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Fiscal Rapport

Rapport fiscal annuel 2020 : reports d'impôts COVID, garanties ICO et émergence du débat sur l'impôt sur la fortune

Panorama fiscal 2020 : reports de paiement AEAT, moratoires COVID, lignes de garantie ICO, débat sur l'impôt sur la fortune et premiers pas de l'Espagne vers la consolidation budgétaire post-pandémie.

4 min de lecture

Synthèse

L'exercice fiscal 2020 a été entièrement dominé par la gestion fiscale de la crise pandémique. Les **recettes fiscales totales** ont reculé de **2,4 %** pour s'établir à **193,2 milliards d'euros**, une contraction modérée au regard de l'ampleur de l'effondrement du PIB, grâce au maintien de l'imposition des revenus du travail par le mécanisme des ERTE. Le **déficit public** s'est creusé jusqu'à **-11 % du PIB**, un niveau inédit depuis la crise financière de 2009-2012.

Chez BMC, le département fiscal a vécu une année de gestion de crise : reports d’impôts, moratoires de paiement, adaptation des obligations déclaratives et conseil sur les implications fiscales des aides et subventions liées à la COVID.

Points clés

Les reports de paiement d’impôts ont constitué la mesure fiscale la plus largement utilisée par les entreprises et les travailleurs indépendants. L’AEAT a accordé plus de 1,2 million de reports dans le cadre des conditions spéciales COVID, avec des taux d’intérêt réduits ou nuls pour les dettes de moindre importance. La gestion du calendrier des reports, le suivi des échéances d’échelonnement et la planification des flux de trésorerie autour des remboursements différés ont constitué l’une des missions centrales du conseil fiscal de l’année.

Les lignes de garantie ICO, avec plus de 120 milliards d’euros mobilisés, ont fait de l’ICO l’instrument de politique économique le plus déterminant de la crise. Le traitement fiscal des commissions de garantie, la déductibilité des intérêts et les implications pour le calcul de la base imposable de l’impôt sur les sociétés ont nécessité une analyse minutieuse dans chaque cas.

La suspension des délais administratifs durant le premier état d’urgence a engendré une incertitude quant aux délais de prescription, aux recours et aux calendriers de contrôle fiscal. L’AEAT a progressivement clarifié le décompte des délais, bien que les contentieux sur ces questions se soient prolongés au cours des années suivantes.

Analyse par catégorie d’impôt

TVA : Les recettes de TVA ont connu une baisse significative, conséquence directe de l’effondrement de la consommation et de l’activité économique. L’exonération temporaire de TVA sur les masques et les équipements de protection individuelle a été l’une des mesures les plus médiatisées.

Impôt sur les sociétés : Les pertes générées en 2020 ont créé des bases imposables négatives substantielles pour de nombreuses entreprises. La planification du report de ces pertes sur les bénéfices futurs — soumise à la limitation de 70 % de la base imposable positive — est devenue un élément central de la planification fiscale à moyen terme.

IRPF : La multiplication des payeurs (employeurs et SEPE au titre des prestations ERTE) a engendré des obligations déclaratives pour des salariés historiquement en dessous du seuil. La campagne de déclaration de revenus 2020 a été la plus complexe en termes de gestion des incidents depuis de nombreuses années.

Impôt sur la fortune : Le débat sur l’extension de l’impôt sur la fortune et la création d’un nouveau prélèvement sur les grandes fortunes a commencé à prendre forme dans l’agenda politique. L’abattement de 100 % appliqué par certaines communautés autonomes (notamment Madrid) a alimenté un débat sur l’harmonisation fiscale interrégionale.

Évolutions réglementaires

Le décret royal 1/2021 du 12 janvier (techniquement en 2021, mais couvrant l’exercice 2020) a introduit des modifications de l’impôt sur les sociétés. La législation COVID s’est développée de manière fragmentée tout au long de l’année, avec plus de trente décrets-lois royaux modifiant divers aspects fiscaux.

Les services de planification fiscale en 2020 ont exigé une mise à jour constante face au flux continu de modifications réglementaires, un défi sans précédent pour les équipes de conseil fiscal.

Perspectives

L’horizon budgétaire pour 2021 comprenait la normalisation des obligations déclaratives, l’arrivée à échéance des reports COVID et le débat sur le renforcement de l’imposition des hauts revenus et des grandes fortunes.

Notre équipe de conformité et de planification fiscale a accompagné ses clients tout au long de l’une des années fiscalement les plus complexes de l’histoire récente, en garantissant la conformité dans un environnement de changements réglementaires continus.

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