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Quotas ZEC Canaries 2026 par île : délais et disponibilité

Sujet: quotas ZEC Canaries 2026

Quotas ZEC Canaries 2026 par île : Grande Canarie, Ténériffe, Lanzarote, Fuerteventura et cinq petites îles. Délais réels et stratégie d'inscription.

6 min de lecture

La Zone Économique Spéciale des Canaries (ZEC) est le régime fiscal à taux réduit le plus attractif d'Europe continentale pour les entreprises opérant en Espagne — un taux d'Impôt sur les Sociétés de 4 % contre 25 % dans le régime général. Mais le temps presse : les inscriptions ferment définitivement le 31 décembre 2026 et les délais de traitement réels font que le vrai délai opérationnel est bien antérieur, selon l'île choisie. Ce guide détaille la disponibilité et les exigences par île pour maximiser les chances d'inscription.

La ZEC en 2026 : pourquoi le calendrier est décisif

La ZEC a été habilitée par la Commission européenne jusqu’au 31 décembre 2026. Au-delà de cette date, l’avantage fiscal prend fin pour les nouvelles inscriptions (les entités déjà inscrites continuent à en bénéficier selon les conditions en vigueur au moment de leur inscription). Cette date butoir crée une dynamique de concentration des demandes qui affecte différemment chaque île.

L’avantage fiscal clé : taux d’Impôt sur les Sociétés de 4 % sur les bénéfices générés par des activités éligibles, contre 25 % dans le régime général. Pour une entreprise générant 2 millions d’euros de bénéfice net, cela représente une économie annuelle de 420 000 euros.

Activités éligibles : services aux entreprises, technologie, industrie, logistique, agriculture et pêche, et d’autres secteurs figurant dans la liste approuvée par le Consortium ZEC. Les activités purement commerciales sans création de valeur ajoutée aux Canaries sont exclues.

Conditions d’accès selon l’île

ÎleEmploi minimumInvestissement minimumZone ZEC
Grande Canarie5 salariés100 000 €Las Palmas de Gran Canaria
Ténériffe5 salariés100 000 €Santa Cruz de Tenerife
Lanzarote3 salariés50 000 €Arrecife
Fuerteventura3 salariés50 000 €Puerto del Rosario
La Palma3 salariés50 000 €Santa Cruz de La Palma
La Gomera3 salariés50 000 €San Sebastián de La Gomera
El Hierro3 salariés50 000 €Valverde

Les salariés doivent être embauchés en contrat indéterminé ou en CDI, résider aux Canaries et exercer leurs fonctions dans la zone ZEC. L’investissement doit être réalisé en actifs productifs (matériels, équipements, systèmes informatiques, améliorations) dans un délai de deux ans à compter de l’inscription.

Processus d’inscription étape par étape

Phase 1 : Mémoire devant le Consortium ZEC (4 à 8 semaines)

La première étape est la présentation d’une mémoire d’activité devant le Consortium de la Zone Spéciale des Canaries, qui évalue si l’activité proposée est éligible et si le projet remplit les conditions. La mémoire doit inclure :

  • Description détaillée de l’activité et de sa contribution économique aux Canaries.
  • Plan d’embauche détaillant les profils, la localisation et les délais.
  • Plan d’investissement avec description des actifs et calendrier.
  • Justification de la présence réelle aux Canaries (établissement stable, siège d’activité).

Note : le Consortium ZEC évalue la substance économique réelle du projet. Les structures purement formelles sans activité réelle aux Canaries sont systématiquement rejetées.

Phase 2 : Constitution de l’entité canarienne (2 à 6 semaines)

L’entreprise qui adhère à la ZEC doit être une entité nouvellement constituée ou un établissement stable nouvellement ouvert aux Canaries. Il n’est pas possible d’inscrire à la ZEC une société espagnole existante qui transfère son siège social aux Canaries — sauf dans des cas spécifiques d’établissement stable.

Phase 3 : Demande d’inscription auprès de l’AEAT-Canaries (jusqu’à 3 mois)

Une fois le Consortium ZEC ayant accordé l’autorisation et l’entité constituée, la demande formelle est présentée auprès de l’Administration Fiscale des Canaries (AEAT-Canaries). L’AEAT dispose de trois mois pour résoudre.

Calendrier recommandé pour s’inscrire avant décembre 2026

ÎleDélai de démarrage recommandéDate critique de demande AEAT
Grande CanarieAvant le 30 avril 202630 septembre 2026
TénériffeAvant le 30 avril 202630 septembre 2026
Petites îlesAvant le 30 juin 202631 octobre 2026

Ces dates supposent que toutes les phases se déroulent dans les délais normaux. Des imprévus dans la constitution de la société ou des demandes d’information complémentaires de la part du Consortium peuvent retarder le processus.

Grande Canarie vs Ténériffe : laquelle choisir ?

Les deux îles capitales offrent les mêmes avantages fiscaux et des infrastructures équivalentes. Les différences sont principalement pratiques :

Grande Canarie (Las Palmas) : plus grande densité de services professionnels (cabinets d’avocats, conseillers fiscaux, experts comptables avec expérience ZEC), présence d’un hub logistique et financier historique, accès au Port de Las Palmas (troisième port européen en traffic de transbordement).

Ténériffe (Santa Cruz) : siège du Consortium ZEC, donc accès direct aux interlocuteurs de l’administration, présence d’un tissu technologique en croissance (Silicon Lagoon), hub touristique avec forte présence d’entreprises hôtelières et de services aux entreprises internationaux.

La ZEC pour les sociétés françaises

Pour les groupes ou entrepreneurs français souhaitant créer une filiale en Espagne avec une charge fiscale très réduite, la ZEC présente des caractéristiques particulièrement attractives :

  • Convention fiscale Franco-Espagnole de 1995 : les dividendes versés par une entité ZEC à sa société mère française bénéficient d’une retenue à la source espagnole réduite à 5 % (si la participation est supérieure à 10 %) ou 15 % dans les autres cas, conformément à l’article 10 de la Convention.
  • Régime mère-fille européen : si la participation est supérieure à 5 %, les dividendes peuvent être exonérés en France conformément à la Directive mères-filiales (2011/96/UE), sous réserve que l’entité ZEC dispose d’une substance économique réelle aux Canaries.
  • Prix de transfert : les transactions entre l’entité ZEC et des sociétés liées françaises doivent respecter le principe de pleine concurrence et être documentées selon les règles de l’OCDE — le faible taux ZEC attire l’attention des administrations fiscales sur les politiques de prix de transfert.

La fenêtre pour s’inscrire à la ZEC se ferme le 31 décembre 2026 et les délais de traitement réels signifient que le vrai délai opérationnel est bien antérieur. Chez BMC, nous accompagnons les entreprises dans l’intégralité de la démarche ZEC, de l’analyse d’éligibilité jusqu’à la résolution de l’AEAT-Canaries. Contactez-nous pour une évaluation initiale.

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