Restructuration fiscale d'un groupe industriel international : de 31 % à 22 % de taux effectif
Nous avons repensé la politique de prix de transfert et mis en place une structure holding ETVE pour un groupe industriel disposant de filiales dans 5 pays de l'UE, réduisant le taux effectif d'imposition de 31 % à 22 %.
Le défi
Un groupe industriel espagnol disposant de filiales dans 5 pays de l'UE payait un taux effectif d'imposition de 31 % en raison d'une documentation insuffisante des prix de transfert et d'une attribution des bénéfices sous-optimale, tout en restant pleinement conforme aux directives européennes anti-évasion.
Notre approche
Le défi
Un groupe industriel espagnol disposant de revenus consolidés de 85 millions d’euros et de filiales de production et de distribution en Allemagne, France, Italie, Pologne et Portugal supportait un taux effectif d’imposition de 31 % — bien au-dessus de la moyenne sectorielle et du taux nominal espagnol. Une analyse préliminaire commandée à BMC a identifié trois sources principales d’inefficacité : l’absence de documentation formelle de prix de transfert conduisant à une sur-attribution de coûts dans la société mère espagnole, un modèle de financement interentreprises générant une double imposition sur les intérêts, et une structure sociétaire n’utilisant aucun des régimes fiscaux favorables disponibles en Espagne pour les holdings internationaux.
Le mandat était complexe : toute restructuration devait être pleinement compatible avec la Directive européenne ATAD (I et II) et les normes BEPS de l’OCDE, en évitant les structures susceptibles d’être qualifiées d’abusives dans le cadre des inspections coordonnées croissantes entre administrations fiscales européennes. Les exigences de substance dans chaque juridiction devaient également être respectées — pas de structures purement documentaires.
Notre approche
Le projet a été structuré en quatre phases sur 18 mois. La première phase a traité la documentation et la défense des prix de transfert : nous avons préparé un fichier principal et des fichiers locaux pour chaque juridiction, en redéfinissant les prix de transfert entre la société mère espagnole et ses filiales sur la base d’une analyse fonctionnelle et de comparabilité. La Méthode de la Marge Nette sur les Transactions (MMNT) a été identifiée comme l’approche la plus robuste pour les transactions de fabrication et de distribution du groupe.
La deuxième phase a mis en œuvre la structure holding ETVE. Une société holding espagnole a été constituée sous le régime ETVE et interposée entre la société mère opérationnelle et les filiales européennes. Cela permettait que les dividendes reçus de filiales résidentes dans l’UE soient exonérés à 100 % de l’impôt sur les sociétés espagnol, et que les plus-values sur cession de participations qualifiantes bénéficient du régime d’exonération totale de participation.
La troisième phase a restructuré le financement interentreprises : nous avons remplacé des arrangements de prêts supra-marchés par une gestion centralisée de trésorerie (cash pooling) à un taux d’intérêt de pleine concurrence documenté, éliminant la double imposition des intérêts entre juridictions et réduisant le coût global du capital interne du groupe.
La quatrième phase a préparé le Rapport pays par pays (CbCR) et aligné toute la documentation avec les normes de transparence requises par les administrations fiscales des cinq pays dans lesquels le groupe opère.
Résultats
À la fin du deuxième exercice fiscal sous la nouvelle structure, le taux effectif d’imposition consolidé du groupe est passé de 31 % à 22 %, générant des économies fiscales annuelles de 2,4 millions d’euros. La documentation des prix de transfert a été examinée par l’Agence fiscale espagnole (AEAT) dans le cadre d’une procédure de vérification limitée, qui s’est conclue sans ajustements ni redressements.
Le groupe opère désormais avec une structure entièrement documentée, capable de répondre à tout contrôle transfrontalier coordonné, et avec un plan annuel de maintenance CbCR intégré dans le processus de clôture. La période de retour sur investissement de 18 mois sur le coût de la restructuration signifie que le projet a délivré une valeur soutenue bien au-delà de sa portée initiale.
Résultats
Taux effectif d'imposition réduit de 31 % à 22 %, économies fiscales annuelles de 2,4 M€, conformité CbCR totale, structure vérifiée par l'administration fiscale espagnole sans ajustements.
Témoignage client
Nous surpayions depuis des années sans le réaliser. BMC nous a économisé 2,4 M€ par an et l'a fait avec une structure totalement robuste et défendable sous n'importe quel contrôle fiscal.
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