1937, a établi un cadre complet de protection des lanceurs d’alerte : confidentialité, interdiction des représailles, délais de réponse et régime de sanctions. Les entreprises ont dû non seulement mettre en place le canal technique — logiciel ou plateforme de gestion — mais également approuver une politique interne d’utilisation, désigner un responsable du système et former les employés à son existence et à son fonctionnement.

La protection des données est restée un domaine de forte activité. L’AEPD a imposé des amendes cumulées de 7,8 millions d’euros, avec des procédures touchant des entreprises de pratiquement tous les secteurs. L’interaction entre la Loi sur les lanceurs d’alerte et le RGPD a soulevé des questions d’interprétation pertinentes : la gestion des canaux implique le traitement de données personnelles tant des informateurs que des personnes signalées, avec des obligations spécifiques en matière d’information, de minimisation des données et de durées de conservation.

L’environnement du travail est resté dynamique. La consolidation de la réforme 2021-2022 a révélé certaines zones grises interprétatives qui ont fait l’objet de décisions judiciaires et de critères administratifs de l’Inspection du travail. Le temps de travail et l’enregistrement de la journée de travail ont continué d’être les principaux axes de l’activité d’inspection.

Analyse par domaine de pratique

Droit des sociétés et fusions-acquisitions : L’activité transactionnelle a continué de générer une demande de services de due diligence juridique, avec une attention particulière portée aux aspects de conformité — y compris l’analyse des systèmes d’alerte existants dans les sociétés cibles —, aux risques sociaux et aux passifs environnementaux. L’analyse ESG dans les opérations de corporate est devenue une pratique standard.

Restructurations : La fin des moratoires post-COVID sur l’insolvabilité a matérialisé la vague de restructurations qui avait été anticipée. Les nouveaux mécanismes de la Loi consolidée sur l’insolvabilité — en particulier les plans de restructuration pré-insolvabilité — ont été utilisés par des entreprises fortement endettées pour renégocier leur dette financière avec leurs créanciers.

Droit immobilier : La Loi sur le logement a généré une demande intense de conseil sur son impact sur les portefeuilles d’actifs immobiliers, la gestion des baux existants et la structuration de nouveaux investissements immobiliers. L’identification des zones tendues par communauté autonome et l’évaluation du statut de grand détenteur dans chaque cas ont constitué des tâches techniques fréquentes.

Évolutions réglementaires

L’intelligence artificielle a commencé à soulever des questions juridiques émergentes à mesure que le processus législatif de l’AI Act progressait (formellement approuvé en 2024). Les entreprises utilisant l’IA dans les processus de ressources humaines, le credit scoring ou la prise de décision automatisée ont dû commencer à évaluer les risques réglementaires potentiels.

L’activité en matière de services juridiques de protection des données s’est intensifiée face à la complexité croissante de l’écosystème réglementaire de la vie privée.

Perspectives

L’année 2024 devait apporter la consolidation des systèmes de canaux de signalement, le début des premières inspections spécifiques au titre de la Loi sur les lanceurs d’alerte et l’entrée en vigueur de l’AI Act européen. Les entreprises devaient également se préparer à la semaine de travail de 37,5 heures que le gouvernement avait annoncé vouloir négocier en 2024. L’environnement juridique continuait d’être très exigeant, avec un agenda réglementaire ne montrant aucun signe de ralentissement.

Notre équipe de conformité et de droit des affaires a continué d’accompagner ses clients dans la gestion proactive de leurs obligations juridiques, transformant la complexité réglementaire en avantage concurrentiel.

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